Louis-Charles-Constant Delachaussée
From Wikipedia, the free encyclopedia
Écouen
Groslay
(1789-1791, 1809-1815)
| Louis-Charles-Constant Delachaussée | |
| Naissance | Écouen |
|---|---|
| Décès | (à 75 ans) Groslay |
| Allégeance | |
| Unité | Garde nationale de Paris (1789-1791, 1809-1815) |
| Grade | Lieutenant-colonel |
| Années de service | 1789 – ? |
| Conflits | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes |
| Faits d'armes | Bataille de Valmy (1792) Bataille de Pozzolo (1800) |
| modifier |
|
Louis-Charles-Constant Delachaussée, né le à Écouen et mort le à Groslay, est militaire et milicien français, spécialiste de la logistique et de l'administration.
Engagé dès 1789 dans la garde nationale, il rentre ensuite dans l'armée et suit une carrière atypique. Remplissant principalement des missions de commissaire et de logistique, il devient à la fin de la guerre officier de la Légion d'honneur.
Carrière militaire
Louis Delachaussée naît le à Écouen en Seine-et-Oise (actuel Val-d'Oise), d'un père militaire ayant été maire de la ville durant les années 1790[1].
Débuts dans la garde nationale et révélation de son talent d'administrateur
Alors qu'il n'a que seize ans, le jeune Delachaussée voit les évènements de la Révolution française depuis la banlieue parisienne, non loin du cœur de la Révolution. Il est alors pris de l'« élan patriotique » qui pousse certains Français à « courir se ranger sous le drapeau national » ; et s'engage dans la garde nationale de Paris dès sa fondation en 1789. Il prend son congé en 1791 lorsque l'unité subit une refonte, pour rejoindre le 5e bataillon de Paris. Élu sous-officier, il participe à la bataille de Valmy le , puis voit la fondation de la Première République le lendemain. Néanmoins, il ne rentre pas à la capitale mais est assigné à l'armée des Ardennes, et chargé d'harceler les positions ennemies durant leur retraite. Après cela, il se repose en garnison à Givet et est employé par le commissaire en chef de l'armée. Ce poste lui permet de se faire remarquer, devenant aide-commissaire durant le reste de l'année 1792 puis 1793[2].
Mission de commissaire de guerres et captures
En , il est fait prisonnier après la reddition de Condé par la coalition. Il est libéré et rentre en France seulement quelques mois plus tard, en septembre. Il se rengage immédiatement avec les réquisitionnaires d'Écouen et est élu capitaine par son contingent, à la quasi-unanimité. Il se dirige ensuite à Caen et est incorporé au 2e bataillon du régiment d'Armagnac en . Sous son nouveau rang de grenadier, il participe à la campagne de 1794, combattant proche de Cherbourg. Durant le mois d'août, il est appelé en urgence au quartier-général de l'armée de Sambre-et-Meuse pour devenir commissaire des guerres. Il exerce cette fonction avec zèle jusqu'en 1796[2]. Lors de la retraite de l'armée de Sambre cette année, il est chargé de Bamberg par le général en chef Jourdan, notamment afin qu'il administre la place et y réquisitionne les ressources nécessaires au maintient de l'armée. En plus, Delachaussée s'occupe de recenser les blessés, d'organiser l'approvisionnement, et de monter des hôpitaux. Lors de l'arrivée des impériaux dans la ville, il choisit de rester le plus longtemps possible pour organiser l'évacuation ; il est donc capturer par l'ennemi. Amené devant le prince Charles, il refuse de révéler quelconque information, et est donc emprisonné jusqu'à la fin de l'année. Durant sa captivité, il s'entend avec le vice-gouverneur de l'évêché de Bamberg et l'aide dans ses tâches administratives. En 1800, il rejoint le quartier-général de l'armée d'Italie, sous les ordres de Merlin de Thionville. Plusieurs officiers témoignent de son dévouement et de son efficacité, notamment durant la bataille de Pozzolo, où il organise le passage du Mincio, sous le feu ennemi. Comme à Bamberg quatre ans plus tôt, il dirige la montée des hôpitaux nécessaires et de l'évacuation des blessés, tout en organisant la logistique[3].
Fin de carrière à Paris dans la garde nationale
Dorénavant doté d'une grande popularité, il rejoint la garde nationale en 1809 en tant que capitaine des chasseurs de la légion du 7e arrondissement de Paris, puis intègre une compagnie de grenadiers en 1815, avec ce même grade. Il développe cette compagnie jusqu'à faire doubler le nombre d'hommes la composant et mène un rôle crucial dans le maintien de l'ordre de Paris lors des Cent-Jours. En 1816, il reçoit la Légion d'honneur grâce à la demande jointe des maréchaux Bernadotte et Ney, faite en pour ses services aux armées. En 1827, il reçoit la croix de Saint-Louis[4].
Il s'éloigne ensuite quelque peu de l'armée, tout en menant des missions d'organisation pour la garde nationale[4]. Néanmoins il devient chef de bataillon de grenadiers, l'équivalent de lieutenant-colonel, appelé par le nouveau maire du 7e arrondissement de Paris. En 1831, il est fait officier de la Légion d'honneur, puis occupe des postes dans l'administration de l'arrondissement, notamment en tant que membre du conseil de recensement et président d'élection[5].