Lola Anglada
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Formation |
École supérieure des beaux-arts de Saint-Georges (d) |
| Activités |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Maîtres |
Antoni Utrillo Viadera (d), Joan Llaverias (d), Francesc d'Assís Galí Fabra |
| Distinction |
Lola Anglada i Sarriera, née le à Barcelone et morte le à Tiana (Maresme), est une romancière, auteure de bande dessinée, peintre, sculptrice et illustratrice catalane. Elle fut la première illustratrice professionnelle catalane et espagnole. Plusieurs associations de jeunesse ont adopté son nom.
Lola Anglada fait ses études à l'Ecole de la Llotja de Barcelone, aux côtés de Antoni Utrillo et Joan Llaverias[1]. Déterminée à devenir illustratrice, elle est expulsée de l'école suite à l'intervention de l'organisation de droite "Defensa Social", qui considère qu'il n'est pas convenable qu'une jeune fille voie les modèles nus des cours de dessin. Plus tard, elle intègre l'académie de Francesc d'Assis Galí, où elle rencontrera Cristofol Ricart et Joan Miró, avec lequel elle noue une étroite amitié, aussi bien personnelle qu'artistique. C'est finalement Joan Llaverias qui s'occupe de sa formation et met Lola Anglada en contact avec plusieurs revues, ce qui lui permet de réaliser sa première exposition à la Sala Parés de Barcelone et de publier dans l'hebdomadaire ¡Cu-Cut!. Elle dessine dans plusieurs publications, en plus de ¡Cu-Cut!: En Patufet, Virolet ou La Mainada. Elle est la seule femme dessinatrice à collaborer à ces revues. Elle va jusqu'à fonder sa propre revue, La Nuri, s'adressant à un public féminin, dont elle ne publie qu'un seul numéro, en 1925. Elle en assume la direction et l'édition.
Après la Première guerre mondiale elle fait un séjour à Paris grâce à une bourse du gouvernement français, et travaille pour plusieurs maisons d'éditions parisiennes, où elle rencontre Francesc Macià et Josep Clarà. A Paris elle tombe gravement malade et doit rentrer en Catalogne où elle vit dans le village de Cervelló pendant sa convalescence, après avoir frôlé la mort. Après ces moments difficiles de sa vie, qui marquent un avant et un après, Lola décide d'écrire les textes de ses propres livres. C'est à ce moment-là qu'elle crée le personnage de son premier grand livre, Mararida, autoportrait fidèle, qu'elle publie en 1929[2]. Sous la dictature de Primo de Rivera, elle retourne à Paris, faisant des voyages à Barcelone de temps en temps.
Engagée pour les valeurs démocratiques et la cause catalane, elle organise une demande d'amnistie pour les accusés du complot de Garraf contre le roi Alphonse XIII.
Pendant la guerre civile espagnole, elle adhère à l'UGT. Elle publie en pleine guerre civile (en 1937) son conte le plus emblématique et reconnu: El més petit de tots. Il s'agit d'un conte antifasciste, dont le héros est un enfant. A la fin de la guerre, elle s'installe définitivement à Tiana, dans la maison de vacances de sa famille, où elle subit des représailles du franquisme et tombe dans l'oubli: sa carrière est brisée, bien qu'elle soit la meilleure illustratrice, car elle n'avait que peu de commandes.
La Députation de Barcelone lui promet un musée pour lequel elle a légué à l'institution son œuvre, sa collection de poupées, des terrains et des propriétés. Le Musée Romantique est créé en 1949, puis réunit avec deux autres musées pour former le Musée de Sitges qui expose ses collections depuis 1994[3].
En 1981, elle reçoit la Creu de Sant Jordi, distinction décernée par la Generalitat de Catalogne. Elle est morte le .

Œuvres
- 1920 : Contes del Paradís
- 1928 : En Peret, ilustrado por ella misma.
- 1929 : Margarida
- 1929 : Monsenyor Llangardaix
- 1932 : Nouveaux Contes de fées, par la Comtesse de Ségur (Hachette)
- 1936 : L'Oiseau bleu, de Madame d'Aulnoy (Hachette)
- 1937 : El més petit de tots
- 1949 : La Barcelona dels nostres avis
- 1958 : La meva casa i el meu jardí
- 1960 : Martinet
Reconnaissance
En l'association “Herstóricas. Historia, Mujeres y Género” et le collectif “Autoras de Cómic” ont créé un projet à caractère culturel et éducatif pour visibiliser l'apport historique des femmes dans la société et réfléchir à leur absence persistante, par un jeu de cartes[4],[5]. L'une de ces cartes est dédiée à Anglada.