Linda Kebbab
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| Secrétaire nationale UN1TÉ
Secrétaire fédérale UN1TÉ.MI FO Major de Police nationale |
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Linda Kebbab est une syndicaliste policière française, née en à Vaulx-en-Velin (Rhône). Elle est secrétaire nationale[1] du syndicat UN1TÉ et vice-présidente du cercle de réflexion Initiative Sécurité Intérieure[2], cofondé en 2021.
Linda Kebbab naît dans la banlieue de Lyon de deux parents immigrés algériens. Son père est éboueur et sa mère femme au foyer.
Parlant couramment l'arabe dialectal algérien, elle poursuit des études de langues en anglais, arabe littéraire et russe[3], mais renonce à devenir reporter après le décès de ses parents alors qu'elle est adolescente[4]. Plus tard, elle dirige alors une société d'import-export dans le textile, mais veut se sentir d'« utilité publique »[5].
Parent isolé[6], elle s'engage dans la police en 2007[7] après avoir intégré l'École nationale de police de Fos-sur-Mer[8]. Elle est d'abord affectée à une brigade de police-secours à Créteil. Elle adhère au syndicat UN1TÉ, dont elle devient déléguée nationale en 2018, juste avant la crise des Gilets jaunes[5].
Habituée des plateaux de télévision, Linda Kebbab y défend régulièrement les forces de l'ordre[9]. En 2020, Valeurs actuelles la qualifie de « figure incontournable de l'univers médiatique »[7], même si elle estime que « les policiers qui s’expriment subissent des pressions »[10].
Elle soutient la proposition de loi relative à la sécurité globale et notamment son article 24, controversé[11].
Elle auditrice de la 33 -ème session nationale « sécurité et justice » de l’Institut des hautes études du ministère de l’intérieur[12]
En 2020, elle publie son autobiographie, dans laquelle elle aborde notamment le mouvement des Gilets jaunes, qui a fait plus de 27 000 blessés dont 1 944 dans les rangs de la police[13],[14].
Initiative Sécurité Intérieure (ISI)
Le , elle cofonde le think tank Initiative Sécurité Intérieure[15]. L’ancien patron du RAID, Jean Michel Fauvergue, en est membre. L’association qui se veut un collectif né du terrain, espace indépendant pour proposer des réponses concrètes de sécurité et de justice. Le Think tank a publié un rapport sur les ultras courtes peines[16], idée reprise dans le cadre de la loi SURE de 2026, et soutient la création de ce dispositif empêcher l’ancrage délictuel[17].
Prix
En 2021, Linda Kebbab est lauréate de la catégorie Coup de cœur du prix de la Femme d'influence de Patricia Chapelotte[18].
Son livre Gardienne de la paix et de la révolte, éditions Stock, a reçu le prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail[19].
Affaires judiciaires
À la suite de ses interventions médiatiques, Linda Kebbab est régulièrement menacée et prise à partie sur les réseaux sociaux.
En 2018, l'un de ses cyberharceleurs est condamné à 4 mois de prison ferme et 1 000 € de dommages-intérêts[20].
En , le journaliste Taha Bouhafs la qualifie d'« arabe de service » sur Twitter. Il est condamné le pour le délit d'injure publique à raison de l'origine à une amende de 1 500 €, outre des dommages-intérêts[21],[22]. Il interjette appel[23]. Le , il est à nouveau condamné en appel pour injure raciste ; il annonce se pourvoir en cassation[24]. En , la Cour de cassation confirme la condamnation de Taha Bouhafs pour injures raciales[25].