Ligne bleue (Liban)

ligne tracée le 7 juin 2000 par l'ONU après le retrait israélien From Wikipedia, the free encyclopedia

La ligne bleue est une ligne de démarcation tracée le [1] par l'Organisation des Nations unies (ONU), après le retrait israélien du Liban le , mettant fin à 18 ans d'occupation. Elle marque la frontière du Liban avec Israël et la Syrie (à travers le plateau du Golan, occupé par Israël).

DélimiteDrapeau du Liban Liban
Drapeau d’Israël Israël
Drapeau de la Syrie Syrie
Création2000
Faits en bref Caractéristiques, Délimite ...
Ligne bleue (Liban)
La ligne bleue marque la frontière libano-israélienne ainsi que la frontière du Liban avec le plateau du Golan (occupé par Israël depuis 1967).
La ligne bleue marque la frontière libano-israélienne ainsi que la frontière du Liban avec le plateau du Golan (occupé par Israël depuis 1967).
Caractéristiques
Délimite Drapeau du Liban Liban
Drapeau d’Israël Israël
Drapeau de la Syrie Syrie
Historique
Création 2000
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Histoire

L'ONU, avec l'aide de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a identifié sur le terrain une ligne permettant de confirmer le retrait israélien du Sud-Liban après plusieurs invasions israéliennes au Liban (notamment en 1978 et en 1982), et 18 ans d'occupation israélienne du Sud-Liban entre 1982 et 2000 (occupation militaire directe, ou indirecte par l'entremise de l'Armée du Liban sud, supplétifs libanais de l'armée israélienne).

Soldats de l'armée libanaise et de la FINUL patrouillant le long de la ligne bleue en .

La ligne bleue suit pour l'essentiel le tracé de la ligne de l'accord Paulet-Newcombe conclu entre les puissances mandataires française et britannique en 1923.

Barils de l'ONU marquant la ligne bleue, photo prise le .

Le marquage au sol est constitué de barils de pétrole rempli de béton, peint en bleu et surmonté d’un cylindre de béton en son centre sur lequel est placé un second baril bleu[1].

L'ONU se défend de définir la frontière entre Israël et le Liban, la ligne bleue n'étant qu'une ligne de retrait[1]. Les négociations entre les Libanais et les Israéliens se poursuivent au sujet de la frontière, avec la médiation de la FINUL. Le Liban conteste 13 points de la ligne de sa frontière avec Israël[1]. En 2007, l’armée israélienne achève la pose d’une « barrière technique » : 18 nouveaux points litigieux, correspondant à 18 villages, s‘ajoutent aux 13 précédents, dont Ghajar-nord[2].

Le , la FINUL alerte sur la construction par l'armée israélienne d'un mur de séparation en territoire libanais, au delà de la ligne bleue. Selon la mission des Casques bleus : « Ce mur en béton rend plus de 4 000 mètres carrés de territoire libanais inaccessibles ». Selon le gouvernement libanais, l'existence de ce mur israélien viole la souveraineté du Liban et la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, puisqu'il empêcherait les habitants d'accéder à leurs terres[3]. Ce mur de séparation se double à partir du 18 avril 2026 d’une nouvelle ligne jaune délimitant une zone tampon au nord d’Israël, où tous les villages libanais musulmans ont été détruits[4].

Notes et références

Voir aussi

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