Louis Bolk
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Louis Bolk (Overschie, – Amsterdam, ) est un anatomiste et biologiste néerlandais du XIXe siècle et du XXe siècle.
| Recteur de l'université d'Amsterdam |
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Chercheur brillant ayant acquis une très grande autorité nationale (à la fin de sa carrière tous les enseignants néerlandais d’anatomie sont de ses anciens élèves) comme internationale, il est à l’origine de l’International Academic Committee for Brain Research afin de la structurer les recherches internationales sur le système nerveux[1].
Il est resté célèbre pour sa théorie de la fœtalisation selon laquelle l'homme serait un primate ayant conservé dans sa forme adulte, des caractères fœtaux, comme l'important rapport neurocrâne-face, alors que celui-ci s'inverse avec la croissance chez le gorille et le chimpanzé, avec lesquels l'homme partage pourtant un ancêtre commun. Ainsi, ce sont les rythmes de croissance intra-utérins de cet ancêtre commun, avec un cerveau se développant plus longtemps que la face, qui ont été conservés jusqu'au stade adulte[2]. À ne pas confondre avec la néoténie qui est la conservation jusqu'au stade adulte, d'un état embryonnaire.
Cette théorie de la fœtalisation est évoquée à plusieurs reprises par Jacques Lacan pour justifier son stade du miroir[1].
Resté célibataire, on ne lui connaît pas de descendance[1].
Voir aussi
- L. Bolk, « Le problème de la genèse humaine » (Das Problem der Menschwerdung, 1926), trad. F. Gantheret et G. Lapassade, in Revue française de Psychanalyse, mars-, pp. 243–279.
- Dambricourt-Malassé A., 1988. Hominisation et fœtalisation. Comptes rendus de l'Académie des sciences, 307, II, p. 199-204
