Perier de Salvert, écuyer, est seigneur du manoir du Moros[5], de Kerrichard et autres lieux[3]. Le Moros avait été acheté par son père aux fils d'Abraham Duquesne. En 1770, il vend le Petit Moros à Jean-Baptiste Frollo, capitaine des garde-côtes et presseur-négociant à Concarneau, moyennant paiement de la rente foncière et d'un millier de noix par an. Frollo est autorisé à percer des fenêtres et à bâtir des appentis. À la Révolution, les citoyens le dénoncent comme «un homme riche, sa seule terre de Moros valant 4000 à 5000 livres de rente», sans compter ses bénéfices sur les blés, seigles, bois et fruits que lui rapportent ses fiefs. En , un violent incendie ravage le village du Petit Moros. En 1795, le manoir et les métairies du Grand Moros sont séquestrés et vendus comme Biens nationaux[6].
Marié le à Toulon avec Catherine Françoise de Gervais, fille de François de Gervais, prévôt général de la Marine à Toulon[7], et de Thérèse Lamanoird, il a 6 enfants[3]:
Thérèse Françoise Aimée de Perier de Salvert (1759-1759)
À la fin de la guerre, Perier de Salvert devient membre honoraire de la Société des Cincinnati[11], société patriotique créée par Washington le pour réunir les soldats qui se sont distingués pendant le conflit[4].
Retiré du service le pour cause de mauvaise santé, avec les provisions de chef d'escadre et une pension de 3600 livres sur la Trésor royal, indépendamment de celle de 600 livres dont il jouissait sur le même fonds () et de celle de 400 livres sur les Invalides[3].
↑Michel Talandier, «Le moulin du Moros avant sa destruction, la route de Melgven et la ferme de Kerveil», Lanriec.com, le journal de la rive gauche de Concarneau, , p.1
↑Michel Gueguen, «Le manoir noble du Petit Moros», Lanriec.com, le journal de la rive gauche de Concarneau, n°2, , p.2 et 3 (lire en ligne)
↑Jean-Jacques Lartigue, Dictionnaire des décorés de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis nommés au titre de la Marine et des Colonies (1693-1814), Paris, Patrice du Puy, , 458p. (ISBN9791090452442, lire en ligne), p.381
↑Docteur Fontan, La Marine provençale dans la guerre d'indépendance des États-Unis, tome 7, Marseille, Institut historique de Provence, , 286p. (lire en ligne), p.24
↑William Bell Clark, Naval Documents of the American Revolution, volume 12, Naval History Division, (lire en ligne), p.558 et 640
↑Bryce Metcalf, Original members and other officers eligible to the Society of the Cincinnati, 1783-1938, Historic Trust Eastwood Publishing Company, , 390p. (ISBN1885943032, lire en ligne)
Christian de La Jonquière, Les marins français sous Louis XVI: guerre d'indépendance américaine, Issy-les-Moulineaux, Éditions Muller, (lire en ligne).