Louis Jaurès (1898-1918)
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| Nom de naissance | Louis Paul Jaurès |
|---|---|
| Naissance |
Nontron |
| Décès |
(à 19 ans) Pernant |
| Pays de résidence |
|
| Distinctions |
Stèle à son hommage à Chaudun et cité aux tableaux d'honneur de la Grande Guerre |
| Ascendants |
Louis Jaurès (né le et mort le à Pernant) est le fils cadet de Jean Jaurès. Militaire du grade d'aspirant, engagé au 10e bataillon de chasseurs à pied, il est mort au front durant la Première Guerre mondiale.
Louis Paul Jaurès nait le à Nontron, en Dordogne, commune où son grand -père maternel exerçait en tant que sous–préfet[1]. Il passe une partie de sa jeunesse à Albi et de ses vacances au domaine de Bessoulet, dont les Jaurès jouissent depuis leur mariage et qui appartient alors à Philippine Gisclard la mère de Louise Jaurès[1].
Alors qu’il est âgé de seulement seize ans, son père, le député Jean Jaurès, est assassiné à la veille de la Première Guerre mondiale.
Élève assidu d'abord à Paris[1], puis au lycée de Castres, où il obtient de prix de version latine, il parvient à obtenir de sa mère l'autorisation de devancer de deux ans la date de son incorporation après avoir passé avec succès, toujours sur l'insistance de sa mère, la seconde partie du baccalauréat à Toulouse[2].
À dix-sept ans, il est incorporé au 7e régiment de dragons. Il rejoint les rangs de l'armée « pour défendre la patrie en danger... Quand on a l'honneur d'être le fils de Jean Jaurès, on doit donner l'exemple », écrivait-il.
Affecté au 10e bataillon de chasseurs à pied, l'aspirant Jaurès est tué sur le plateau de Chaudun, près de Pernant (Aisne) le , en faisant face à une patrouille allemande pour couvrir la retraite de ses compagnons[2].
Ni son corps, ni sa plaque militaire n'ont jamais été retrouvés. Il est tout de même déclaré « mort pour la France », figure au tableau d'honneur de la Grande Guerre sous le prénom de Paul (son deuxième prénom). Son nom est inscrit depuis 1922 au monument aux morts de Villefranche-d'Albigeois[2].
Une stèle, surmontée du buste de son père, lui est consacrée à Chaudun. Elle est inaugurée le avec un discours du président du Conseil Léon Blum[3].
- Louis Jaurès par Henri Martin (1905).
- Louis Jaurès, en uniforme.