Ligne rose du métro de Montréal

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La ligne rose est une nouvelle ligne proposée pour le métro de Montréal dont la réalisation à l'heure actuelle (2026) a été mise en attente. La construction de la ligne rose était un « engagement phare[1],[2],[3] » du programme électoral de Valérie Plante, cheffe du parti politique municipal Projet Montréal et mairesse de Montréal de 2017 jusqu'en 2025. En , Projet Montréal estimait qu'une première portion de cette ligne pourra être mise en service en 2025[1],[2]. Des experts en génie civil-transport, affirment que la ligne rose aurait le potentiel de désengorger la ligne orange et la ligne verte, ainsi que de réduire la congestion dans les rues de la ville[4]. Selon la plateforme électorale de Projet Montréal, la ligne rose aurait à terme la capacité de transporter quelque 250 000 personnes par jour[5].

Mise en serviceProjet
ExploitantSTM
Faits en bref Réseau, Terminus ...
Ligne rose
Voir l'illustration.
Carte de la ligne rose.
Voir la carte de la ligne.

Réseau Métro de Montréal
Terminus Montréal-Nord
Lachine
Histoire
Mise en service Projet
Exploitant STM
Exploitation
Points d’arrêt 29
Longueur 29 km
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Fermer

Le , un mois avant les élections municipales, Valérie Plante annonce abandonner le projet de ligne rose et le remplacer par celui de Réseau express métropolitain, qui mise plutôt sur un métro léger[6]. Depuis 2022, le projet du REM prend de l'ampleur et le futur de la ligne rose devient obscur. En 2026, aucun geste concret n'a toujours pas été posé par l'administration municipale quant à sa réalisation.

Histoire

La ligne rose est proposée officiellement pour la première fois en par le conseiller municipal Sylvain Ouellet[7]. Il est cependant possible de retracer des discussions sur des projets très similaires, et ce dès le début des années 2000, sur le forum de transport en commun Metrodemontreal[8]. Les amateurs lui donnent alors les noms de ligne rouge, ligne diagonale et ligne 6[9]. Le projet succède à d'autres projets d'agrandissement du métro de Montréal aujourd'hui abandonnés, notamment celui de la ligne 7 qui prévoit relier l'arrondissement de Montréal-Nord.

Quelques jours après son élection comme mairesse de Montréal, Valérie Plante rencontre le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, pour discuter de la ligne rose. En conférence de presse, elle affirme alors prévoir documenter plus amplement son projet en concertation avec l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Société de transport de Montréal (STM), en vue de demandes de financement aux gouvernements provincial et fédéral[10]. Le mois suivant, la mairesse indique être en train de jeter les bases d'un bureau de projet, composé de membres du personnel de la ville de Montréal et de la STM, qui sera responsable de planifier la construction de la ligne rose[11].

Le , lors de la première rencontre officielle entre la mairesse de Montréal et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau aurait signalé être favorable au projet de la ligne rose[12]. Le , le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, se dit favorable à la logique du projet, afin de désengorger la ligne orange qui devrait être saturée si se concrétise le prolongement de la ligne bleue vers Anjou[13].

À la fin de , l'idée de construire le terminus de la ligne rose sur le site d'une usine d'eau de Lachine est évoquée par la mairesse de l'arrondissement[14]. En , le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) affirme que son gouvernement n'accorderait pas de financement à la ligne rose advenant que son parti obtienne le pouvoir aux élections générales[15]. La mairesse de Montréal annonce, malgré la position de la CAQ, qu'elle continuera de faire avancer le projet de cette ligne[16].

Le , les caquistes remportent les élections et forment un gouvernement majoritaire. Trois semaines plus tard, la mairesse Plante affirme qu'elle n'attendra pas le gouvernement provincial et annonce la création d'un bureau de projet, auquel est accordé un budget d'un million de dollars, pour effectuer les études nécessaires à l'avancement du dossier de la ligne rose[17]. En 2019, la mairesse invite le ministre des Transports à prendre la ligne orange à l’heure de pointe, pour qu'il constate par lui même les problèmes causés par l'achalandage élevé. Le , il répond à l’invitation ; il ressort ensuite du métro en affirmant ne pas percevoir davantage la nécessité de créer une ligne rose, tout en affirmant demeurer ouvert à ce que des études plus approfondies soient effectuées, si les rapports de l'ARTM vont en ce sens[18]. Quelques jours plus tard, le premier ministre du Québec se dit favorable au financement du transport collectif, mais il réitère que la ligne rose n'est pas une priorité de son gouvernement[19].

Le , la Ville de Montréal obtient du gouvernement du Québec le financement de la section de la ligne rose entre le centre-ville et Lachine. Cette section pourrait être desservie par un tramway[20]. Le , le gouvernement du Québec accorde un financement de 20 millions de dollars à l'ARTM pour lancer des études sur la réalisation de la portion ouest de la ligne rose[21].

Projet

La ligne rose aurait été construite en deux phases. La première relierait Montréal-Nord au centre-ville de Montréal. Entièrement souterraine, elle bénéficierait de l'utilisation d'un grand tunnelier permettant de superposer ses deux voies et les quais de ses stations dans un seul tunnel[Note 1],[22],[23]. Par contre, la seconde joindrait le centre-ville et Lachine. Empruntant l'emprise ferroviaire existante du Canadien Pacifique sur la moitié de sa longueur, elle serait économique à mettre en œuvre[24].

Coût

Le coût de construction de la ligne rose est estimé à 6 milliards de dollars canadiens par son promoteur, Projet Montréal[24].

Liste des stations

Il est prévu que la ligne rose comporte 29 stations, énumérées dans le tableau qui suit[25].

Davantage d’informations Station, Arrondissement ...
Station Arrondissement Localisation Niveau
Cégep Marie-Victorin Montréal-Nord secteur boulevards Léger/Langelier sous-sol
Maurice-Duplessis secteur du boulevard Rolland
Place-Bourassa secteur du centre commercial Place Bourassa
Gare-Saint-Léonard-Mtl-N Saint-Léonard secteur de la gare Saint-Léonard-Montréal-Nord
Lavoisier secteur boulevards Viau/Lavoisier
Métropolitaine Saint-Michel secteur rue Jarry/boulevards Pie-IX et Provencher
Boulevard secteur rue Jean-Talon/boulevard Pie-IX
Cégep de Rosemont Rosemont secteur Collège de Rosemont
De Bellechasse secteur boulevards Rosemont/Saint-Michel
Masson secteur rue commerciale Masson
Saint-Joseph secteur d'Iberville/Saint-Joseph
De Lorimier Plateau-Mont-Royal secteur avenue Mont-Royal/avenues Papineau et de Lorimier
Mont-Royal station Mont-Royal, ligne orange
Rachel secteur boulevard Saint-Laurent/rue Rachel
Stade Percival-Molson secteur avenues des Pins et du Parc
Place-des-Arts Ville-Marie station Place des Arts, ligne verte
Complexe-Guy-Favreau secteur du Complexe Guy-Favreau et du Palais des congrès
Ville-Marie Gare centrale de Montréal
René-Lévesque Cité du commerce électronique, boulevard René-Lévesque
Du Fort secteur du Centre canadien d'architecture surface
Greene Westmount secteur avenue Greene
Vendôme Notre-Dame-de-Grâce gare Vendôme
Regent secteur rue Regent
Cavendish secteur boulevard Cavendish
Gare-Montréal-Ouest gare Montréal-Ouest
Saint-Pierre Lachine ancienne Ville Saint-Pierre sous-sol
George-V-CAD secteur rue Victoria/avenue George-V (Proche de la compagnie ferroviaire CAD Railways Industries) surface
Victoria - Parc LaSalle secteur rue Victoria/Parc LaSalle
Lachine secteur rue Victoria/32e avenue
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Matériel roulant

Contrairement aux autres lignes du métro de Montréal, où circule un matériel roulant sur pneumatiques, la ligne rose emploierait un matériel « classique » à roues en acier, moins sensible aux intempéries, car une partie de son tracé serait en surface[2]. Ce matériel pourrait être similaire à celui du réseau express métropolitain dans le but de réaliser des économies d’échelle.

Futur

Dans les années 2020, la pertinente de la réalisation du projet de la ligne rose a été remise en question à plusieurs reprises. Avec la construction et l'ouverture du tronçon sud du REM, la Ville a également lancé le service rapide par bus (SBR) le long du boulevard Pie-IX, qui lui reliera d'ici 2030 les lignes vertes et le futur prolongement de la ligne bleue vers l'est de Montréal, le projet n'a pas été adapté ni mis-à-jour à la situation actuelle.

Notes et références

Voir aussi

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