Logan Nisin
militant français d'extrême droite condamné pour terrorisme
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Logan Nisin, né à Marseille, est un militant politique d'extrême droite français, fondateur du Mouvement populaire Nouvelle Aurore (MPNA), figure de la mouvance nationaliste identitaire. Il est condamné en 2021 à neuf ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste »[1], dans l’affaire dite de la « nouvelle OAS ». Il est libéré en 2025 après avoir purgé la quasi-totalité de sa peine (une partie ayant été effectuée en détention provisoire).
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Logan Nisin |
| Nationalité |
française |
| Religion | |
|---|---|
| Parti politique | Œuvre française |
| Idéologie |
Biographie
Jeunesse et engagement politique
Né à Marseille, il grandit à Vitrolles dans une famille sans engagement partisan marqué. Logan Nisin découvre très tôt un intérêt pour la philosophie et la politique. Son éveil politique s’amorce à 16 ans, en 2012, à la suite de l'affaire Cahuzac. Peu après, il entre en contact avec des militants nationalistes via Internet, avant d’adhérer à l’Œuvre française et aux Jeunesses nationalistes.
Il participe à plusieurs actions militantes locales puis fonde en 2014 le Mouvement populaire Nouvelle Aurore, mouvement inspiré de l’héritage nationaliste révolutionnaire. En 2015, il milite pour le Front national[2] et occupe un rôle d'assesseur dans un bureau de vote de Vitrolles[3]. En 2016, il rejoint le groupe royaliste Action française[3]. Nisin est aussi l'administrateur d'une page Facebook à la gloire du terroriste d'extrême droite norvégien Anders Behring Breivik, auteur d'une attaque qui fait 77 morts[4].
Arrestation et procès
En , il est arrêté à Vitrolles, où il habite chez sa mère, par les forces de l’ordre, accusé d’avoir préparé des actions violentes contre des musulmans et contre Christophe Castaner[1]. Les enquêteurs décrivent le groupe Organisation des armées sociales qu'il dirige comme une réactivation clandestine de l’OAS historique[5].
En , après quatre ans de détention provisoire, il est jugé avec 5 autres personnes devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est reconnu coupable et condamné à neuf ans de prison ferme, assortis d’un suivi socio judiciaire et d’une interdiction de port d’armes[1]. Le tribunal le déclare toutefois innocent de tout projet d’attentat contre Jean-Luc Mélenchon, accusation portée initialement lors de l’instruction[6].
Détention et libération
Incarcéré durant huit ans, principalement au centre pénitentiaire des Baumettes puis à celui d’Avignon-Le Pontet, il est libéré le .
Dans une vidéo datée du , il remercie, sans donner plus de détail, deux associations d'aide aux détenus nationalistes ainsi que plusieurs personnes pour leur soutien durant « toutes ces années »[5].
À sa libération, le ministère de l’Intérieur prononce à son encontre une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) qui limite ses libertés.
Cette mesure est annulée au mois d’août suivant par le tribunal administratif de Marseille, qui la juge disproportionnée au regard du dossier, estimant qu'il ne représente plus une menace pour la sécurité publique et que la vidéo de remerciement réalisé quelques mois plus tôt faisait « partie de son droit fondamental à la liberté d'expression »[7].
Idéologie
Logan Nisin se réclame du courant identitaire et développe dans ses écrits une pensée transpartisane rattachée à l’extrême droite. Sa doctrine se fonde sur plusieurs axes[8] :
- Identitarisme : il soutient que l’Europe, et la France en particulier, traversent une crise démographique et culturelle liée à la baisse de la natalité et à l’immigration extra européenne.
- Occidentalisme : il exprime une vision favorable à la coopération entre nations occidentales et défend une position critique à l’égard du tiers-mondisme.
- Illibéralisme : dans la lignée de la conception revendiquée par Viktor Orbán en Hongrie, il reprend certains principes du modèle libéral tout en estimant qu’ils doivent être subordonnés à un système politique centré sur l’intérêt national et la préservation culturelle.
