Elle dispose d'une carrosserie en fibre de verre multi-panneaux, assemblés autour d'un châssis poutre en acier galvanisé. Cette construction lui permet d'afficher un poids très contenu (moins d'une tonne pour la version atmosphérique) et d'avoir de bonnes performances. Elle reçoit à l'avant un moteur 4 cylindres en ligne de 1 588 cm3, turbo compressé Izuzu ou non (la version atmosphérique étant alors uniquement disponible en Angleterre). Ce moteur en plus d'être compacte et performant se révèle être très fiable.
La liaison au sol est assurée par une suspension à quatre roues indépendantes et à double triangulation. Un soin particulier avait été apporté à la conception du train avant afin d'éliminer les remontées de couple dans le volant.
La version équipée d'un turbocompresseur IHI développe une puissance 167ch pour le modèle S1 non catalysé, la version atmosphérique 130. Son poids à vide et réservoir plein s'élève à 997 kg.
Environ 35 millions de livres sterling de l'époque furent investies pour son développement, soit bien plus que n'importe quelle autre Lotus à l'époque. 42 véhicules de développement ont été conçus, parcourant près d'un million de kilomètres allant de l'Arizona à l'Arctique. L'Elan a été testée pendant 24 heures sans pauses, hors celles nécessaires pour remettre de l'essence, sur la circuit de Snetterton à vitesse de course. De plus, à leur sortie d'usine, chaque Elan subissait un essai routier de 48 kilomètres autour de l'usine afin de détecter d'éventuels défauts. Lotus misant énormément sur ce modèle, la conception a été très poussée.
Elle reprend le nom Elan qui avait disparu depuis 14 ans du catalogue Lotus.
Pour l'anectode, ses feux arrière proviennent de l'Alpine GTA, ses phares avant de la Venturi 300 et ses clignotants avant sont partagés avec la Mclaren F1.
"L'Elan est une vraie sportive à la fois rigoureuse et confortable, elle fera date à n'en pas douter dans l'évolution des tractions, par l'inédite neutralité de son train avant." Sport Auto -
Les essais des versions de série seront très concluants, les journalistes se montrant impressionnés par sa tenue de route et ses performances.
Son prix neuf, très élevé, et son mode de transmission, traction, joueront contre elle au moment de sa sortie. Elle est donc très rare sur les routes. Le club Lotus France recense 120 Elan en France.
Production
S1 (SE et NA)
Les premiers exemplaires de la Lotus Elan M100 ont été fabriqués de 1989 à .Elles furent à traction avant.
Lancée en pleine récession économique, la Lotus Elan M100 a rencontré peu de succès par rapport aux attentes ambitieuses de la marque (3000 exemplaires annuels espéré). Les raisons souvent invoquées étant le prix de vente élevé (lié au coût de production important) et la traction avant .
Seuls 4574 exemplaires de la première série ont été fabriqués. (3855 exemplaires pour la SE Turbo, 180 pour la SE Atmo et 539 en version US)[1]
S2
Lorsque General Motors a revendu Lotus à Romano Artioli (alors déjà propriétaire de Bugatti) en 1993, ce dernier a hérité d'un stock d'environ 800 châssis et moteurs. Une série limitée de 800 exemplaires (série S2) a donc été produite entre 1994 et 1995 pour utiliser ce surplus. 300 exemplaires ont été livrés en conduite à gauche (LHD).
Kia Elan
Une troisième série, la Kia Elan, a ensuite été produite en Corée du sud à environ 1000 exemplaires à la suite de la vente de l'outil de production à Kia. Par la suite Kia souhaitait sortir une version restylée de l'Elan mais le projet fut annulé, probablement suite au peu d'exemplaires vendus[2].