Louis-François Aubry
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(à 84 ans) Batignolles-Monceau |
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Louis-François Aubry, né le à Paris et mort le aux Batignolles, est un peintre, miniaturiste, dessinateur, collectionneur et restaurateur d’œuvres d’art français.
Le , Aubry entre à la petite Pension des Arts fondée en 1782, substitut nettement moins prestigieux de l’École royale des élèves protégés de l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris fermée en 1775. Le dictionnaire Bénézit confond les deux institutions, le registre de cette petite Pension mentionnant son admission comme élève de Durameau[1]. Il fut ensuite l’élève de Vincent et prit ensuite des leçons d’Isabey qui était du même âge que lui[2]. Il était encore à l’école au mois de [1]. Il débuta au Salon en 1798[1] et exposa à tous, sauf celui de 1806, jusqu’en 1833[2]. En 1804, ayant envoyé trois miniatures et un dessin fait d’après nature, un compte rendu intitulé : Pasquino et Scapin au muséum en parle en ces termes flatteurs :
« Cet Aubry qui fait des figures si mignonnes et si ressemblantes, ne charmerait-il pas tes yeux ? Aubry fait beaucoup d’honneur à son maitre, et il l’imite parfaitement par la ressemblance et par le moelleux de son pinceau. On voit dans ses figures circuler le sang et briller les passions[2]. »
À propos du dessin, étude d’après nature, l’article ajoute : « …C’est un dessin achevé par ses belles formes, par sa précision et son élégance. C’est un modèle de beauté, parce que toutes les parties sont bien dessinées et bien arrangées…[2] » On trouve aussi le nom d’Aubry honorablement cité, quoique en des termes plus brefs, par d’autres critiques de salon[2].
Ses miniatures plaisaient particulièrement aux Bonaparte. Au Salon de 1804, ses miniatures furent remarquées à côté de celles de Saint et d’Augustin[1]. Il parait avoir été fort apprécié par la famille Bonaparte[1]. Parmi ses ouvrages principaux on cite les portraits en pied du roi et de la reine de Westphalie, de grandes miniatures qu’il exposa au Salon de 1810 et qui sont passées en Angleterre[2], et, à la galerie Wallace, se voient deux miniatures : Pauline Bonaparte, princesse Borghese et une autre personne de la famille impériale[1].
L’époque de son plus grand succès, cependant, fut pendant la période de la Restauration et après l’établissement de la monarchie de Juillet[1]. On cite, notamment, son portrait de la femme de Louis-Philippe, la reine Amélie, qui fut exposé en 1831[3]. Il est l’auteur d’un dessin au lavis figurant l’aménagement d’un refuge bonapartiste au Texas[4], qui fait aujourd’hui partie des collections du musée national de la coopération franco-américaine à Blérancourt[5].
Maitre de Saint, il tint pendant longues années un atelier ouvert aux élèves des deux sexes[2]. En 1808, il remporta une médaille de seconde classe[2] et, en 1827, celle de première classe lui fut décernée[2]. Il fut nommé chevalier de la légion d’honneur, le [2]. Il s’était acquis une bonne réputation, mais inférieure à celle d’Isabey[3]. Selon Alphonse Maze-Sencier (d), son dessin était plus sec et ses carnations moins rosées que celles de son maitre[3].
L’autoportrait miniature de Louis-François Aubry figure, entre autres œuvres de lui, au Cabinet des dessins du musée du Louvre. On trouve également de ses œuvres au musée des beaux-arts de Caen[5]. De 1833 à 1848, il fut employé, en qualité de restaurateur, par l’administration des musées[2].
