Il entre à l'École spéciale militaire - Saint-Cyr le (Promotion Jeanne d'Arc[2]). Il en sort Sous-lieutenant le et est affecté au 101e Régiment d'Infanterie où il passera Lieutenant le [3].
Il est stagiaire à l'État-Major du 4e Corps d'Armée à dater du . Nommé Chef d’État-Major de la 7e Division d'Infanterie le , il est promu Chef de Bataillon (Commandant) le [3]
À cette occasion il participe à la bataille de la somme et notamment à l'offensive du à Maricourt. Le village de Maricourt, dans la Somme, occupait une position stratégique au début de la bataille de la Somme: il marquait la jonction entre l’aile droite de la 4e Armée britannique et l’aile gauche de la 6e Armée française. À l’aube du , premier jour de cette offensive majeure, deux officiers — le lieutenant-colonel Bryan Charles Fairfax, commandant le 17e bataillon du régiment King's Liverpool, et le commandant Lepetit, à la tête du 3e bataillon du 153e Régiment d’Infanterie français — ont coordonné leurs actions lors de reconnaissances conjointes dans le secteur de Maricourt[6].
Cette coopération symbolique et militaire s’est matérialisée lorsque les deux hommes quittèrent ensemble leurs tranchées pour mener la deuxième vague d’assaut à travers le no man’s land, en direction de Montauban-de-Picardie. Leur initiative conjointe, aussi audacieuse que fraternelle, permit de surprendre un ennemi pourtant bien armé, qui se rendit sans opposer de résistance significative[4]
Leur acte de bravoure et l’entente exemplaire entre les troupes françaises et britanniques furent salués par leurs supérieurs: le général Stanley pour la 30e division britannique (89e brigade), et le colonel Coutard pour la 30e division française (89e brigade). Le 3e bataillon du 153e RI fut cité à l’ordre de l’armée, citation reproduite sur la table commémorative installée à Maricourt[6].
C’est pour faire revivre cet épisode de fraternité d’armes que Philippe Drouin, président de la Somme Remembrance Association, a souhaité faire ériger un panneau commémoratif. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la mairie de Maricourt, notamment de Monsieur Guillemont et de son épouse, qui ont mis à disposition un terrain pour accueillir cette mémoire partagée. L’inauguration s’est faite en présence de l’association 14-18 en Somme et du 10th Essex History Group, venu spécialement d’Angleterre[6].
Nommé Chef d'État-Major de la 158e Division d'Infanterie le , il rejoint ensuite le GQG le pour être envoyé en mission à l'Armée du Trentin le suivant, il est en mission militaire auprès du Commando Supremo le Général Armando Diaz du au [3]
«Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lepetit, a contre-attaqué l’ennemi pour arrêter son avance, l’a fixé, l’a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant par une brillante manœuvre un village et une position fortement occupés. A fait plus de 150 prisonniers dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable.»
Toujours sous son commandement ce régiment reçoit, à l'automne 1918 pendant la bataille de l'Aisne, une seconde citation à l'Ordre de l'Armée[8],[9]:
«Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l’habileté manœuvrière du lieutenant-colonel Lepetit, a montré pendant les combats qu’il a livrés du 25 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance. Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 800 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d’artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile à réduire l’ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l’a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l’a empêché de s’établir entre le canal des Ardennes et l’Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. A fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable.»
Après la Première Guerre mondiale, Louis Lepetit poursuit une partie de sa carrière dans l’espace balkanique et méditerranéen. Il est notamment attaché militaire à Belgrade de 1930 à 1934[10]. Il est ensuite nommé commandant de la 31e division d'infanterie à Montpellier du - .
Photo dédicacée par le Lieutenant-Colonel Fairfax au Commandant Lepetit
Placé dans le cadre de réserve le , il est néanmoins rappelé au service le , il est employé par le général Weygand à Beyrouth et effectue à l’automne plusieurs missions de contact dans les Balkans, notamment à Belgrade, Bucarest et Athènes[11]. Il fut rappelé en France le et démobilisé le .