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Ligue du Midi (mouvement politique)

organisation identitaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

La Ligue du Midi est un groupe régionaliste identitaire français créé en par Richard Roudier. L'organisation est régulièrement mise en cause dans des actes de violences ou d'intimidation.

Faits en bref Fondation, Scission de ...
Ligue du Midi
Logo de la Ligue du Midi, représentant un chevalier.
Maîtres chez nousVoir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Scission de
Cadre
Type
Forme juridique
Objet social
Concourir à la promotion et à la défense des libertés publiques des citoyens, des identités historiques et culturellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Organisation
Fondateur
Richard Roudier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Président
Richard Roudier (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
RNA
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Historique

Rassemblement de la Ligue du Midi à Marseille en , aux côtés de Souveraineté, identité et libertés, du Conseil national de la résistance européenne, du Parti de la France et de Renaud Camus.

Le parti est créé à l'occasion des élections régionales de en Languedoc-Roussillon et est présidé par Richard Roudier. Ce dernier est notamment passé par la Fédération des étudiants nationalistes, Europe-Action Unité radicale et le Bloc identitaire[1].

En , Richard Roudier fait scission du Bloc identitaire et crée le Réseau Identités, qui rassemble différents groupes régionalistes identitaires dont la Ligue du Midi[2].

En , le mouvement, dont le siège social est implanté à Saint-Julien-de-la-Nef dans le département du Gard, revendique 500 membres et a un poids électoral très limité. Il se présente sous l'appellation Bloc identitaire lors des élections cantonales de et obtient 1,98 % des suffrages[3]. Son slogan est « Maîtres chez nous »[3].

D'après le quotidien Libération, le mouvement fonctionne comme « un clan — celui, bien sûr, des Roudier ». Richard Roudier, ses fils Olivier et Martial ont déjà été condamnés à plusieurs reprises[4],[3].

Selon Paul Alliès, ancien doyen de la faculté de droit et science politique de Montpellier, la Ligue du Midi correspond à « une droite extrême échappant aux classifications nationales », qui « ne se connaît pas de limites, ni dans les différentes versions du Front National, ni dans ses épigones, ni dans ses méthodes »[5].

Le , Muriel Ressiguier, députée de La France insoumise et auteure d'un rapport d'enquête parlementaire sur les groupuscules violents d'extrême droite, demande au président de la République la dissolution de la Ligue du Midi[6]. Alors que plusieurs groupes d'extrême droite réputés violents ont été dissous au titre de l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (Bastion social en , Génération identitaire en , L'Alvarium en , Les Zouaves en ), la Ligue du Midi est épargnée par cette vague de dissolution. La députée estime que cette tolérance envers cette organisation s'expliquerait par ses « soutiens dans la bourgeoisie locale ».

En -, le groupuscule s'investit dans le mouvement des Gilets jaunes[7]. Il rejoint la campagne présidentielle d'Éric Zemmour en . Un ancien cadre du mouvement, Jordi Yves Cancelier, devient assistant parlementaire du député Gilbert Collard[1].

Violences

La Ligue du Midi est régulièrement mise en cause dans des actes de violences ou d'intimidation[1].

Plusieurs médias de gauche rapporte notamment que Michel Lajoye serait ou aurait été membre de la Ligue du Midi, cet ancien militaire connu pour avoir placé une bombe dans un café arabe et ayant été condamné à perpétuité en [8].

Martial Roudier a été condamné en pour avoir poignardé un « antifa ». Condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis, il est libéré après plus d'un an de détention[9].

Il est poursuivi pour une agression survenue le contre des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit de Montpellier pour protester contre Parcoursup[1]. Il sera finalement relaxé en appel[10].

Olivier Roudier cumule plus de 10 condamnations pour des faits de violences, notamment à l'encontre de personnes engagées à gauche ou issues de l'immigration[1]. Dans son village de Sumène, il a à plusieurs reprises, armé d'un fusil, menacé des habitants[1]. En , il est incarcéré pour rébellion, port d'arme et incitation à la haine raciale suite à des saluts nazis et des insultes racistes proférés durant la fête votive de Saint-Nazaire-de-Pézan, près de Lunel[11]. Il est également condamné à un mois de prison ferme pour le saccage d'une association d'aide aux migrants[1].

Le , à Nîmes, des militants de la Ligue du Midi attaquent des manifestants mobilisés contre une visite d'Éric Zemmour. Un manifestant est agressé et dépose plainte[1].

Notes et références

Voir aussi

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