Lizzy van Dorp

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Décès
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SemarangVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Westerveld (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Lizzy van DorpVoir et modifier les données sur Wikidata
Lizzy van Dorp
Fonction
Représentante à la Seconde Chambre des États généraux
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
SemarangVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Westerveld (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Lizzy van DorpVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Gerard Carel Théophilus van Dorp (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Elisabeth Carolina van Dorp () est une avocate, économiste, parlementaire et féministe néerlandaise.

Voyageuse

Elisabeth Carolina van Dorp, souvent appelée Lizzy, est la fille d'Adriana Elisabeth Verdam et de Gerard Carel Théophilus van Dorp[1],[2].

Van Dorp étudie le droit à l'université de Leyde. Elle devient la première présidente de l'Association des étudiantes de Leyde, fondée en 1900, et la première femme aux Pays-Bas à obtenir un diplôme de droit en 1901[1],[2]. Le , elle soutient sa thèse de doctorat, dirigée par le professeur J. Oppenheim, intitulée Indemnisation en cas de destruction ou de mise hors service de biens par les autorités publiques, qui s'oppose à l'interdiction du travail des femmes mariées[2].

Elle exerce ensuite le droit privé et acquiert une reconnaissance internationale en en devenant la première femme avocate à plaider devant la Cour suprême[2]. Elle s'engage également dans divers mouvements féministes, tout en s'opposant aux formes les plus radicales du féminisme ; son objectif principal est l'instauration du suffrage féminin[1].

En 1915, elle est invitée à rejoindre l'équipe éditoriale de De Economist (en), une revue économique néerlandaise de premier plan. À ce titre, elle y côtoie cinq rédacteurs masculins[3]. Dans les années 1920, elle est influencée par les idées politiques d'un autre libéral (orthodoxe), Samuel van Houten.

En 1922, Van Dorp devient députée du Parti libéral. Elle soutient ensuite le Parti libéral d'État. Elle siège ainsi à la Chambre des représentants des États généraux du au . D'après les archives parlementaires, elle est  « engagée en faveur des droits des femmes et auteure de nombreux ouvrages sur des sujets économiques »[3].

Après la mort de sa mère en 1935, Van Dorp s'installe en Angleterre. Elle y écrit son livre A Simple Theory of Capital, Wages, Profit and Loss, a New and Social Approach to the Problem of Economic Distribution (Une théorie simple du capital, des salaires, des profits et des pertes, une nouvelle approche sociale du problème de la distribution économique)[1].

À la fin des années 1930, elle est devenue une voyageuse passionnée, séjournant notamment en Suisse et en Turquie. En 1940, elle ne prend pas le risque de retourner aux Pays-Bas, car un autre économiste qu'elle a vivement critiqué au fil des ans est devenu une figure influente du mouvement national-socialiste et se rapproche des occupants allemands. Elle se rend donc aux Indes néerlandaises, pays natal de sa mère et où, près d'un siècle auparavant, son père a fondé une maison d'édition : GCT van Dorp & Co[4].

Lizzy Van Dorp

Internement

En 1941, elle est internée par les forces d'occupation japonaises. On ignore toujours pourquoi elle ne s'est pas réfugiée dans les Indes orientales pendant la Seconde Guerre mondiale[4].

Pour son 72e anniversaire en 1944, Van Dorp reçoit un carnet particulier. Il s'agit d'un cadeau d'autres femmes du camp de Tjihapit II à Bandung, dans l'ouest de Java. C'est un recueil de recettes de la cuisine indonésienne auquel elles ont ajouté leurs propres recettes.

Van Dorp est décédée « d'épuisement » le au camp de Banjoe Biroe (Indes orientales néerlandaises)[3], un camp d'internement japonais, à Java. Elle décède trois semaines après la capitulation des forces japonaises et un jour après son 73e anniversaire[1]. Elle y était internée depuis plus de trois ans[3].

Œuvres choisies

Notes et références

Liens externes

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