Lionel de Tastes
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| Lionel de Tastes | |
Lionel de Tastes en 1933. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (7 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 29 avril 1928 |
| Réélection | 8 mai 1932 |
| Circonscription | Seine |
| Législature | XIVe et XVe (Troisième République) |
| Groupe politique | RDG (1928-1932) CR (1932-1936) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Jules Fourrier |
| Conseiller général de la Seine | |
| – (10 ans) |
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| Circonscription | Necker |
| Prédécesseur | Tony Michaud |
| Successeur | Lionel Nastorg |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Orléans |
| Date de décès | (à 69 ans) |
| Lieu de décès | Beaulieu-sur-Mer |
| Nationalité | Française |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Quartier de Javel |
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Lionel, marquis de Tastes, né le à Orléans (Loiret) et mort le à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes), est un homme politique français.
Marcel Marie Lionel de Tastes est le fils de Marie Maurice Marcel de Tastes et de Marie Léonide Alexine Rouberol[1]. Après ses études de droit à la Faculté de droit de Paris, il devient avocat puis combat pendant la Première Guerre mondiale. Il entre ensuite en politique en devenant, sous les couleurs de l'Alliance démocratique, conseiller municipal de Paris, puis député de Javel lors des élections législatives de 1928.
Proche d'André Tardieu, il quitte le vieux groupe parlementaire des Républicains de gauche après sa réélection de 1932 et rejoint le nouveau groupe du Centre républicain. Il n'hésite pas à afficher des convictions réactionnaires, prenant part aux émeutes du 6 février 1934, et appelant à la surveillance, le de la même année, des « carambouilleurs » qui constitueraient une partie des commerçants étrangers établis en France, « notamment des israélites allemands[2] ».
Devenu dès lors l'une des cibles privilégiées de la gauche, il est battu par le candidat communiste lors des élections législatives de 1936 qui voient la victoire du Front populaire.
Il épouse en 1920 Marguerite Gourgaud du Taillis[3], petite-fille du baron Napoléon Gourgaud (1823-1879).
En 1938 il doit démissionner de sa fonction d'avocat à la suite de son implication dans l'affaire de trafic de drogue dans la défense de son client Louis-Théodore Lyon.