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Lioudmila Jivkova

femme politique bulgare (1942-1981) From Wikipedia, the free encyclopedia

Lioudmila Todorova Jivkova (bulgare : Людмила Тодорова Живкова, née le et morte le , est une femme politique bulgare. Elle est la fille du dirigeant communiste Todor Jivkov et fut membre du politburo. Elle s'est fait connaître par sa volonté de promouvoir les arts et la culture bulgares à l'étranger, et par son intérêt pour l'ésotérisme oriental, la spiritualité et le protochronisme, qui a fait d'elle une figure controversée dans le bloc de l'Est[1].

Faits en bref Ministre de la Culture de Bulgarie, 9 juillet 1971 - 21 juillet 1981 ...
Lioudmila Jivkova
Fonctions
Ministre de la Culture de Bulgarie
-
Député
33e législature de l'Assemblée nationale bulgare (d)
Député
34e législature de l'Assemblée nationale bulgare (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Mara Maléeva-Jivkova (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Vladimir Jivkov (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Lioubomir Stoïtchev (d) (de à )
Ivan Slavkov (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Evguénia Jivkova (d)
Todor Slavkov (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Distinction
Order "13 Centuries of Bulgaria" (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Lioudmila Jivkova
Signature.
Vue de la sépulture.
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Biographie

Lioudmila Jivkova en 1977 avec Elena Ceaușescu, épouse du président roumain.
Buste dans le jardin du musée de l'art socialiste de Sofia.

Lioudmila Jivkova naît à Sofia pendant la Seconde Guerre mondiale et grandit ensuite au sein de la nomenklatura bulgare. Elle étudie l'histoire puis l'histoire de l'art à Moscou, puis à Oxford, où elle publie des articles sur les relations entre les Ottomans et les Britanniques[2]. Elle devient ensuite vice-présidente du Comité bulgare pour l'art et la culture (1972-1975) et enfin sa présidente, ce qui la hisse au rang de ministre de la Culture, de 1975 à sa mort en 1981. De 1976 à 1981, elle est aussi députée au sein de l'Assemblée nationale bulgare[3].

Proche de Guéorgui Markov, elle professait des idées souvent subversives, déclarant par exemple en réunion privée à propos de l'invasion de la Tchécoslovaquie : « C'est la fin de l'utopie marxiste ! »[4]. Les rumeurs laissaient aussi entendre qu'elle avait renoncé au marxisme et à l'athéisme communiste, ce qui aurait été impensable pour un membre du Politburo et une ordonnatrice des arts.

Lioudmila Jivkova meurt d'une tumeur au cerveau à l'âge de 38 ans. Les rumeurs attribuent sa mort à un empoisonnement par le comité pour la sécurité d'État, la police politique bulgare, en raison de son intérêt pour l'ésotérisme, contraire à la doctrine communiste[5]. Dans ses mémoires, son père déclare : « Je ne peux affirmer avec exactitude que la mort de Lioudmila a été naturelle »[4].

Notes et références

Liens externes

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