Elle est l'auteur de récits (In tiefster russischer Provinz, Der Mord auf dem Dorfe, Frau Agathens Sommerhaus), d'un roman (Die Stufe) de poèmes et d'une biographie de Julie Bondeli.
Après une formation d'institutrice, Lilli Haller devient préceptrice en Russie. Elle interrompt son séjour pour étudier la langue et la littérature allemandes à l'Université de Berne[1]. Elle y obtient un doctorat en 1906[1], avec une thèse sur la technique narrative de Jeremias Gotthelf dirigée par Oskar Walzel[3]. Elle est l'une des premières femmes à obtenir un doctorat dans cette université[4].
Après avoir dû quitter son poste à l'école de commerce pour des problèmes de cœur[3],[5], elle vit à de sa plume à partir de 1920 à Zollikon, dans le canton de Zurich[1].
Œuvre
Son œuvre comprend des récits (In tiefster russischer Provinz, 1913; Der Mord auf dem Dorfe, 1918; Frau Agathens Sommerhaus, 1930), un roman (Die Stufe, 1923), des poèmes (1935) et une biographie de la salonnièreJulie Bondeli (1924), dont elle édite les lettres adressées au médecin et philosopheJohann Georg Zimmermann et au théologienLéonard Usteri après les avoir traduites en allemand (1930)[1].
Son roman, «histoire d'un esprit vaillant, trempé dans de grands chagrins, qui s'élève de ses forces individuelles», est inspiré de sa vie. Il raconte le parcours d'une institutrice un peu déprimée en Russie, qui décide de revenir vivre en Suisse auprès de ses deux sœurs pour s'accomplir après avoir lu le Laocoon(de) de Lessing. «L'auteur décrit une vérité un peu angoissante, l'inconnu réciproque que présentent si souvent des êtres vivant continuellement ensemble.» Elle découvre que sa jeune sœur s'est laissé séduire par celui auquel elle était elle-même quasiment promise et parvient finalement à surmonter chagrin et rancœur et à recouvrer la joie de vivre grâce au contact de la nature et à une femme qui n'est que bonté (d'où le titre du roman: Die Stufe, soit le degré, la marche, en l'occurrence au sens d'une ascension)[6].