Fils de Pierre-Louis-Marie Cornemuse, quartier-maître en chef de la 40e demi-brigade, natif de Calais, et de Marie-Cécile de Kergu, Louis-Antoine-Ange Cornemuse est né le à Saint-Malo, rue de la Croix-du-Fief. Il est le frère aîné de Félix-Marie Cornemuse (1798-1843), capitaine au 57e régiment d'infanterie de ligne.
Le , le général Cornemuse se déclare candidat au siège de député de Seine-et-Oise laissé vacant par le général Changarnier, qui a opté pour la Somme[1]. Il se désiste cependant quelques jours plus tard afin de ne pas diviser les voix du parti de l'Ordre[2], laissant ainsi le champ libre à Napoléon Lepic.
Il est nommé l'année suivante chef d'état-major général de l'armée de Paris sous le commandement du général Magnan. Promu général de division le , il est atteint d'une fluxion de poitrine quelques jours plus tard. Au terme d'une convalescence de six semaines, la rupture d'un vaisseau entraîne une hémorragie fatale[3]: le , le général Cornemuse meurt dans son logement de fonction du pavillon de Marsan, au palais des Tuileries[4]. Après la célébration des obsèques en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, il est inhumé dans la 27e division du cimetière du Père-Lachaise[5].
Gravure de 1881 illustrant la rumeur du duel entre Cornemuse et Saint-Arnaud.
L'annonce de sa mort ayant été suivie de peu par celle du départ du maréchal de Saint-Arnaud pour les îles d'Hyères, une rumeur s'est aussitôt développée dans les milieux hostiles au Second Empire: après la disparition d'une forte somme déposée par Napoléon III sur la cheminée du cabinet de l'empereur aux Tuileries, le maréchal aurait tenté de se disculper en accusant le général, provoquant ainsi un duel au cours duquel Cornemuse aurait été tué[6].