Louis-Thomas Nuiratte
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École Belsunce (d) |
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Louis-Thomas Nuiratte, né à Martigues le et mort à Fréjus le , est un religieux, écrivain et orateur français.
Louis-Thomas Nuirate naît à Marseille le [1]. Il fait ses études chez les Jésuites au Collège de Belzunce. Entré dans l'Ordre des Minimes à Aix-en-Provence, il prononce ses vœux le et est ordonné prêtre. Se destinant à l'enseignement, il est professeur de rhétorique au Collège de l'Ordre de La Ciotat.
Il passe quelque temps au couvent romain de la Trinité-des-Monts, où il et élu correcteur. Il est membre de l'Arcadie.
Après trois ans, il retourne dans la province de Provence et, à l'âge de 36 ans, est élu provincial à l'unanimité, succédant au Père Michel-Ange Marin à ce poste. Il participe aux chapitres généraux de 1764 et 1768. À Marseille, après avoir accompli ses projets gouvernementaux et renoncé à ses aspirations à l'étude et à la retraite, il se consacre au service du confessionnal et à la prédication. Il est également maître des novices et lecteur de théologie. En 1768, il passe l'examen de théologie des Lettres ascétiques du Père Marin. L'essentiel de ses ressources (une pension qu'il recevait de sa mère avec l'autorisation de l'Ordonnance) est destiné à enrichir la bibliothèque conventuelle, et il convaint d'autres religieux, comme le Père Colonia, qu'ils contribuent à cet objectif.
Supérieur provincial pour la troisième fois lorsque les couvents sont supprimés sous la Révolution, il se trouve qu'aucun des vingt-deux religieux qui composent la communauté ne prête serment à la Constitution civile du clergé, incitant ainsi d'autres prêtres et religieux d'autres ordres à faire de même, ce qui lui vaut l'inimitié des Jacobins marseillais qui sont contraints de l'éliminer. Avec le Père François-Louis-Marie Taxy, il se réfugie chez une tante qui habitait Plaine-Saint-Michel, non pas pour cette raison, mais parce qu'il redouble de prudence dans l'administration des sacrements aux malades et la célébration de la messe pour les religieuses. Arêtés avec le Père Tassy, tous tentèrent de le convaincre, allant jusqu'à leur proposer, afin de calmer les plébéiens rassemblés sur la place devant la mairie, de prêter serment avec retenue, ce qui leur faciliterait l’absolution une fois partis à Rome. Face à l'impossibilité de vaincre leur résistance, il est décidé, sous prétexte de mieux les protéger, de les transférer dans les prisons du Palais de Justice. Entre le 10 et le au matin, alors qu'un convoi transportait des gardes détenus, des sicarios se jettent sur eux et les attaquent à coups de sabre et de baïonnette. La foule piétine leurs corps et, selon certains témoignages, certains les ramassent encore vivants. À plusieurs reprises, les corps sont transportés près du couvent des Minimums, où l'on les ramène pour les récupérer. Finalement, tard dans la nuit, un officier de la garde ordonne de les enterrer au cimetière du couvent. Les Pères Nuirate et Taxy devinrent alors l'objet d'une grande dévotion populaire. Le récit de leur martyre, d'abord composé par le Père Gleise, est ensuite recueilli par son collègue général, le Père Brouchier.
Publications
- La vie du bienheureux Gaspard Bon de l'Ordre des Minimes (1788)
- Cantiques spirituels, à l'usage des missions des prêtres séculiers (1761, 1775 et 1783)
- Oraison funèbre de M. De Belzunce (1756)