Liliana Motta

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Liliana Motta
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Liliana Motta, née le à Buenos Aires (Argentine), est une artiste-botaniste et paysagiste française d'origine argentine.

Liliana Motta, née en 1959 à Buenos Aires (Argentine), est une artiste‑botaniste et paysagiste française, autodidacte. Elle est notamment reconnue pour ses recherches sur les plantes dites « modestes » ou « invasives » et pour la collection nationale de Polygonum agréée par le Conservatoire national des collections végétales spécialisées (CCVS)[1]. Elle se fait connaître en 1998 lors du Festival international des jardins de Chaumont‑sur‑Loire, où elle réalise un jardin intitulé « Une idée »[2]. Parallèlement, elle conçoit dans la Sarthe un parcours botanique de la plante sauvage à la plante cultivée et un conservatoire botanique des plantes alimentaires, projet à la fois pédagogique et paysager, qui lui vaut en 2007 le prix de « l’Initiative citoyenne » de l’Association des journalistes du jardin et de l’horticulture[3]. De 2002 à 2004, Liliana Motta est responsable du « Projet Nature » du domaine du Gasseau, site de 20 hectares classé Natura 2000 et géré par la communauté de communes des Alpes Mancelles, où elle organise ateliers et manifestations autour des nouvelles relations entre nature, art et techniques. Elle encadre par ailleurs l’atelier de jardinage de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles entre 2002 et 2007. Au début des années 2000, elle engage une collaboration régulière avec l’architecte Patrick Bouchain. Dans ce cadre, elle conçoit plusieurs installations paysagères associant jardinage expérimental et réflexion sur les usages : jardin de « Plantes modestes » au Musée international des arts modestes de Sète (2000), interventions pour l’Académie des arts du cirque en Seine‑Saint‑Denis (2001), aménagements pour France Télécom à Paris (2001), bassin de phytoremédiation pour la piscine municipale de Bègles (2004), toiture‑terrasse végétalisée de la Condition Publique à Roubaix (2004), dispositifs filtrants en Poitou‑Charentes et « Pavillon des plantes » au Channel à Calais. En 2006, elle participe avec Patrick Bouchain à la représentation de la France à la Biennale d’architecture de Venise[4].

Œuvre et recherche

Son travail s’oriente vers les questions de récupération et de traitement de l’eau, de phytoremédiation de sites pollués et de nature en milieu urbain. En 2009, elle initie une recherche‑action intitulée « Laboratoire du dehors », qui bénéficie du soutien du ministère de l’Écologie. Ce dispositif vise à porter un regard transversal – esthétique, culturel et scientifique – sur le patrimoine végétal, sauvage et cultivé, et sur les relations qu’il entretient avec les sociétés contemporaines[5]. Le Laboratoire du dehors fonctionne comme un groupe d’action et de réflexion interdisciplinaire, en lien avec chercheurs, acteurs publics et usagers, et participe notamment au plan d’action pour « restaurer et valoriser la nature en ville » lancé en 2009 par le ministère[6].

À partir de 2013, elle répond à des commandes en son nom propre. Elle réalise le « Jardin d'un monde pluriel » au Palais de la Porte Dorée, qui entoure la Cité nationale de l'histoire de l'immigration à Paris, en mettant en scène des plantes originaires de différents continents[7].

En 2014, elle remporte le concours du « 1% artistique » pour une œuvre au collège Cesaria Evora de Montreuil[8]. Entre 2015 et 2017, elle mène plusieurs résidences artistiques et paysagères, notamment à Bataville, au Deux‑Caps Art Festival à Escalles, au domaine départemental de Chamarande et au Centre international d’art et du paysage de Vassivière[9]. En 2016, elle collabore avec l’architecte Julien Beller pour le Centre humanitaire Paris‑Nord et participe au Collectif Bastille sur des projets de co‑conception liés à l’aménagement de places parisiennes. Entre 2017 et 2018, elle conduit des études et aménagements paysagers pour la reconversion de l’ancien site de la Société métallurgique normande, notamment autour de la Grande Halle de Colombelles. À partir de 2018, elle rejoint le programme « La preuve par 7 », coordonné par Patrick Bouchain avec le soutien du ministère de la Culture, du ministère de la Cohésion des territoires et de la Fondation de France. Parallèlement à ces projets de terrain, Liliana Motta développe une activité éditoriale et de recherche, centrée sur les relations entre art, botanique, paysage et écologie politique. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et catalogues, dont « Éloge du dehors » et « Petite flore urbaine », ainsi que de nombreux articles consacrés au jardinage écologique, aux plantes invasives et aux paysages délaissés[10],[11]. Elle intervient régulièrement dans des colloques, journées d’étude et tables rondes en France et à l’étranger, autour de la nature en ville, de la biodiversité ordinaire et du rôle des pratiques artistiques dans la transformation des milieux urbains.

Principales œuvres dans l’espace public

Parmi ses réalisations dans l’espace public et semi‑public figurent notamment :

  • « Collection de Polygonums », Saint‑Paul‑le‑Gaultier, Sarthe, 1999.
  • « Les Plantes modestes », jardin dans le Musée international des arts modestes, Sète, 2000.
  • « Toitures‑terrasses de la Condition Publique », Roubaix, 2004.
  • « Jardin du Palais de la Porte Dorée », Paris, 2012.
  • « La maison des plantes », collège Cesaria Evora, Montreuil, 2014 (1% artistique)[12].
  • « Collection de ronces et de plantes grimpantes », FRAC Lorraine, Metz, 2015.
  • « Dehors », théâtre de verdure, Centre international d’art et du paysage, île de Vassivière, 2017.
  • « Jardin des altérités », Muséum national d’histoire naturelle, Paris, 2018‑2023.
  • « Parc des Métallos », Colombelles, 2022[13].
  • « Le lieu décisif », commune de Chamaloc, Drôme, 2023[14].

Publications

Notes et références

Liens externes

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