Lode Zielens

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Lode Zielens
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Plaque commémorative sur la maison natale de Zielens.

Lode Zielens est un écrivain flamand, né dans un quartier populaire d’Anvers le et mort le . Autodidacte, il est l’auteur, en dépit de sa mort prématurée, d’une liste appréciable de romans et récits réalistes, souvent à forte portée sociale. Il fut engagé à la fois dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement d’émancipation flamande. Il reste avant tout l’auteur du roman Moeder, waarom leven wij?, généralement — et sans doute un peu schématiquement — qualifié de « naturaliste », qui fut adapté pour le petit écran en 1993, et qui trouve encore quelques lecteurs aujourd'hui.

Maison natale de Zielens à Anvers.

Issu de la classe ouvrière anversoise, Lode Zielens naquit à Anvers en 1901 dans le quartier prolétaire de Saint-André (Sint-Andrieskwartier), qu’on surnommait la paroisse de misère (parochie van miserie), et où vécut aussi Henri Conscience. Son père Frans et son oncle Louis Zielens s’associaient pour composer des chansons populaires, où s’exprimait la typique gouaille populaire anversoise. Devenu marqueur au port d’Anvers à l’issue de ses études primaires, il fit la rencontre en 1920, au port, de Frans Verschoren, alors employé dans une maison de commerce. Grâce à ce dernier, la première nouvelle de Lode Zielens — « Schoolkolonie » — fut publiée dans « Elsevier’s Maandschrift », et l’auteur trouva aussi à s’employer dans un comptoir de bois. C’est également à cette époque qu’il se lia d'amitié avec l’écrivain réaliste Herman Robbers, de trente ans son aîné, rédacteur à Elsevier’s Maandschrift. Lors des concours littéraires pour débutants, organisés par le quotidien socialiste anversois Volksgazet, il réussit à être lauréat trois fois, ce qui lui valut un engagement en tant que rédacteur pour le compte dudit quotidien. Il gardera cet emploi jusqu’au début de la guerre, moment où la parution du Volksgazet fut suspendue. Il trouva alors une affectation temporaire comme employé municipal au Musée de la Littérature flamande à Anvers. Il reprit du service au journal après la libération d’Anvers en , pour peu de temps cependant : en octobre de la même année, il fut mortellement atteint par l’impact d’une bombe V1, en même temps que dix autres personnes.

Lycéen, Zielens s’engagea, comme tant d’autres écrivains flamands (Van Ostaijen, Burssens, etc.), dans l’activisme anversois pendant la première guerre mondiale. Les activistes entendaient mettre à profit la présence de l’occupant allemand, réceptif aux aspirations nationales flamandes, pour réaliser l’objectif de création d’un État flamand. L’exemple de Zielens tend cependant à prouver qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre nationalisme flamand et engagement socialiste, de même qu’il convient de ne pas voir de lien automatique entre mouvement flamand et idéologie fasciste ; pour Zielens, émancipation flamande et émancipation du peuple relèvent du même combat.

Œuvre

Bibliographie

Liens externes

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