Louerre

ancienne commune française du département de Maine-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Louerre est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Tuffalun[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Louerre
Louerre
La tour Beauregard.
Blason de Louerre
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Commune Tuffalun
Statut commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Françoise Courtois
2026-2032
Code postal 49700
Code commune 49181
Démographie
Gentilé Lorien
Population 485 hab. (2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 50″ nord, 0° 19′ 23″ ouest
Altitude 70 m
Min. 49 m
Max. 103 m
Superficie 14,44 km2
Élections
Départementales Doué-la-Fontaine
Historique
Fusion 1er janvier 2016
Intégrée à Tuffalun
Localisation
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Louerre
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Louerre
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Géographie

Commune angevine du Saumurois, Louerre se situe au nord-est de Noyant-la-Plaine, sur les routes D 161, Grézillé, D 156, Ambillou Château, et D 70, Noyant la Plaine - Trémentines[2].

Les hameaux d'Avort, du Vau, de la Haute et Basse Coudre, de la Chaslerie, de la Trésorerie et de la Dronière ponctuent la campagne où de nombreux sites troglodytiques sont à découvrir.

La forêt couvre une grande partie de la commune, offrant ainsi, avec l'ensemble de la commune de très belles promenades.

Toponymie et héraldique

Toponymie

Héraldique

Louerre

Héraldique :
D'argent, chaussé de sinople, à l'arbre de gueules accompagné de deux anilles d'or[3].

Histoire

Avec ses vieilles maisons, abondamment fleuries, sa rivière, son ancien presbytère et les dépendances du château de la Felonnière, Louerre est un petit village champêtre, discret et tranquille. Une stèle, sorte de menhir, érigée en 1892, rappelle la bataille sanglante qui aurait eu lieu en 51 av. J.-C. entre Fabius, lieutenant de César, et Dumnacus, chef des Andes. D'après César, 12 000 Gaulois défendant farouchement leur indépendance, y trouvèrent la mort. Pour son centenaire, cette stèle fut déplacée et restaurée en 1992 par l'Association lorienne de sauvegarde du patrimoine.

L'abondance et la qualité de l'eau ont permis l'installation à l'époque gallo-romaine et tout près de la source de l'Aubance d'une importante villa (exploitation agricole) connue au temps carolingien sous le nom de Landrum Villa (848). La source alimentait un excellent puits, un lavoir en plein air, et un abreuvoir appelé fontaine aux chevaux. Le lavoir, assidûment fréquenté jusqu'en 1980, ne fut partiellement clos et recouvert qu'à une date relativement récente (1900). Quant à la fontaine aux chevaux, elle fut comblée en 1957. Sur les remblais passe aujourd'hui le chemin de la source, qui contourne le lavoir et joint la route de Saint-Georges-des-Sept-Voies et Le Thoureil à celle de Grézillé.

Politique et administration

Administration municipale

Administration actuelle

Depuis le Louerre constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Tuffalun et dispose d'un maire délégué[1].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 janvier 2016 Gérard Pédrono    
janvier 2016[4] mai 2020 Joseph Beillouin[5]    
mai 2020 en cours
(au 22 mars 2026)
Françoise Courtois[6],[7],[8]    
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Administration ancienne

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1800   Emery    
1808   Jean-André Bouteiller    
avril 1815   Pierre-François Grignon    
juillet 1815   J.-A. Bouteiller    
1816   Vincent Chauveau    
1830   Grignon    
1840   J.-A. Bouteillier de Beauregard    
1859   Jacques Richard    
1865   Ernest Grignon    
1892   Eugène Bonnemère    
1896   Lionel Bonnemère    
1900   Ernest Grignon    
1919   Léon Lebreton    
mai 1953 mars 1977 Raoul Lusson    
mars 1977 mars 1989 Gérard Laurioux    
mars 1989 mars 2008 Lucien Landreau    
mars 2008 décembre 2015 Gérard Pédrono[10]    
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Ancienne situation administrative

Jusqu'en 2015 la commune est membre de la communauté de communes du Gennois[11], elle-même membre du syndicat mixte Pays de Loire en Layon.

Population et société

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 485 habitants, en évolution de +21,86 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
768714772836820763733717752
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
742720669653625611594570541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510481513446438420415433463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
421402354370373372382458485
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 25 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 29,4 %).
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges à Louerre en 2008 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,5 
10,6 
75 à 89 ans
9,3 
14,4 
60 à 74 ans
19,6 
22,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,7 
30 à 44 ans
17,0 
16,5 
15 à 29 ans
12,4 
14,9 
0 à 14 ans
21,6 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 
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Économie

Sur 42 établissements présents sur la commune à fin 2010, 43 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), aucun du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 36 % de celui du commerce et des services et 7 % du secteur de l'administration et de la santé[18].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La source de l'Aubance et le lavoir.
La source de l'Aubance et le lavoir.

Le village s'est construit autour de l'église Saint-Maurice du XIIIe siècle, du lavoir et de la source de l'Aubance.

  • L'église Saint-Maurice
    Elle est bâtie près de la source de l'Aubance qui alimente un lavoir. Les bases du clocher datent du XIIIe siècle, le chœur du XVIe siècle. La montée est un soubassement de moellons en grès, l'église est construite en tuffeau doré. La sacristie ajoutée tardivement est constituée d'un grand appareil en tuffeau blanc.
    La paroisse, fondée par le chapitre de Saint-Maurice d'Angers, à qui elle doit son nom, dépendait du prieuré de Cunault. Durant le Moyen Âge, beaucoup d'ordres de chevalerie se mirent sous la protection de Saint-Maurice, comme celui de la Toison d'Or. Un autre patronage, plus inattendu, fut celui des teinturiers, qui considèrent Saint Maurice comme l'un des leurs. Mauricius signifie "noir" en latin, et les statues de la fin du Moyen Âge représentent volontiers le saint avec une peau noire.
    La promenade autour de l'église permet de découvrir des plantes de terre de bruyère. Près du lavoir (ancienne fontaine aux chevaux) sont visibles des plantations de clématites et de chèvrefeuilles variés.

Autres lieux et monuments :

  • la tour Beauregard surplombant la forêt (accès libre) ;
  • le manoir de Vau (XVIe siècle) ;
  • le manoir du Bois Noblet (XVIe siècle) ;
  • la gentilhommière de la Félonière (XVIIe siècle) et son curieux oratoire du (XVIIIe) ;
  • le monument commémoratif de la bataille supposée entre les Romains de Crassus et les Gaulois de Dumnac ;
  • le village troglodyte de la Trésorerie, l'ancien village troglodyte de la Baboue où se trouvait la chapelle photographiée par Jean Fraysse dans l'ouvrage de ses parents Jeanne et Camille Fraysse Les troglodytes en Anjou à travers les âges.

Personnalités liées à la commune

  • Louis Grignon (1748-1825), né à Louerre, général de la Révolution française. Il participa aux colonnes infernales lors de la guerre de Vendée. Les troupes sous son commandement se distingueront par leurs violences et atrocités.
  • Eugène Bonnemère (1813-1893), écrivain, habitant à Louerre au manoir de la Félonnière[19].
  • Olivier Supiot (1971- ), scénariste, dessinateur de bandes dessinées, vit à Louerre[19].

Voir aussi

Bibliographie

  • Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (1re éd. 1876) (BNF 34649310, lire en ligne), p. 384-386.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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