Louis Henri Georges Scellier de Gisors
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Meudon
Paris 6e
| Louis Henri Georges Scellier de Gisors | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Louis Henri Georges Scellier |
| Naissance | Meudon |
| Décès | (à 60 ans) Paris 6e |
| Nationalité | française |
| Activités | architecte |
| Formation | école des beaux-arts de Paris |
| Œuvre | |
| Distinctions | second prix de Rome (1872) officier de la Légion d'honneur |
| Entourage familial | |
| Famille | Alphonse de Gisors (grand-père) |
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Louis Henri Georges Scellier de Gisors, est un architecte français, né à Meudon (Hauts-de-Seine), le . Il est mort à Paris 6e, le [1],[2].
Il est le fils d'Achille Joseph Scellier, et d'Alphonsine Amélie de Gisors, fille d'Alphonse-Henri de Gisors. Le , Louis Henri Georges Scellier, est autorisé par décret d'ajouter à son nom «de Gisors».
Il s'est marié avec à Juliette Ernestine Dupré (Paris,1859-L'Isle-d'Adam,1948), fille de Jules Dupré, pour lequel il a réalisé en monument à L'Isle-Adam, après sa mort, en 1894.
Il est l'élève de son grand-père Alphonse de Gisors, puis de Hippolyte Le Bas et Léon Ginain à l'école des beaux-arts de Paris. Il remporte le prix Muller-Sœhnée en 1863 et, en 1868, le prix Achille Leclère pour un Monument à la mémoire de Rossini.
Pour le prix de Rome de 1869, il présente un projet de Palais de l'ambassade. Le grand prix est remporté par Ferdinand Dutert. Pendant ses études, il mène en 1869 une mission archéologique à Rome pour des fouilles sur le mont Palatin. Il a concouru cinq fois pour le prix de Rome et obtenu le second prix en 1872. Il obtient le prix Rougevin en 1872 et reçoit la grande médaille d'argent de la fondation Le Soufaché au cours du congrès annuel des architectes français de 1892[3].
Scellier de Gisors participe aux travaux de l'Opéra de Paris comme inspecteur et dessinateur dans l'agence de Charles Garnier[4]. Il devient ensuite inspecteur général des bâtiments civils. Il a été l'architecte de l'administration des Postes.
Il a participé aux Salons de la Société des artistes français en envoyant des planches sur ses travaux d'architecture. Il reçoit la 2e médaille en 1876 et une médaille d'honneur en 1896.
En 1889, il devient l'architecte du palais du Luxembourg à Paris. Après le retour du Sénat au palais du Luxembourg, il construit l'Orangerie du Luxembourg pour la nouvelle installation du musée du Luxembourg.
En 1897, il remplace Paul Blondel après sa mort, à la direction de son atelier à l'école des Beaux-Arts qu'il conserve jusqu'en 1901.
Membre de la Société centrale des architectes, il reçoit la médaille d'architecture privée en 1892. Il en est le vice-président jusqu'à sa mort.
Le , il est nommé architecte en chef de l'exposition coloniale de l'Exposition universelle de 1900[5]. Il est l'architecte du Palais du ministère des Colonies et des pavillons de l'exposition coloniale, comme celui du Congo français[6], du Sénégal-Soudan, ou de l'Alliance française[7].
Il est membre du jury des récompenses de l'Exposition universelle de 1900 et du Salon de la Société des artistes français. Il est également architecte en chef de l'Exposition coloniale intégrée à l'Exposition universelle de 1900[8].
Louis Henri Georges Scellier de Gisors est promu officier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1900[9].
Sa fille Jeanne (1883-1951) épousera en 1904 l'auteur dramatique et futur cinéaste Marcel Manchez.
Travaux
- Paris, nouveau musée du Luxembourg ;
- Paris, Monument de l’amiral Gaspard de Coligny, 1889, avec le sculpteur Gustave Crauk, au chevet du temple protestant de l'Oratoire du Louvre[10] ;
- Mâcon, Monument à Lamartine, 1878, avec le sculpteur Alexandre Falguière[11] ;
- Paris, hôtel Beistegui au 136 de l'avenue des Champs-Élysées et rue Balzac ;
- Paris, Ateliers des postes télégraphes, boulevard Brune ;
- Toulon, hôtel des postes ;
- Paris, pavillon provisoire élevé au Ranelagh pour l'arrivée du tsar le [12] ;
- Paris, Monument à Jules Simon, 1903, avec le sculpteur Denys Puech, érigé place de la Madeleine, puis réérigé place du Guatemala[13] ;
- L'Isle-Adam, Monument à Jules Dupré[14];
- Paris, Monument à Leconte de Lisle, 1896, avec le sculpteur Denys Puech, Jardin du Luxembourg ;
- Paris, Palais du ministère des Colonies, pavillons du Congo français, et de l'Alliance française dans le cadre de l'exposition coloniale présentée à l'Exposition universelle de 1900.
Élèves
- René-Félix Berger (1898-1904)
- Adolphe Schaeffer (1873-1951), architecte
- Paul Tournon (1902-1911), second prix de Rome