Louis Cloquet
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Sint-Michielsbrug (d), Gand-Saint-Pierre |
Louis Cloquet, né le à Feluy (Belgique) et mort le à Gand, est un architecte, professeur et écrivain belge adepte du style néogothique dont il est l'un grand artisan. Il a surtout été actif à Gand.
Louis Adrien Martial Cloquet est le fils de Norbert Cloquet, médecin, et de Marie Thérèse Wauthier[1]. En , il épouse Rosalie Helleputte à Feluy puis, à la suite de son décès, Élisabeth Schmitz. Par son union avec Rosalie Helleputte, il était le beau-frère de Joris Helleputte, architecte néogothique à Gand et ministre belge[2]. De ces unions, il a eu cinq enfants.
En 1871, il obtient le diplôme d'ingénieur civil des ponts et chaussées à l'université de Gand, alors francophone. En 1880, il commence par enseigner à l'école Saint-Luc de Tournai.
En 1890, il est nommé professeur à l'université de Gand où il a lui-même obtenu son diplôme. Quatre ans plus tard, Louis Cloquet est promu professeur titulaire. En plus d'enseigner à l'université de Gand, il enseigne à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers[3].
En tant qu'architecte-bouwmeester de la ville de Gand, il construit de nombreux édifices publics d'importance dans le style néogothique qu'il affectionne : l'hôtel des postes de Gand, la gare de Gand-Saint-Pierre, le pont Saint-Michel, etc.
Il rencontre les frères Desclée et collabore avec eux aux éditions Desclée de Brouwer. Il crée, sous le pseudonyme de « Louis de Lutèce » la revue Le coloriste enlumineur en 1893 aux éditions Desclée de Brouwer. Cette revue éducative paraîtra pendant une année et sortira douze numéros[4].
Comme rédacteur en chef ou secrétaire[5], il participe activement à La revue de l'art chrétien dans laquelle il fait l'éloge de l'art gothique et de son renouveau actuel. Il édite plusieurs ouvrages consacrés à l'architecture en Belgique et à l'art néogothique, dont un livre intitulé Traité d'architecture, un manuel pour les architectes divisé en cinq parties, fortement influencé par Viollet-le-Duc[6].
À la suite de son décès le à Gand, il reçoit de funérailles à l'église Saint-Paul de Gand.
Œuvres
- Gare de Gand-Saint-Pierre
- Pont Saint-Michel (Sint-Michielsbrug) à Gand
- Hôtel des postes de Gand
- Institut Rommelaere à l'université de Gand
- Institut physiologique de Gand
- Institut pharmacologique de Gand du prof. J.F. Heymans.
- Église paroissiale Saint-Martin de Wetteren, dont la tour date du XVe siècle [7].
- Bureau de poste (anciennement maison des Templiers) reconstruit à l'identique en 1903 à Ypres
