En 2013 et 2014, Lokman Abou Sakhr prend part aux combats sur le Mont Chaambi. Il commande environ 70 à 100 hommes, dont certains seraient issus d'Ansar al-Charia. Il aurait mené, le , l'embuscade de Sabaa Diar au cours de laquelle huit soldats tunisiens sont tués et égorgés. Le à Henchir Talla, ses hommes tuent quinze soldats, infligeant alors son plus sanglant revers à l'armée tunisienne[1],[2].
En septembre, la katiba ou phalange Okba Ibn Nafaâ annonce apporter son soutien à l'État islamique, sans toutefois lui prêter allégeance[2].
Cependant, l'implication réelle de Lokmane Abou Sakhr dans l'attentat du Bardo est mise en doute. Ainsi, pour le journaliste David Thomson, il y a de la part du gouvernement tunisien, «une difficulté à reconnaître que l'État islamique est présent sur son sol», il «vient de tuer le chef militaire de la brigade tunisienne d'AQMI, et veut démontrer son efficacité aux lendemains des attentats»[4].
Le , son frère Ouf Abou Mouhajer, est abattu à son tour par les unités sécuritaires et militaires tunisiennes sur les hauteurs de Kasserine[5].