De 1953 à 1954, il sert comme instructeur d'exercices militaires, notamment pour le jeune Joseph-Désiré Mobutu à Luluabourg (actuelle Kananga) et deviendra par la suite le mentor de celui-ci[4]. Il est l'un des rares soldats congolais de toute l'armée à atteindre le grade d'adjudant avant l'indépendance en 1960.
Après l'indépendance, la Force publique se mutine pour protester contre les mauvaises conditions de travail. Des officiers africains sont nommés pour remplacer le personnel européen afin de remédier au problème, et Mobutu est nommé chef d'état-major de la force, rebaptisée armée nationale congolaise (ANC). En raison du bouleversement du corps des officiers et de ses liens familiaux avec Mobutu, Bobozo est directement promu colonel et chargé de la garnison du camp Hardy à Thysville. Il assure brièvement l'intérim du commandement de l'armée en octobre.
En 1963, il est chargé d'une nouvelle unité, le quatrième groupement du Sud-Katanga. Le , il dirige une petite force gouvernementale pour reprendre la ville d'Albertville aux rebelles Simba. En , il est promu au grade de général de division.
En après le coup d'État de Mobutu, Louis Bobozo est nommé chef d'état-major général de l'armée nationale congolaise (ANC)[5]. Le , il a subi un grave accident vasculaire cérébral et a dû abandonner ses fonctions à un général par intérim. Il a officiellement pris sa retraite en tant que commandant en chef en 1972. Il est décédé en .
↑«LE GÉNÉRAL MOBUTU ÉLIMINE LE PRÉSIDENT KASAVUBU ET S'ATTRIBUE TOUS LES POUVOIRS Le colonel Mulamba remplace M. Kimba comme premier ministre», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )