Lina Morgenstern
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Lina Morgenstern (née Bauer le à Breslau - morte le à Berlin) est une femme de lettres et une militante pacifiste et féministe juive-allemande.
Elle est la seconde fille du marchand Alfred Bauer et grandit dans une famille de quatre enfants où elle développe très tôt un engagement social. A 18 ans, elle fonde une association de soutien pour les écoliers pauvres (Breslauer Pfennigverein zur Unterstützung armer Schulkinder)[1].
Mariée au marchand Theodor Morgenstern qui rencontre des difficultés financières, elle se met à écrire des livres pour enfants, des contes et des traductions de chants polonais[2].
Lina Morgenstern s'engage rapidement pour l'éducation des enfants puis dans la cause féministe. Elle fonde le premier Kindergarten (Ecole maternelle) de Berlin et écrit un manuel d'éducation[1]. Elle est aussi à l'origine d'initiatives sociales, notamment la soupe populaire (d'où son surnom de Suppenlina). Les soupes populaires font l'objet de critiques, surtout de la part de la gastronomie qui les accuse de concurrence déloyale[1].
Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, elle est à la tête du Comité pour le ravitaillement des troupes, des blessés et des prisonniers et organise des cuisines dans les gares de Berlin lors des transports des troupes[2].
En 1873, elle fonde et dirige l'association des Hausfrauen (femmes au foyer) laquelle édite une revue (Deutsche Hausfrauen-Zeitung) qui paraît de 1874 jusqu'en 1907[1].
En 1896, elle organise le Internationaler Kongress für Frauenwerke und Frauenbestrebungen à l'hôtel de ville de Berlin. Elle entre au comité directeur de la Deutsche Friedensgesellschaft en 1897.