Lost Battalion (Seconde Guerre mondiale)

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Des survivants du Lost Battalion (1er bataillon, 141e d’infanterie, 36e division d’infanterie américaine) se réchauffer autour d’un feu en attendant leur évacuation vers l’arrière le 31 octobre 1944.
Des survivants du Lost Battalion (1er bataillon, 141e d’infanterie, 36e division d’infanterie américaine) se réchauffer autour d’un feu en attendant leur évacuation vers l’arrière le 31 octobre 1944.

Le Lost Battalion (bataillon perdu) fait référence au 1er bataillon du 141e régiment d’infanterie de la 36e division d’infanterie américaine, à l’origine la Garde nationale du Texas, qui a été encerclé par les forces allemandes dans les Vosges le [1]. Après plusieurs tentatives infructueuses pour dégager l'unité, le commandement américain fait appel au 442e Regimental Combat Team (RCT), une unité composée d'Américains d'origine japonaise, pour le dégager. La mission réussit au prix de pertes humaines très nettement supérieures à l'effectif sauvé.

Pendant la bataille de Bruyères, contre l'avis de ses officiers supérieurs, le major-général John E. Dahlquist donne l'ordre au « bataillon du Texas » de prendre la colline de Biffontaine qui ouvre l'accès à Saint-Dié. Rapidement, le bataillon est encerclé par les Allemands et les tentatives des deux autres bataillons du régiment pour le dégager échouent. Cet encerclement est accidentel et peu visible dans le massif forestier et les Allemands ne se rendent pas vraiment compte de cet état ou ne veulent pas perdre de vue leur but, la résistance à l'assaut mené : ils ne tentent pas de réduire la poche[2].

Malgré un parachutage de ravitaillement, les conditions sur le terrain se dégradent et les Allemands continuent de repousser les unités américaines qui tentent de rejoindre les 275 soldats piégés[3].

De plus, le « bataillon perdu » envoie un groupe d'une cinquantaine d'hommes pour trouver un moyen d'attaquer un barrage routier stratégique par l'arrière afin de libérer le reste des combattants piégés. Seuls cinq sont parvenus à revenir dans le périmètre du « bataillon perdu ». 42 sont faits prisonniers et envoyés au Stalag VII-A à Moosburg où ils restent jusqu'à la libération du camp le .

La situation rappelle celle du Lost battalion de la Première Guerre mondiale et provoque des réactions aux États-Unis.

Le 442e Regimental Combat Team à Bruyère.
Le 442e Regimental Combat Team à Bruyères.

Une nouvelle tentative de dégagement est effectuée par le 442e Regimental Combat Team (RCT), une unité composée de Nisei (Américains d'origine japonaise de deuxième génération). Le 442e était au repos après les violents combats qu'il a menés pour libérer les villes de Bruyères et Biffontaine, mais le major-général John E. Dahlquist les rappelle.

En cinq jours de bataille, du 26 au , le 442e perce les défenses allemandes et sauve 211 hommes[3].

Lors de ces combats, le 442e a perdu plus de 800 hommes. La compagnie I n'a plus que 8 hommes indemnes sur 185. La compagnie K engage l'ennemi avec 186 combattants, 169 sont blessés ou tués[4].

Le 442e est l'unité la plus décorée de l'histoire militaire américaine par rapport à sa taille et à sa durée de service. Sa composante le 100e bataillon d'infanterie a reçu le surnom de « The Purple Heart Battalion » en raison de son nombre de blessés au combat.

Reconnaissance

Notes et références

Voir aussi

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