Livre d'heures de Philippe de Clèves

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Artistes
Maître du Livre de prières de Maximilien (d) (?), Alexander Bening (?), Joris HoefnagelVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
Avant Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de création
Gand (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commanditaire
Livre d'heures de Philippe de Clèves
Artistes
Maître du Livre de prières de Maximilien (d) (?), Alexander Bening (?), Joris HoefnagelVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
Avant Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de création
Gand (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commanditaire
Matériau
Dimensions (H × L)
12,7 × 9,1 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
No d’inventaire
Ms. IV 40Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Le Livre d'heures de Philippe de Clèves est un petit livre d'heures manuscrit et enluminé, probablement réalisé en Flandre peu avant 1485 pour Philippe de Clèves et conservé parmi les collections de la Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles (ms. IV 40).

Le manuscrit renferme :

Description

Le livre, qui mesure 12,7 cm de haut sur 9,1 de large, n'a plus sa reliure d'origine[1]. Il se compose de 146 feuillets de vélin[1]. Le texte est en latin, à l'exception d'une salutation angélique en français[1] (f°32)[2].

Il contient 60 miniatures, dont 24 pour le calendrier ainsi que 31 petites miniatures et cinq miniatures paginales, toutes en couleur et encadrées par des bordures et des marges richement décorées de végétaux et de petits animaux représentés avec beaucoup de réalisme[1]. Le style des miniatures est caractéristique de la période post-bourguignonne et de l'école ganto-brugeoise du dernier quart du XVe siècle, tandis que certaines décorations marginales à l'aquarelle, rajoutées un siècle plus tard par Hoefnagel, sont d'esprit maniériste[3].

Histoire

Portrait et armes de Philippe de Clèves (fº 121v).

L'identité du commanditaire est révélée par sept occurrences des armoiries de la famille de Clèves de La Marck, par la présence d'un chiffre contenant des lettres « P » croisées avec des violettes dans la bordure du f° 55v, et par la mention du prénom « Phelippe » [sic] dans la prière écrite en français[4].

Selon Édouard Laloire, Philippe de Clèves a dû commander le livre avant 1485, date de son mariage avec Françoise de Luxembourg, dont le portrait ou les armoiries sont absents du manuscrit. Laloire n'exclut cependant pas que quelques miniatures aient pu être achevées ou ajoutées par la suite[4]. Certains spécialistes du début du XXIe siècle considèrent que la réalisation du livre a eu lieu à Gand ou à Bruges entre 1485 et 1490[5] mais la notice de la Bibliothèque royale indique : « Gand, probablement avant 1485 »[2]. Le livre a reçu une nouvelle reliure dès le début du XVIe siècle[5], peut-être à l'occasion du changement de propriétaire consécutif à la mort de Philippe de Clèves (1528) et à la dispersion de sa riche bibliothèque.

Entre la fin des années 1570 et le début des années 1580[6], ou dans les années 1590[7], le peintre anversois Joris Hoefnagel, actif à la cour du duc de Bavière puis à celle de l'empereur Rodolphe II, complète le décor des marges avec de nombreux détails naturalistes dont le réalisme proche du trompe-l'œil opère une surenchère par rapport aux bordures illusionnistes réalisées au siècle précédent[7]. C'est également de la fin du XVIe siècle[2] que datent deux dessins sur papier collés aux fº 142v et 143r et représentant l'Homme de douleurs et la Mère de douleurs[4].

Au XVIIIe siècle, une troisième reliure est mise en place[5].

Au XIXe siècle, le livre, acquis par Charles de Brou pour le musée du palais d'Arenberg à Bruxelles, est doté d'une quatrième reliure, de velours vert[5]. C'est ainsi qu'au début du XXe siècle, il appartient, à l'instar du Livre d'heures de Catherine de Clèves, à la collection du duc Engelbert-Marie d'Arenberg, où il est étudié par Laloire[1].

En 1958, la Bibliothèque royale de Belgique l'acquiert à l'occasion d'une vente aux enchères organisée à New York par le marchand de livres anciens Hans Peter Kraus (en)[2]. En 1961, il est doté d'une cinquième reliure créée par Léon Gilissen (d). Une étude scientifique en vue d'une restauration et d'une nouvelle reliure a lieu entre 2006 et 2007[5].

Attribution

Notes et références

Voir aussi

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