Liste d'élections en 1928
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Événements géopolitiques d'intérêt national ou international en 1928
Cette section concerne des événements d'intérêt géopolitique relatifs à des états souverains, éventuellement fédéraux mais qui ne soient ni élections ni référendums. Ces événements peuvent être d'intérêt national, voire international, d'origine nationale ou étrangère.
| Date | État | Événement |
|---|---|---|
| grande rafle anticommuniste. Arrestation de 1 600 communistes ou sympathisants[1]. | ||
| Amendement à la Constitution de 1924 (en) : supprimant toute référence à l'islam dans sa Constitution, la Turquie devient de facto le deuxième État laïque du monde musulman après l'Azerbaïdjan. | ||
| Incident de Huanggutun : assassinat du président de la république de Chine, Zhang Zuolin, par l'Armée japonaise du Guandong, pendant sa fuite vers la Mandchourie. Son fils Zhang Xueliang lui succède ad interim[2]. | ||
| Début de la guerre du Kongo-Wara, révolte anticoloniale. | ||
| Equal Franchise Act. Les femmes obtiennent le droit de vote à partir de 21 ans (elles votent à l’âge de 30 ans depuis 1918)[3]. | ||
| Assassinat d'Álvaro Obregón, Président des États-Unis mexicains de à et fraîchement réélu (en). Il n'a pas pu prêter serment. Le gouvernement a choisi Emilio Portes Gil pour président ad interim en attente de l'investiture du président élu lors du scrutin anticipé de 1929 (en). | ||
| Profitant de l'affaiblissement du Wafd, le roi Fouad Ier dissout la Chambre et nomme un gouvernement uniquement libéral qui gouverne par décrets[4]. | ||
| Le ras Tafari Makonnen, régent et héritier du trône, est couronné négus. Il prend entièrement en main les affaires du pays[5]. | ||
| Premier congrès de la jeunesse indonésienne à Batavia. Les participants font le serment d’œuvrer pour « une nation indonésienne, une langue indonésienne et une patrie indonésienne »[6]. | ||
| Hirohito, dont le nom signifie « richesse, abondance, fertilité et vertu », est officiellement couronné 124e empereur du Japon, deux ans après le décès de son père, l'empereur Taisho[7]. Selon la tradition Shinto, une nouvelle ère est proclamée, Showa (« Paix rayonnante »). | ||
| Réunification nationale et fin de la guerre civile. |
Élections nationales de 1928 dans les États souverains et États fédéraux
Cette section concerne les élections législatives et présidentielles dans un état souverain, éventuellement fédéral, ainsi que leurs principaux référendums.
| Date | État | Élection ou référendum |
Contexte | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| Législatives (es) | ||||
| Législatives (en) | Seul parti du pays et au pouvoir depuis 1913, le Parti national démocrate conserve tous les sièges à l'Assemblée législative. | |||
| - | Référendum (en) | Haïti est occupée par les États-Unis[8]. Treize amendements à la Constitution de 1918 sont proposés à l'approbation, indépendamment l'un de l'autre[9]. |
Chaque amendement est approuvé à plus de 97 %[9]. | |
| Présidentielle (es) | Cleto González Víquez, déjà président de 1906 à 1910, est élu. | |||
| Législatives | Premières élections japonaises au suffrage universel masculin. | Parlement sans majorité. Le parti Rikken Seiyūkai obtient une majorité relative et conserve le pouvoir. Tanaka Giichi demeure Premier ministre. | ||
| Législatives | Les élections font suite au coup d'État de mai 1926. | Parlement sans majorité. Le Bloc des sans-partis de coopération avec le gouvernement (pl) (droite autoritaire nationaliste, mouvement Sanacja, culte de Józef Piłsudski et antiparlementarisme) arrive en tête avec plus d'un quart des sièges. Kazimierz Bartel, issu de ce mouvement, devient Premier ministre. | ||
| Constituantes (en) | ||||
| Présidentielle (pt) | Seul candidat en lice, Óscar Carmona (sans étiquette) est réélu automatiquement avec 100 % des suffrages exprimés ; le taux de participation est de 70,0 %. | |||
| - | Présidentielle (es) | Le président Marcelo Torcuato de Alvear (Union civique radicale) ne se représente pas. | Hipólito Yrigoyen (Union civique radicale : radicale, libérale, progressiste) est élu président avec 61,4 % des suffrages populaires et 65,2 % des voix du collège électoral. | |
| - | Chambre (es) | Remplacement de 80 des 188 sièges à la Chambre des députés | L'UCR conserve sa majorité absolue des sièges à la Chambre des députés. | |
| - | Sénat (es) | Remplacement de 10 des 30 sièges au Sénat. | L'UCR conforte sa majorité absolue des sièges au Sénat. | |
| Présidentielle (en) | ||||
| - | Législatives | Parlement sans majorité. L'Alliance démocratique (centre-droit) accroît sa majorité relative des sièges. Raymond Poincaré (AD) demeure président du Conseil (chef du gouvernement), formant un large gouvernement de coalition allant de la droite au centre-gauche. | ||
| Législatives (en) | Parlement sans majorité. Le Parti républicain (en) (droite populiste), parti du président Hernando Siles Reyes, obtient la moitié exactement des sièges à la Chambre des députés. Le Parti nationaliste (en) remporte une courte majorité absolue des sièges au Sénat. | |||
| Législatives | Parlement sans majorité. Alternance. Le Parti social-démocrate (SPD, gauche) accroît sa majorité relative des sièges et parvient cette fois à former un gouvernement : Hermann Müller devient chancelier. Son gouvernement de coalition inclut notamment le Zentrum (centre-droit) et le Parti populaire (centre-droit). | |||
| Référendum (de) | Naturalisations[10] | Projet approuvé à 70,7 %[10] | ||
| Législatives | Parlement sans majorité. Le Parti de la droite, bien qu'obtenant moins de voix que le Parti ouvrier socialiste (gauche), remporte davantage de sièges. Joseph Bech (Parti de la droite) demeure Premier ministre. | |||
| Législatives (en) | ||||
| Présidentielle (en) | Seul candidat, Álvaro Obregón (Parti travailliste : gauche) est automatiquement déclaré élu avec 100 % des suffrages exprimés. Il est assassiné avant de pouvoir prêter serment. Le gouvernement choisit alors Emilio Portes Gil (Parti révolutionnaire national : centre-gauche) comme président ad interim. | |||
| - | Législatives (en) | Élections anticipées. Le prince Jean II a démis le gouvernement de Gustav Schädler (Parti populaire chrétien-social : conservateur) pour corruption. | Alternance. Le Parti progressiste des citoyens (conservateur) remporte une large majorité des sièges. Josef Hoop devient Premier ministre. | |
| Présidentielle (en) | Florencio Harmodio Arosemena (Parti libéral (es)) est élu président face à Jorge Eduardo Boyd, candidat d'une faction dissidente du parti. | |||
| Législatives (en) | Dissidence dans le Parti libéral (es), majoritaire à l'Assemblée nationale. | La faction principale du parti conserve sa majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale | ||
| Législatives | Élections anticipées : le Parti du peuple a quitté le gouvernement sur un désaccord autour des statuts de la Banque de Grèce, nouvellement créée. | Le Parti libéral (centriste, vénizéliste), qui disposait d'une majorité relative, remporte cette fois la majorité absolue des sièges. Elefthérios Venizélos demeure Premier ministre. | ||
| Sénat (sv) | ||||
| - | Législatives | Parlement sans majorité. Alternance. Les sociaux-démocrates (centre-gauche) conservent la majorité relative des sièges. C'est toutefois Arvid Lindman (Ligue électorale générale : droite conservatrice et nationaliste) qui parvient à former un gouvernement minoritaire. | ||
| Sénatoriales (en) | Élections au Landsting, la chambre haute du Rigsdag (Parlement). | Sénat sans majorité. Le parti Venstre (centriste, libéral) y conserve la majorité relative des sièges, bien qu'il soit presque rattrapé par les Sociaux-Démocrates (centre-gauche). | ||
| - | Législatives (en) | Parlement sans majorité. Alternance. Le Parti social-démocrate du travail (gauche) y demeure la première force, avec un quart des sièges. Le gouvernement de coalition de gauche perd toutefois le pouvoir, au profit d'une coalition de partis de droite menée par le nouveau Premier ministre Hugo Celmiņš (en) (Union des paysans). | ||
| Présidentielle (en) | Le président Vicente Mejía Colindres (Parti libéral : centre-droit conservateur, libéral en économie) est réélu avec 56,6 % des voix face à un unique adversaire, Tiburcio Carías Andino (Parti national : droite chrétienne humaniste). | |||
| Législatives (en) | Le Parti national conserve la majorité absolue des sièges au Congrès. | |||
| Fédérales | Le Parti radical-démocratique (centre-droit démocrate-libéral et social-libéral) conserve la majorité relative des sièges dans les deux chambres. | |||
| Présidentielle (en) | Le président Gerardo Machado n'ayant pas tenu sa promesse de ne pas se représenter, d'importantes manifestations se déroulent contre sa candidature, dans un contexte de crise économique. Son gouvernement réprime alors les oppositions. |
Seul candidat, Gerardo Machado (Parti libéral de Cuba : conservateur, libéral en économie) est automatiquement réélu. | ||
| Présidentielle (en) | Forte ingérence des |
José María Moncada (Parti libéral) est élu président avec 57,4 % des voix face à Martín Benárd (Parti conservateur) | ||
| Législatives (en) | Le (Parti conservateur conserve sa majorité absolue des sièges à la Chambre des députés malgré l'ingérence américaine. Il perd sa majorité absolue au Sénat, où il se retrouvent à égalité avec le Parti libéral. | |||
| Présidentielle | Le président Calvin Coolidge (républicain) ne se représente pas. | Herbert Hoover (Parti républicain : conservateur, protectionniste, lié aux milieux des affaires) est élu président avec 58,2 % des suffrages populaires et les voix de 83,6 % des grands électeurs, face notamment à Al Smith (Parti démocrate : hétéroclite, attrape-tout). | ||
| - | Chambre (en) | |||
| Sénat (en) | ||||
| Fédérales | La Coalition du Parti nationaliste (droite) et du Parti rural (droite agrariste) conserve la majorité absolue des sièges dans les deux chambres du Parlement. Stanley Bruce (nationaliste) demeure Premier ministre. | |||
| Référendum (en) | Gouvernance de la dette publique fédérale et des États fédérés | Proposition approuvée par 74,3 % des votants et par la majorité des votants dans chacun des six États. Elle est donc adoptée. | ||
| Législatives (en) | Congrès sans majorité. Le Parti national (centre-droit libéral-conservateur) devance d'un seul siège le Parti colorado (centre-gauche libéral, parti du président Juan Campisteguy) à la Chambre des représentants, et remporte la majorité absolue des sièges au Sénat. | |||
| Référendum (de) | Maintien des kursaals et encouragement du tourisme en Suisse[11] | Projet approuvé à 51,9 %[11] | ||
| - | Législatives (en) |
Élections de 1928 en Colonies et Protectorats
Cette section concerne les élections législatives dans une colonie, un dominion ou un protectorat, ainsi que leurs principaux référendums.
| Date | Colonie ou protectorat |
Métropole | Élection ou référendum |
Contexte | Résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| Conseil administratif (en) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Législatives (nl) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| - | Législatives | ||||
| Législatives (en) | Le Parti du progrès conserve sa majorité absolue des sièges, dans des élections entachées de soupçons de fraudes. Abd al-Muhsin as-Saadoun demeure Premier ministre. | ||||
| Chambre (en) | Le Parti nationaliste (indépendantiste) conserve la majorité absolue des sièges dans les deux chambres. | ||||
| Sénat (en) | Le Parti nationaliste (indépendantiste) conserve la majorité absolue des sièges dans les deux chambres. | ||||
| Législatives (en) | La Rhodésie du Sud à cette date est un État autonome de l'Empire britannique. Les élections se font au suffrage censitaire et les électeurs doivent savoir lire et écrire, mesures qui écartent du droit de vote la plupart des Rhodésiens noirs, au profit de la minorité blanche. | Le Parti de la Rhodésie (en) (centre-droit) conserve sa large majorité avec plus des deux tiers des sièges. Howard Unwin Moffat demeure Premier ministre. | |||
| Législatives (en) | |||||
| Générales (en) | Terre-Neuve a le statut de dominion. | Parlement sans majorité. Alternance. Le Parti libéral (en) obtient la majorité relative des sièges, tandis que le Parti progressiste-libéral-conservateur (en) au pouvoir perd plus de la moitié de ses sièges. Richard Squires (en) (libéral) devient Premier ministre. | |||
| Législatives (en) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| - | Législatives (en) | Alternance. Le Parti réformiste (centre-droit conservateur) du Premier ministre Gordon Coates perd sa majorité absolue des sièges, et conserve une majorité relative ténue. Joseph Ward (Parti uni (en) : centre social-libéral) devient Premier ministre, formant un gouvernement minoritaire avec le soutien sans participation du Parti travailliste (gauche). | |||
| Référendum | Deux initiatives populaires portant sur la réduction du nombre de parlementaires. Le double oui est interdit[12]. | Les 2 initiatives sont rejetés parce qu'aucune n'atteint le support défini[12]. |
Élections de 1928 en subdivisions territoriales
Cette section concerne les élections législatives dans un État fédéré d'un état fédéral ou une subdivision territoriale d'un État souverain, ainsi que leurs principaux référendums.
| Date | Subdivision | État | Élection ou référendum |
Contexte | Résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| Provinciales (es) | |||||
| Législatives | |||||
| Régionales (de) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Régionales (de) | |||||
| - | Provinciales (es) | ||||
| Provinciales (es) | |||||
| Provinciales (es) | |||||
| Provinciales (es) | |||||
| Régionales | |||||
| Régionales (de) | |||||
| Régionales | |||||
| Régionales | |||||
| Régionales | |||||
| Régionales | |||||
| Régionales | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Législatives (en) | |||||
| Générales (en) | |||||
| Générales | |||||
| Référendum (en) | |||||
| Générales (en) | |||||
| Provinciales (en) |
Notes et références
- Cet article est partiellement issu de chaque article lié dans la colonne « Élection »
Voir les listes d'auteurs via les articles respectifs.
- (en) Cet article est partiellement issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « List of elections in 1928 » (voir la liste des auteurs).
- (de) Cet article est partiellement issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Wahlen 1928 » (voir la liste des auteurs).
- Chushichi Tsuzuki, The Pursuit of Power in Modern Japan 1825-1995, Oxford University Press, , 562 p. (ISBN 978-0-19-154245-9, présentation en ligne)
- John Stewart Bowman, Columbia Chronologies of Asian History and Culture, Columbia University Press, , 512 p. (ISBN 978-0-231-50004-3, présentation en ligne)
- (en) « www.parliament.uk Equal Franchise Act 1928 », sur parliament.uk (version du sur archive.org)
- Francine Costet-Tardieu, Un réformiste à l'université al-Azhar : Œuvre et pensée de Mustafâ al-Marâghî, Karthala, , 303 p. (ISBN 978-2-84586-699-7, présentation en ligne)
- Albert Adu Boahen, Histoire générale de l'Afrique. L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935, vol. 7, UNESCO, , 937 p. (ISBN 978-92-3-201713-0, présentation en ligne), p. 770.
- Indonesia Diplomatic Handbook, , 300 p. (ISBN 978-1-4330-2339-2, présentation en ligne)
- Morris Low, Japan on Display : Photography and the Emperor, Routledge, , 204 p. (ISBN 978-1-134-19583-1, présentation en ligne)
- (en) Dieter Nohlen, Elections in the Americas: A data handbook, t. I, (ISBN 978-0-19-928357-6), p. 381
- Nohlen 2005, p. 387-388.
- « Votation no 105 : Arrêté fédéral concernant la revision de l'article 44 de la Constitution (naturalisations) », sur le site de la Chancellerie fédérale suisse (consulté le )
- « Votation no 106 : Initiative populaire portant modification de l'article 35 de la Constitution (initiative populaire en faveur du maintien des kursaals et de l'encouragement du tourisme en Suisse) », sur le site de la Chancellerie fédérale suisse (consulté le )
- (de) « Freie Stadt Danzig, 9. Dezember 1928 : Verkleinerung von Parlament und Regierung », sur sudd.ch, Démocratie directe (consulté le ).
