Lottie Wilson Jackson
artiste américaine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Charlotte Wilson Jackson (vers 1854 - 16 janvier 1914) était une artiste et militante américaine originaire du Michigan. Elle a été la première Afro-Américaine à fréquenter le School of Art Institute of Chicago[1],[2]. En 1901, elle a supervisé l'exposition d'artistes afro-américains dans le cadre de l'Exposition panaméricaine[3].
Niles, Michigan, USA
Niles, Michigan, USA
| Naissance |
Env. 1854 Niles, Michigan, USA |
|---|---|
| Décès | Niles, Michigan, USA |
| Nom de naissance |
Charlotte Wilson |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Distinction |
Elle signait ses peintures et sculptures sous le nom de « Lottie Wilson »[4].
Biographie
Lottie Wilson est née vers 1854 à Niles, dans le Michigan. Adulte, elle a habité à Bay City, dans le Michigan, où elle tenait un atelier d'artiste ouvert au public. En 1901, elle s'est installée à Washington, D.C. pour y ouvrir un atelier d'artiste où elle a organisé des expositions et donné des cours jusqu'en 1905. Elle s'est mariée trois fois : d'abord à l'âge de 18 ans avec James Huggart, puis avec John Jackson, et enfin en 1906 avec Daniel Moss. De son premier mariage, elle eut trois enfants, aucun n'atteignant l'âge adulte[1].
Art et activisme
Lottie Wilson était peintre à l'huile, sculptrice et mettait également à disposition des espaces d'exposition. Sa grande peinture à l'huile intitulée « Le président Lincoln avec une ancienne esclave », peinte en 1902, représente Abraham Lincoln en compagnie de la militante féministe Sojourner Truth. Le président Theodore Roosevelt a intégré ce tableau à la collection permanente de la Maison-Blanche. Lottie Wilson a été la première artiste afro-américaine dont l'œuvre est entrée dans cette collection[5],[2]. Elle a réalisé en 1892 les portraits de l'écrivain Booker T. Washington pour l'Institut Tuskegee et de l'homme politique Charles Sumner pour l'hôpital Provident de Chicago[3].
Lottie Wilson était une militante des droits des femmes. Elle a pris la parole sur les progrès de la cause des femmes dans les églises et les ateliers d'artistes pendant la fin du XIXe siècle. Elle a pris la parole lors de la première convention annuelle de la Leage of Colored Women à Washington D.C. (1896) et lors de la convention de la Michigan Association for Equal Suffrage (1898). En 1899, Lottie a représenté Bay City, Michigan, à la National Women's Suffrage Association Convention à Dunkirk, New York. En 1897, elle a contribué à la création du Phillis Wheatley Home à Detroit, Michigan, une section du club national des femmes afro-américaines qui offrait un hébergement, des programmes éducatifs et ludiques, ainsi qu'un lieu de discussion politique. Elle était membre du Afro-American Council (AAC), de la National Association of Colored Women (NACW) et de la National American Woman Suffrage Association (NAWSA)[1].
Lottie Wilson était une militante de la déségrégation raciale. Lors d'une réunion de la NAWSA en 1899, elle a expressément demandé la déségrégation du train pour les femmes noires. Elle a affirmé que « Les femmes de couleur ne devraient pas être contraintes de voyager dans des wagons réservés aux fumeurs, des aménagements appropriés devraient être prévus pour elles. » Sa résolution a finalement été rejetée suite aux objections des suffragettes blanches du Sud[1],[6].
Lottie Wilson est décédée le 16 janvier 1914 à Niles[1].
Lottie Wilson a été inscrite au Michigan Women's Hall of Fame en 2016[7].