Longepierre
commune française du département de Saône-et-Loire
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Longepierre est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Longepierre | |||||
Le profil caractéristique de l'église de Longepierre, placée sous le vocable de saint Étienne : un chœur coiffé d'un toit en bâtière très pentu, une nef allongée de 19 mètres et un porche ouvert des trois côtés. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Chalon-sur-Saône | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Saône Doubs Bresse | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Canet 2020-2026 |
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| Code postal | 71270 | ||||
| Code commune | 71262 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
161 hab. (2023 |
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| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 56′ 10″ nord, 5° 12′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 173 m Max. 182 m |
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| Superficie | 12,05 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gergy | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| modifier |
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Géographie
Communes limitrophes
| La Villeneuve (Clux-Villeneuve) | Clux (Clux-Villeneuve) | Pourlans | ||
| Navilly | N | Lays-sur-le-Doubs | ||
| O Longepierre E | ||||
| S | ||||
| Charette-Varennes | Terrans |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 883 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chamblanc à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Longepierre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,2 %), prairies (25,5 %), eaux continentales[Note 2] (7,2 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
Longepierre dépendait avant la Révolution, pour le culte, du diocèse de Besançon.
Entre 1846 et 1857, le village de Longepierre connaît une série de 25 incendies qui détruisent les deux-tiers des maisons du village. D'abord attribués à des vagabonds, ces incendies criminels semblent plutôt provenir d'une rivalité politique au sein du village, entre les partisans du maire et instituteur, Pierre Vaux, et ceux de Gallemard, un notable, sans pour autant que les auteurs aient pu être clairement identifiés[15].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].
En 2023, la commune comptait 161 habitants[Note 3], en évolution de −4,17 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie locale
Culte
Longepierre et son église Saint-Étienne relèvent de la paroisse Notre-Dame-de-Bresse-Finage, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe seize villages et dont le siège est installé à Pierre-de-Bresse.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments de Longepierre figurent notamment : :
- l'église Saint-Étienne, qui a conservé son chœur ancien du XVe siècle, voûté d'ogives (dont les supports ont malheureusement été sectionnés pour permettre l'installation de lambris, aujourd'hui disparus)[21] et dans laquelle est visible un tableau du peintre Camille Bouchet réalisé en 1849 : Lapidation de saint Etienne, réinstallé début 2020 après avoir été restauré[22] ;
- sous le porche de l'église, adossée au mur extérieur de la nef, une dalle funéraire du XVe siècle classée au titre des Monuments historiques en 1931 représentant Guyon Barbier et son épouse (représentés les mains jointes, lui figuré avec une aumônière et elle avec un chapelet), couple qui a fait don à l'église d'un demi journal de terre à charge pour le curé de dire une messe tous les ans et de bénir leur tombe (donation remontant à 1454) ;
- la croix de cimetière de Longepierre, calvaire en pierre du XVIe siècle à socle et fût octogonaux sur base flamboyante à écoinçons, classé au titre des Monuments historiques par arrêté du 20 juillet 1908 ;
- le site naturel dénommé le « sentier de Longepierre » (qui est l'un des huit sites naturels gérés en Saône-et-Loire par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne[Note 4]), sentier de découverte parcourant un paysage caractéristique de la basse vallée du Doubs : prairies pâturées, haies taillées en têtards, bras mort de la rivière, grèves et berges érodées (milieux particulièrement favorables à l'installation de certains oiseaux, tel le guêpier d'Europe).
Personnalités liées à la commune
Parmi les personnalités attachées à l'histoire de Longepierre figure en particulier :
- Pierre Vaux, né le à Ecuelles, qui fut instituteur à Longepierre de 1842 à 1850, année de sa suspension () et de sa révocation (), pour être accusé d'être le chef des « rouges » de la commune[23]. Élu maire de Longepierre le mais destitué par le préfet de Saône-et-Loire, il fut accusé - à tort - d'une série de vingt-cinq incendies qui éclatèrent dans le village et fut condamné par la Cour d'assises à Chalon-sur-Saône en , avec d'autres, aux travaux forcés à vie et déporté à Cayenne, où il arriva en . Il y mourut en 1875. Grâce à l'obstination de son fils, Pierre Vaux fut réhabilité le [24].
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Longepierre sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
