Louis-Vivant Lagneau

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Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Lagneau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Louis Vivant Lagneau
Biographie
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Vue de la sépulture.

Louis-Vivant Lagneau, né le , à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et mort le à Paris (9e), est un chirurgien militaire et médecin vénérologue français.

Il a participé à 22 campagnes napoléoniennes et a été membre de l'Académie nationale de médecine[1].

Naissance et enfance

Louis-Vivant Lagneau, dans le Journal d'un chirurgien de la grande armée décrit son enfance et sa formation. Il indique qu'il est baptisé à l'église Saint-Jean de Vieille-Maizelle[Quoi ?], paroisse de ses parents Simon Lagneau, de Drancy-le-Fort et Anne Adenot, de Chagny. Il a un frère aîné et trois sœurs plus jeunes que lui. À la sortie de ses premières écoles, il est placé chez un grammairien-latiniste, M. Briolet, jusqu'en 1790. Il rentre alors au collège de Chalon-sur-Saône, tenu par des religieux. Ces derniers sont renvoyés, dans cette période révolutionnaire ; il est alors organisé un collège laïque.

Formation

Le collège ne fonctionna que peu de temps. Lagneau est alors placé à l'hôpital de Chalon-sur-Saône, sous la direction d'un chirurgien, M. Gauthey. Mais son apprentissage lui paraissant insuffisant, 18 mois après son entrée à l'hôpital, il le quitte pour Paris. Il suit alors les cours de Bichat jusqu'en 1802, date de sa mort. En 1803 il est reçu interne des hôpitaux, lors de l'ouverture du premier concours, le (14 prairial de l'an XI). Il a 22 ans. Sa thèse de doctorat est un Exposé des diverses méthodes de traiter les maladies vénériennes.

Il va s'établir à Paris, en contractant avec la veuve Bertrand le rachat de la clientèle de son mari défunt. Mais il n'a pas le temps de s'installer. Le Premier Consul, par arrêté du (9 frimaire an XII), organise le service de santé des armées. L. V. Lagneau, dans ce cadre là, est pris par la conscription[2].

Chirurgien des armées de Napoléon

Il est nommé chirurgien de troisième classe au 3e corps de l'armée des Côtes et attaché à l'hôpital de Bruges. Il est chirurgien du jusqu'au . Il suit toujours fidèlement Napoléon au sein de différents régiments. Il est successivement sous-aide-major au 1er bataillon du 9e régiment de ligne () ; chirurgien aide-major au 12e régiment de dragons () ; chirurgien-major au 2e régiment des conscrits grenadiers de la Garde (), avec le même grade, il est affecté ensuite aux fusiliers grenadiers de la Vieille Garde. En 1813, il est chirurgien major du 4e régiment des tirailleurs de la Vieille Garde. Il ne sert pas les Bourbons, mais revient pour les Cent-jours. Il est alors présent jusqu'à Waterloo. Il est mis en non-activité au . Le , il est nommé chirurgien major du 3e régiment de grenadiers à pied de la Vieille garde. Le , il est licencié.

Tout au long de ces années, il parcourt la Belgique, l'Italie, la Prusse, la Pologne, l'Espagne, l'Autriche, la Russie, la France. Il a participé à 22 campagnes et à de très nombreuses batailles : Eylau, Friedland, Talavera de la Reina et à la campagne d'Espagne, à la campagne de Russie (Moscou, Smolensk, Moskova, Krasnoié, passage de la Bérénisa), à Bautzen, Dresde, Leipzig, Hanau, la Fère-Champenoise (son cheval est tué sous lui), à Waterloo où son ambulance est près de l'endroit où se tient l'empereur.

Retour à la vie civile

Il redevient médecin dans la vie civile. Il reprend ses travaux de médecin et de chercheur. En 1816, il est membre de la Société de médecine du département de la Seine, en 1823 il est membre de l'Académie nationale de médecine, section de médecine opératoire.

En 1816, il épouse Marie Marin, héritière de M. Henrion, ancien administrateur général des équipements de l'armée de Sambre-et-Meuse. Plusieurs enfants sont nés de cette union ; sa fille se maria avec Adrien Bigorne, fils d'un ancien officier de la Garde, qui fut, comme son fils René Bigorne (1853-1892, marié à la fille du peintre Léon-Charles Flahaut), maire de Marigny-en-Orxois ; son fils Gustave-Simon, né en 1827, mort en 1896, fut reçu docteur en 1851. Membre de l'Académie de médecine et président de la Société d'anthropologie de Paris, il publia, comme son père, des ouvrages sur les maladies vénériennes.

Louis-Vivant Lagneau a 86 ans quand il meurt, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (27e division).

Récompenses

Il est nommé membre de la Légion d'honneur le 1808, chevalier de l'Ordre de la Réunion, le , officier de la Légion d'honneur le . Pour son action lors de l'épidémie de choléra de 1832, il reçoit une médaille pour récompenser les services rendus comme médecin en chef de l'hôpital temporaire du 2e arrondissement de Paris.

Publications

Notes et références

Liens externes

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