Lonni Besançon
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| Naissance | Bondy |
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| Nationalité | |
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Université Paris-Sud ( - |
| Activité |
| A travaillé pour |
Université Monash ( - Université de Linköping ( - Centre de recherche Inria Saclay - Île de France (d) ( - |
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| Site web |
Lonni Besançon, né en [réf. nécessaire] à Bondy, est un scientifique français. Ses objets d'étude initiaux sont l'intersection entre l'interaction homme-machine et la visualisation interactive. Durant l'épidémie de Covid-19, il acquiert une réputation en vulgarisant des faits scientifiques sur les réseaux sociaux. Promoteur de pratiques scientifiques plus rigoureuses, il dénonce les fraudes scientifiques et s'oppose dans ce contexte aux méthodes controversées de Didier Raoult.
Lonni Besançon obtient un doctorat en 2017 à l'Université Paris Saclay[1], qui reçoit l'année suivante un accessit du prix IG-RV[2]. Ses spécialités sont l'utilisation de la réalité augmentée pour l'analyse des données complexes, celle des techniques de visualisation des données[3] notamment pour l'interprétation de résultats statistiques et l'amélioration des méthodologies de recherche[source secondaire souhaitée]. Il est enseignant-chercheur à l'université de Linköping en Suède[4]. Il est rédacteur en chef du Journal of Visualization and Interaction[3].
Il complète sa formation par un post-doctorat à l'université suédoise de Linköping[5], puis en 2020 à l'université Monash de Melbourne, en Australie[6].
Lutte contre le manque de rigueur dans certaines publications scientifiques, notamment sur la Covid-19
En 2020, pendant la deuxième vague de pandémie du coronavirus qui touche l'Europe, il consacre son temps libre à l'analyse statistique et méthodologique des publications scientifiques sur la maladie[6]. Ses travaux sur la science ouverte mettent en évidence[réf. nécessaire] un manque de transparence et de rigueur dans ces articles[7].
Avec un groupe de collègues travaillant dans divers instituts et divers domaines de recherche en santé, il analyse par exemple 8 455 articles sur la Covid-19 publiés avant la mi-2020, pointant le manque de transparence des processus d’évaluation par les pairs notamment en cas de conflit d’intérêts potentiel : 8% d'entre eux ont été acceptés par une revue en moins de 24 heures ; un des co-auteurs occupe un poste éditorial dans cette revue dans 42% des cas[6].
Il critique, avec notamment Antoine Flahault, une étude de Bendavid et al., finalement rétractée[8], qui prétend montrer une absence d'effet du confinement sur la dynamique épidémique[9], en soulignant les biais qu'elle contient[10]. De la même manière, il participe à la demande de rétractation de l'article de Savaris et al.[11] censé montrer l'inefficacité du confinement en mettant en avant la faiblesse méthodologique de cette étude[12]. Cet article, publié le est rétracté le [13],[14][pertinence contestée].
Il est à l'origine d'une lettre ouverte signée par plus de 2000 scientifiques et 30 sociétés savantes afin de soutenir la relecture par les pairs post-publication permettant très souvent de mettre en exergue des publications scientifiques problématiques[15].
En , il reçoit avec ses collègues le prix du Best Paper Award attribué par la revue scientifique Jasist pour ses travaux sur les « références fantômes », une forme de manipulation des études scientifiques[16].
