Louis Couperus
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| Nom de naissance | Louis Marie Anne Couperus |
|---|---|
| Naissance |
La Haye |
| Décès |
(à 60 ans) De Steeg |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Néerlandais |
|---|---|
| Mouvement | Naturalisme |
| Genres |
Œuvres principales
- Eline Vere (1888)
- La Force des ténèbres (De stille kracht) (1900)
Louis Marie Anne Couperus, né le à La Haye et mort le à De Steeg, dans la province de Gueldre, est un romancier et poète néerlandais. Il est considéré comme une des figures éminentes de la littérature néerlandaise, étant l'un des premiers représentants néerlandais du naturalisme littéraire.
L'œuvre de Couperus embrasse une grande variété de genres littéraires. Il débuta par la poésie, mais se tourna rapidement vers le roman psychologique, genre qui lui valut sa plus grande renommée. Il écrivit également des contes, des nouvelles, des romans historiques, ainsi que de nombreux récits de voyage et chroniques.
Ancêtres
Louis Couperus appartient à la famille patricienne néerlandaise des Couperus. À l'origine une famille frisonne de tonneliers, son nom est latinisé par la suite. Abraham Couperus (1752-1813), l'arrière-grand-père de Louis Couperus, s'établit aux Indes orientales néerlandaises, où il exerce d'abord la profession de marchand, puis devient gouverneur de Malacca[1]. Le père de Louis, John Ricus Couperus (1816-1902), est membre du Conseil de justice à Padang en 1844 et à Batavia en 1846. Il est ensuite conseiller à la Cour suprême en 1850. Son épouse, la mère de Louis Couperus, est Catharina Geertruida Reynst (1829-1893), fille de Jan Cornelis Reijnst (1798-1871), gouverneur général par intérim des Indes néerlandaises[2].
Jeunesse
Louis Couperus naît le à La Haye, au 11 Mauritskade, benjamin d'une fratrie de onze enfants[3]. Trois ans auparavant, la famille est arrivée à La Haye en provenance des Indes néerlandaises. Les trois prénoms de Louis sont ceux de trois sœurs mortes avant sa naissance. En raison d'une confusion à ce sujet, Louis Couperus est enregistré comme une fille au registre de la population de La Haye jusqu'à sa majorité[4]. Il est baptisé le à l'église wallonne de La Haye[5]. La famille Couperus repart pour les Indes néerlandaises le afin d'aider les frères de Couperus dans leurs carrières, la famille étant propriétaire du domaine de Tjicoppo, près de Bogor. Ils y arrivent le et s'installent à Koningsplein, à Batavia, en 1873[6]. Durant son enfance, Louis n'a de contact régulier qu'avec son frère Frans, de six ans son aîné, et sa plus jeune sœur Trudy, de sept ans son aînée. L'écart d'âge avec ses autres frères et sœurs est trop important[7].

En 1874, Couperus commence ses études secondaires au Gymnasium Willem III de Batavia[8]. C'est là que s'éveille son intérêt pour l'Antiquité classique. À cette époque, il est déjà en contact avec sa future épouse, Elisabeth Baud (1867-1960), qui est également sa cousine germaine. Louis Couperus l'a rencontrée à l'âge de neuf ans[9].
En 1878, Louis Couperus rentre aux Pays-Bas avec ses parents ; ses frères aînés, en dehors de Frans déjà rentré en Europe, et ses deux sœurs aînées restent aux Indes néerlandaises. Ils vont alors vivre avec Frans sur le Nassaukade, à La Haye[10]. Durant cette période, Couperus lit les romans d'Émile Zola et d'Ouida[11]. En 1881, Couperus quitte la HBS, où il est en échec scolaire, et poursuit ses études pour obtenir un certificat d'enseignement du néerlandais[12]. En 1883, la famille déménage à Nassauplein. La même année, Elisabeth Baud retourne également aux Pays-Bas et s'installe chez ses grands-parents, Guillaume Louis Baud et Wilhelmina Jacobina Theodora Couperus. En mai de la même année, John Ricus Couperus vend le domaine de Tjicoppo aux Indes néerlandaises[13]. Louis Couperus commence sa carrière littéraire en juillet de la même année avec le poème Erinnering, paru dans la revue Nederland[14]. De 18 à 23 ans, Louis Couperus reçoit des leçons particulières d'études littéraires de Jan ten Brink (en). Son propre père lui enseigne l'anglais, langue qui n'est pas enseignée à l'école secondaire[15].
Premiers romans

En 1884, la famille déménage au 20, Surinamestraat[16]. En 1885, le premier ouvrage de Couperus publié sous forme de livre, le recueil de poèmes Een lent van vaerzen, paraît aux éditions J.L. Beijers[17]. Louis Couperus est élu membre de la Société de littérature néerlandaise de Leyde en [18], et obtient son certificat d'aptitude à l'enseignement du néerlandais le . Il n'aspire cependant pas à devenir enseignant[19]. En 1887, il renoue avec Elisabeth Baud. En décembre de la même année, il commence son premier roman, Eline Vere, œuvre naturaliste marquée par l'influence de Zola et Flaubert, dont le récit paraît en feuilleton dans Het Vaderland l'année suivante et connaît un vif succès[20]. Le , il est publié pour la première fois en volume. À vingt-cinq ans, Louis Couperus s'est ainsi définitivement fait un nom dans le monde littéraire. Le livre connaît un succès immédiat et neuf éditions sont publiées jusqu'à la mort de Couperus.
En , Couperus se rend en Scandinavie avec son beau-frère Benjamin Vlielander Hein. En , il termine son deuxième roman, Noodlot[21]. Il entreprend un voyage à Carlsbad, puis reçoit le prix Thieme le pour Eline Vere[22]. Le , Couperus se radie du registre de La Haye, avec l'intention de s'installer à Paris pour une longue période. Sur place, il rend visite à l'écrivain franco-polonais Théodore de Wyzewa et assiste à une conférence de Francisque Sarcey, journaliste et critique de théâtre renommé. Cependant, une lettre à sa sœur Trudy révèle que, dans l'ensemble, son séjour parisien est une grande déception[23]. Couperus retourne à La Haye en suite à la mort de G.L. Baud, le grand-père d'Elisabeth. Le , il l'épouse ; leur lune de miel a lieu en Flandre. Toutefois, Couperus était très probablement homosexuel et son mariage avec Elisabeth Baud demeura sans enfant. Ce mariage, reposant sur une amitié sincère, a donc été interprété comme un alibi social[24]. Le , le couple emménage à la Villa Minta, située au 15, Roeltjesweg, à Hilversum, rue connue sous le nom de Couperusweg depuis 1935. En décembre de la même année, Lambertus Jacobus Veen, des éditions L.J. Veen, contacte Couperus pour lui proposer de publier L'Extase (Extaze), son troisième roman[25]. Noodlot est traduit en anglais en 1891, Couperus recevant par la suite une lettre de félicitations d'Oscar Wilde pour ce roman[26]. Le Portrait de Dorian Gray est traduit par son épouse Elisabeth en néerlandais et publié en 1893 aux Pays-Bas[27].

En , Couperus entreprend un voyage en Italie et arrive à Florence. Le , deux semaines seulement après son départ des Pays-Bas, sa mère meurt, l'obligeant à rentrer chez lui[28]. Le roman Majesté (Majesteit) est publié en feuilleton à partir de [29]. En septembre, il retourne en Italie, où il rédige ses premières impressions de voyage[30]. En décembre, il poursuit son voyage jusqu'à Rome. Il conclut ce périple par une visite à Athènes, où il ne séjourna que brièvement en raison des conditions de vie précaires[31].
Alternance de succès et d'échecs
En , Couperus devient rédacteur en chef du magazine mensuel De Gids. En , il se rend de nouveau en Italie et rend visite à Florence à Ouida, une romancière qu'il admire beaucoup[32]. En , il emménage au 123, Jacob van der Doesstraat à La Haye. Son ami Gerrit Jäger se suicide le mois suivant. Couperus commence alors à travailler sur son roman suivant, Paix universelle (Wereldvrede), paru en épisodes entre août et [33]. Couperus démissionne de son poste de rédacteur en chef à De Gids le [34]. Il repart pour l'Italie en octobre, où il reçoit de mauvaises critiques de Paix universelle et rencontre le sculpteur Pier Pander à Rome[35].
Au cours des trois années suivantes, Couperus voyage beaucoup en Europe, se rendant plus fréquemment en France, en Allemagne et en Angleterre. En 1897, il démissionne de la Société de littérature néerlandaise car il projette de quitter le pays. Le , jour du dix-septième anniversaire de la reine Wilhelmine, il est nommé officier de l'Ordre d'Orange-Nassau[36]. Le ministre de l'Intérieur, Hendrik Goeman Borgesius, propose la candidature de Couperus comme douzième et dernier candidat à la nomination comme chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais. Selon la proposition du Conseil des ministres, la poétesse Hélène Swarth doit également être nommée chevalier de l'Ordre d'Orange-Nassau lors de la même cérémonie annuelle. Cependant, la reine régente Emma juge excessif de décorer deux personnalités littéraires simultanément. Le choix se porte donc sur Couperus, mais pour l'écrivain, âgé de seulement 31 ans, une nomination à l'Ordre du Lion néerlandais est considérée comme trop prestigieuse pour le moment[36].

En 1898, Couperus se rend à Londres. En novembre, il renoue avec le succès avec la parution du conte merveilleux Psyche[37]. L'année suivante, en février, il fait un voyage aux Indes néerlandaises, où il séjourne quelque temps en juin à Tegal chez sa sœur Trudy et son beau-frère, Gérard de la Valette. Après la nomination de ce dernier à Pasuruan, Couperus et son épouse y résident également. C'est là que Couperus commence son roman le plus connu, La Force des ténèbres (De stille kracht), dans lequel la demeure de Valette sert de modèle pour celle de l'un des personnages principaux, le résident (gouverneur) Otto van Oudijck[38]. L'action du roman se déroule à Java et décrit la lente déchéance d'Otto van Oudijck dont la maison est frappée de phénomènes mystérieux à la suite d'une malédiction proférée à son encontre par une aristocrate de Madura dont il a destitué le fils regent (préfet).
En , Couperus et son épouse se rendent à Nice, où ils s'installent dans un hôtel de la rue Rossini. De là, ils partent pour Gênes. Le mois suivant, ils retournent aux Indes néerlandaises[39]. Un an plus tard, en , Couperus revient aux Pays-Bas. Durant cette période, il termine La Force des ténèbres, qui est publié en [40]. En août de la même année, Couperus et son épouse se rendent en Allemagne et en Suisse, visitant notamment Wiesbaden, Baden-Baden et Lausanne pour rendre visite à leur famille. En octobre, il retourne à Nice avec son épouse, où, le , ils s'installent à la « Villa Jules », située dans une rue adjacente à l'actuelle avenue Borriglione[41]. Au cours des dix années suivantes, ils résident principalement en France et en Italie.
Entre février et , il écrit les deux premiers des quatre volumes de Boeken der Kleine Zielen, le dernier volume de cette saga étant publié en 1903[42]. En 1902, il rencontre à Genève Willem Gerard van Nouhuys, avec lequel il commence à collaborer. En juillet de la même année, son ami et ancien mentor Jan ten Brink meurt. Le , le père de Couperus, John Ricus, meurt également à l'âge de 86 ans[43].
En , Couperus fonde la revue littéraire Groot Nederland avec Cyriel Buysse et Van Nouhuys[44]. Un an plus tard, son œuvre suivante, le roman familial Vieilles gens et choses qui passent (Van oude menschen, de dingen, die voorbij gaan...), où les Indes néerlandaises jouent un rôle important, paraît en feuilleton dans cette revue. Durant cette période, il se remet à la poésie et écrit une série de sonnets dédiés aux sculptures de son ami Piet Pander, qu'il revoit à cette époque. Cette période marque le début de celle où Couperus s'intéresse davantage à l'Antiquité classique dans son œuvre. Couperus commande également à Pander un portrait en marbre d'Élisabeth[45]. En 1905, il publie le roman historique De berg van licht, sur Héliogabale, qui suscite la controverse pour son traitement de l'homosexualité[46].
Journalisme et nouvelles
Entre 1906 et 1910, Couperus écrit relativement peu. Ses livres se vendant mal durant ces années, il décide de ne plus écrire de romans. Il quitte la Villa Jules pour Venise en et séjourne à Bagni di Lucca en juin. Il rend également une nouvelle visite à Ouida à Camaiore[47]. Dans le même temps, il disparaît progressivement de la vie littéraire. À Florence, jusqu'en 1915, Couperus dispose de grandes chambres dans une pension suisse au troisième étage du Palazzo Niccolini.

En , Couperus commence à publier ses feuilletons hebdomadaires dans Het Vaderland et des nouvelles plus longues dans Groot Nederland. Vers 1909, il écrit de nombreux récits courts où l'Antiquité occupe une place centrale. Ces œuvres sont plus tard rassemblées en deux volumes intitulés Antieke verhalen, van goden en keizers, van dichters en hetaeren et Schimmen van schoonheid[48]. Voyage au centre de l'Antiquité (Antiek toerisme) peut être considéré comme une nouvelle plus longue sur la Rome antique, avec, en toile de fond exotique pour le protagoniste romain, l'Égypte conquise par Rome.
En , Couperus et sa femme ouvrent une pension de famille à Nice. Couperus écrit quelques nouvelles et commence la publication d'un feuilleton hebdomadaire dans Het Vaderland le . En , son frère Frans meurt. En décembre, la pension de famille niçoise ferme ses portes. Jusqu'en 1912, le couple entreprend des voyages en Italie ; durant la dernière semaine de 1911, ils quittent Florence pour la Sicile. En raison du mauvais temps, ils doivent séjourner quelques jours à Naples, profitant de l'occasion pour visiter le musée archéologique national[49]. En 1913, ils font un voyage de trois mois à travers l'Espagne. En septembre, son ami Johan Hendrik Ram se suicide. En , Couperus remporte le prix Nieuwe Gids pour Antiek toerisme. Il séjourne quelque temps à Munich pendant l'été 1914 avant de retourner à Florence en septembre[50].
En , Couperus et sa femme retournent à La Haye en raison de la Première Guerre mondiale. Ils s'installent d'abord chez la sœur et le beau-frère de Couperus, rue Molenstraat, un événement que Couperus relate dans Het Vaderland le mois suivant. En , il emménage dans un appartement rue Hogewal[51]. Certains indices laissent penser que Couperus, désespéré par ce retour forcé, envisage brièvement le suicide[52]. À La Haye, Couperus se produit pour la première fois comme artiste de performance, faisant des lectures publiques à la galerie d'art Kleykamp[53]. Il s'installe au 2, rue Hogewal et reprend la rédaction de ses chroniques pour Het Vaderland. En novembre, il rend visite à Cyriel Buysse, et rencontre l'écrivain et sportif Henri van Booven, son futur biographe.
Au printemps 1916, Antoon van Welie réalise son portrait ; il correspond également avec le classiciste W.E.J. Kuiper au sujet de l'essai de ce dernier sur l'œuvre de Couperus. Il est engagé par le journaliste S.F. van Oss comme collaborateur au Haagse Post[54]. On suppose que Couperus commence son roman inachevé Zijn adoptie zoon, dont un fragment est découvert par la suite, vers 1917[55]. En , la première d'une adaptation théâtrale d'Eline Vere par Elisabeth Couperus a lieu au Theater Heerengracht ; l'actrice principale de la pièce est Else Mauhs[55].
Dernières années et mort (1918-1923)
En , la sœur de Louis Couperus, Trudy, meurt. Lors du naufrage du paquebot Amstel en , son neveu préféré, Frans Vlielander Hein, à qui il a dédié De Ode, périt également, ainsi que son épouse Enny Vrede. Quelques mois plus tard, Couperus rédige un nouveau testament, le troisième. Comme dans le précédent, son épouse est désignée comme unique héritière[56].

En 1920, Couperus publie Iskander, un roman sur Alexandre le Grand qui est considéré comme son roman historique le plus réussi mais qui choque une partie du public pour sa représentation de l'homosexualité[57]. En octobre, Couperus entreprend un voyage à Alger. Sur le chemin du retour, il fait une escale à Paris, puis, en , il se rend à Londres. En , en tant que correspondant spécial du Haagse Post, il effectue un nouveau voyage en Asie. Il se rend d'abord à Sumatra, à Java et à Bali. En route vers les Indes, il se rend en Italie, cette fois à Gênes, pour la dernière fois de sa vie[58]. À Sumatra, il séjourne notamment chez le gouverneur L.C. Westenenk. Durant ce séjour, en 1921, il est photographié par le portraitiste alors mondialement connu Emil Otto Hoppé. Couperus visite également la Chine et le Japon lors de ce voyage. En février, il tombe gravement malade lors de son séjour au Japon et passe sept semaines dans un hôpital japonais. En , il est de retour à La Haye[59].
À l'occasion du soixantième anniversaire de Couperus, dont l'état de santé se détériore rapidement, une réception est organisée et Louis Couperus reçoit environ 12 000 florins. Cette somme est collectée par plus de 500 particuliers et institutions pour la construction de la maison de De Steeg où il est sur le point de s'installer[60]. L'anniversaire de Couperus est célébré en grande pompe à La Haye, où Lodewijk van Deyssel prononce un discours et où Couperus est fait chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais. Début , le couple emménage dans la maison, nommée « 't Sunneke » , à De Steeg. Six semaines plus tard seulement, le , l'écrivain y meurt[61]. Une plaque commémorative, apposée à l'emplacement de l'ancienne maison « 't Sunneke », rend hommage à Couperus.
Couperus est probablement mort d'une forme de septicémie tuberculeuse ou d'une pleurésie avec septicémie[62]. La crémation a lieu à Westerveld le [63]. Ses cendres sont ensuite transférées à Oud Eik en Duinen.
Œuvre

- 1884 : Een lent van vaerzen
- 1886 : Orchideeën
- 1889 : Eline Vere
- 1890 : Noodlot
- 1892 : Extaze. Een boek van geluk, publié en français sous le titre "L'extase", traduit par Christian Marcipont, Wierde, Editions Martagon, 2023, 139 p., (ISBN 9782930760124)
- 1892 : Eene illuzie
- 1893 : Majesteit Publié en français sous le titre Majesté, Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1898
- 1894 : Reis-impressies
- 1895 : Wereldvrede Publié en français sous le titre Paix universelle, Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1899
- 1895 : Williswinde
- 1896 : Hooge troeven
- 1896 : De verzoeking van den H. Antonius
- 1897 : Metamorfoze
- 1898 : Psyche Publié en français sous le titre Le Cheval ailé, traduit par J. Barbier, Paris, Monde nouveau, 1923 ; nouvelle traduction signée David Goldberg sous le titre Psyché, suivi de Fidessa : contes et légendes littéraires, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Lettres et civilisations des Flandres et des Pays-Bas », 2002, 171 p., (ISBN 2-85939-767-1)
- 1899 : Fidessa (pour la traduction française, voir l'entrée ci-dessus)
- 1900 : Langs lijnen van geleidelijkheid
- 1900 : De stille kracht Publié en français sous le titre La Force des ténèbres, traduit par Selinde Margueron, Paris, éditions du Sorbier, 1986, 304 p., (ISBN 2-7320-3086-4) (BNF 34867712)
- 1901 : Babel
- 1901 : De boeken der kleine zielen. De kleine zielen
- 1902 : De boeken der kleine zielen. Het late leven
- 1902 : De boeken der kleine zielen. Zielenschemering
- 1903 : De boeken der kleine zielen. Het heilige weten
- 1902 : Over lichtende drempels
- 1903 : God en goden
- 1904 : Dionyzos
- 1905 : De berg van licht
- 1906 : Van oude menschen, de dingen, die voorbij gaan... Publié en français sous le titre Vieilles gens et choses qui passent, traduit par S. Roosenburg, Paris, Éditions Universitaires, coll. « Pays-Bas/Flandres », 1973, 326 p.
- 1908 : Aan den weg der vreugde
- 1910 : Van en over mijzelf en anderen. Eerste bundel
- 1914 : Van en over mijzelf en anderen. Tweede bundel
- 1916 : Van en over mijzelf en anderen. Derde bundel
- 1917 : Van en over mijzelf en anderen. Vierde bundel
- 1911 : Antieke verhalen, van goden en keizers, van dichters en hetaeren
- 1911 : Korte arabesken
- 1911 : Antiek toerisme. Roman uit Oud-Égypte, publié en français sous le titre Voyage au centre de l'Antiquité (traduit par Christian Marcipont, éditions Martagon, Wierde, 2019)
- 1911 : De zwaluwen neêr gestreken...
- 1912 : Schimmen van schoonheid
- 1912 : Uit blanke steden onder blauwe lucht. Eerste bundel
- 1913 : Uit blanke steden onder blauwe lucht. Tweede bundel
- 1913 : Herakles
- 1915 : Van en over alles en iedereen
- 1915 : De ongelukkige
- 1917 : De komedianten
- 1917 : Jan en Florence
- 1917 : Wreede portretten
- 1918 : Der dingen ziel
- 1918 : Brieven van den nutteloozen toeschouwer
- 1918 : Legende, mythe en fantazie
- 1918 : De verliefde ezel
- 1919 : De ode
- 1919 : Xerxes of de hoogmoed
- 1920 : Iskander. De roman van Alexander den Groote
- 1920 : Lucrezia
- 1921 : Met Louis Couperus in Afrika
- 1922 : Het zwevende schaakbord
- 1923 : Oostwaarts
- 1923 : Proza. Eerste bundel
- 1924 : Proza. Tweede bundel
- 1925 : Proza. Derde bundel
- 1924 : Het snoer der ontferming
- 1925 : Nippon
Postérité
Un musée, le Louis Couperus Museum, situé à La Haye, lui était consacré depuis 1996. Faute d'investisseur, cet établissement ferme définitivement ses portes en début d'année 2024. La collection est dans un premier temps transférée au Literatuurmuseum puis dispersée en partie par des ventes aux enchères[64].