Loi du plateau du Golan
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Menahem Begin
Yosef Burg
| Titre | Loi du plateau du Golan |
|---|---|
| Pays |
|
| Législature | 10e Knesset |
|---|---|
| Signataire(s) |
Yitzhak Navon Menahem Begin Yosef Burg |
| Approbation | 14 décembre 1981 |
Lire en ligne
(en) Texte de la loi en anglais
(he) Texte de la loi en hébreu (Wikisource)
La loi du plateau du Golan est une loi israélienne qui place le Golan sous les lois, la juridiction et l'administration israéliennes. Ce texte a été voté par la Knesset (le Parlement israélien), au cours de la Xe législature, le par 63 des députés israéliens sur 120. Le Conseil de sécurité des Nations unies, via la résolution 497 du 17 décembre 1981, a déclaré à l'unanimité cette loi « nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international »[1],[2].
Depuis le un pays, en dehors d'Israël, a reconnu la validité de la loi du plateau du Golan : les États-Unis pendant la présidence de Donald Trump[3],[4].
Le Golan, un territoire syrien, est militairement occupé par Israël à partir du , au cours de la guerre des Six Jours gagnée par Israël contre l'Égypte, la Syrie et la Jordanie[5].
Avant cette conquête, le Golan avait une population de plus de 100 000 Syriens (113 340 d'après un recensement de 1960)[6].
Toute la population syrienne a fui devant l'avancée de l'armée israélienne[6].
Toutefois les Druzes sont restés ; ils étaient au nombre de 6400 en 1967, répartis autour de quatre agglomérations : Majdal Chams, Bukata, Mas'ada et Ain Kinya (ils seront 13 000 en 1981)[6]. Population rurale, les druzes sont traditionnellement éloignés du pouvoir central, quel que soit l'État dans lequel ils s'inscrivent[6]. En 1981, au moment de l'annexion, Israël propose de leur accorder la citoyenneté israélienne ; ils la rejettent[5].
Israël adopte une politique de peuplement dans le territoire occupé du Golan (" territoire administré " dans la terminologie israélienne) ; ainsi en 1981, 8000 Israéliens se sont installés au sein de 30 colonies dans le Golan[5]. Les Nations unies condamnent cette politique perçue comme une entreprise d'«incorporation du Golan par la puissance occupante»[5].
Selon les informations du journal " Le Monde" , dans son numéro daté du - article page 2 consacré à la tuerie des 12 enfants druzes du samedi sur le terrain de foot-ball de Majdal Shams-, la population dzuze située sur le Golan annexé par l'Etat d'Israël depuis 1981 est d'environ 30 000 habitants ; la population des Israéliens sur ce territoire conquis par l'armée israélienne depuis le est également d'environ 30 000 habitants ; depuis une dizaine d'années, environ 25% à 30% de la population druze a demandé à posséder la nationalité israélienne