Louis Bandy de Nalèche

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Réélection14 octobre 1877
CirconscriptionCreuse
LégislatureIre et IIe (Troisième République)
Louis Bandy de Nalèche
Fonctions
Député français

(2 ans, 11 mois et 6 jours)
Élection 20 février 1876
Réélection 14 octobre 1877
Circonscription Creuse
Législature Ire et IIe (Troisième République)
Groupe politique Centre gauche
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Amédée Le Faure
Conseiller général de la Creuse

(5 ans)
Circonscription Canton de Felletin
Prédécesseur Pierre Ducher
Successeur Hippolyte Lassaigne
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Aubusson
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Versailles
Nationalité Française
Résidence Creuse

Image illustrative de l’article Louis Bandy de Nalèche

Charles-Léonard-Louis Bandy de Nalèche, né le à Aubusson (Creuse) et mort le à Versailles, est un homme politique français.

Arrière-petit-fils de Léonard Bandy de Lachaud, petit-fils du général Gilbert Bandy de Nalèche, fils d'Auguste-François Bandy de Nalèche, sous-préfet d'Aubusson, et de Françoise Le Petit de La Forest, Louis Bandy de Nalèche, est l'un des membres d'une famille de la bourgeoisie creusoise. Après des études secondaires au lycée Henri-IV, licencié en droit, il achète l'une des soixante charges d'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation[1], fonctions qu'il occupe de 1858 à 1862. Il gagne un certain renom par ses travaux littéraires et historiques sur la Moldo-Valachie, Michel de L'Hospital et la Creuse. Il publie ainsi en 1859 Les Maçons de la Creuse, étude sur les maçons de la Creuse dans laquelle il indique les conséquences catastrophiques de cette émigration pour la Creuse, en analyse les causes et propose des solutions qui ne seront pas reprises.

Nommé maire du Monteil-au-Vicomte en 1852, à la mort de son grand-père, il n'est pas retenu comme candidat officiel du canton de Royère au conseil général de la Creuse en 1855 et perd face au candidat sortant[2].

Attaché aux idées libérales, il rallie la République lors de sa proclamation le . En 1874, il est élu conseiller général du canton de Felletin après le décès de Pierre Ducher[3]. Le , candidat républicain dans l'arrondissement d'Aubusson, il est élu avec 6 580 voix sur 7 437 votants et 11 718 inscrits contre 640 à Joseph-Alfred Cornudet des Chaumettes. Siégeant sur les bancs de la gauche modérée, il vote l'amnistie partielle des communards le , le projet de loi sur la collation des grades le suivant, la loi sur l'élection des maires, précédemment nommés par le préfet, le et l'ordre du jour Laussedat contre les menées ultramontaines le . L'un des 363 députés républicains opposés au coup de force présidentiel du , il est réélu le avec 5 393 voix contre 1 625 à son adversaire royaliste sur 7067 votants et 11 664 inscrits. À la Chambre, il vote contre l'éphémère gouvernement de Rochebouët et apporte son soutien au gouvernement Dufaure, avant de mourir à l'âge de 50 ans.

Il épouse le Berthe Lafond de Lurcy. Le couple a quatre enfants, dont deux fils : Étienne, qui dirige le Journal des débats, et François Louis, père naturel de la comédienne Françoise Rosay. Il reçoit du pape Pie IX le titre de comte en 1861.

Mandats

  • -  : député de la Creuse
  • -  : député de la Creuse

Œuvres

  • La Moldo-Valachie, Imprimerie de Walder, 1856, 16 pages.
  • Poésies complètes du chancelier Michel de L'Hospital: première traduction annotée suivie d'une table analytique et précédée d'un Nouvel essai sur l'esprit de L'Hospital, par Louis Bandy de Nalèche, Hachette, 1857, 396 pages.
  • Les Maçons de la Creuse, E. Dentu, , 96 p. (lire en ligne)
    Réédité par les Éditions René Dessagne en 1984
    .

Réédité en 1996 par Chardon Bleu Editions.

Source

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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