Littérature féminine
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L'expression « littérature féminine » désigne trois sens de littérature. Premièrement la littérature écrite par des femmes, ce seul critère est ainsi genré. Deuxièmement, la littérature est vue comme stéréotypée. Péjorativement des lectures majoritairement destinées aux petites filles « à l'eau de rose » dans lesquels des stéréotypes sont véhiculés. Par exemple les collections Harlequin. Enfin troisièmement pour Jean Lionnet[1], la part d'une littérature jugée « bien-pensante » par opposition à celle des femmes « qui pensent »[2].
Formule très contestée parmi les universitaires féministes, elle désigne selon Béatrice Slama un concept qui institutionnalise en lui-même la différence comme infériorité[1], et qui est définie comme « la littérature du manque et de l'excès » : manque d'imagination, de logique, d'objectivité, de pensée métaphysique, de composition, d'harmonie et de perfection formelle, et excès de facilité, de facticité, de mots, de phrases, de mièvrerie, de sentimentalité, de désir de plaire, de ton moralisateur et de narcissisme[3].
Cette expression, certainement inspirée par trois autrices défendant la place des femmes en littérature à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, incite le deuxième sexe à écrire tout en tenant leur rôle de mère. Cette pensée de 1797 est celle de Constance Pipelet. En 1800, Madame de Staël constate les inégalités entre les hommes et les femmes dans la littérature. Félicité de Genlis revendique une différence femmes-hommes et met en avant les œuvres féminines en littérature en 1811[4].
La locution peut évoluer différemment selon le contexte culturel. La littérature féminine Africaine est vue comme non représentatif de la société Africaine dite patriarcale. Elle reste une vision nouvelle et a du mal à se développer sans être comparé systématiquement au poids de la présence patriarcale. La littérature féminine Africaine met en place une libération et affirmation du genre féminin dans une société où la voix féminine a du mal à se faire entendre tout en gardant les valeurs traditionnelles. Cette image implique la réussite de la femme sur différents plans : morale, traditionnel et intellectuel[5].
De plus, la discipline met en exergue une chance différencié à la réussite dans un milieu. Pour se faire remarquer plus facilement par la presse, il faut être un homme, ce qui engendre pour les femmes l'utilisation de pseudonymes.