Liste des impasses de Bruxelles-ville

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L'impasse du Papier à Bruxelles en 1939. (Dessin par l'architecte Léon van Dievoet, 1939.)
L'impasse Saint-Jacques à Bruxelles en 1939. (Dessin par l'architecte Léon van Dievoet).
La même impasse Saint-Jacques à Bruxelles en 2009.
Bruxelles, impasse de la Chapelle en 1939. (Dessin par l'architecte Léon van Dievoet).
Impasse de la Maison Rouge à Bruxelles. (Dessin par l'architecte Léon van Dievoet, 1939)
Impasse de Varsovie dans les Marolles à Bruxelles. (Dessin par l'architecte Léon van Dievoet, 1939)

De nombreuses impasses que l'on nomme gank en néerlandais s'enchevêtraient jadis dans le tissu des voies urbaines bruxelloises. Microcosmes de la société bruxelloise, ces culs-de-sac, vestiges d’une vie populaire d’antan, accueillaient les petits métiers de la rue qui prouvent le caractère agricole et social de ce visage particulier au développement territorial de la capitale belge[1].

Déjà très présentes aux XVIIe et XVIIIe siècles, les impasses se construisent encore plus au XIXe. À cette époque, le développement industriel entraîne un exode rural vers Bruxelles, et il faut vite reloger les nouveaux arrivants. C’est alors que des propriétaires de jardins cherchant les profits d'une spéculation immobilière prennent l’initiative de les transformer en logements pour ouvriers[2]. À Bruxelles, ces ruelles étroites et sans issue se comptaient par centaines. En 1866, environ 27.000 Bruxellois vivaient dans de telles cours (environ 20% de la population de la ville), en 1910, ce chiffre était déjà tombé à 10.600 (environ 5%). Les conditions de vie y sont souvent insalubres. Deux cents personnes y vivent parfois en partageant une seule latrine. Les chanceux ont un accès direct à une pompe à eau. Une loi réglemente la situation et les impasses qu'elle doivent fermer les unes après les autres[3]. Beaucoup ont disparu, mais un certain nombre d'entre elles existent jusqu'à nos jours, elles ont perdu leur fonction d’habitat et d’autres font l’objet d’une rénovation ou d’une réaffectation[4].

En voici une liste, d'après les ouvrages de Guillaume Des Marez, de Lucia Gaiardo et de Jean d'Osta. Leurs noms évoquent encore le passé du quartier mais aussi ses légendes[5],[4].

Impasses toujours existantes

Impasses détruites par la bruxellisation

Ruelles, parfois improprement considérées comme des impasses

Notes et références

Voir aussi

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