Louis Martin-Bret

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Décès
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Nationalité
Activité
Louis Martin-Bret
Portrait en bas-relief de Louis Martin-Bret, à Forcalquier, sur la place qui porte son nom
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Louis Martin-Bret, né à Marseille le [1],[2], est un militant socialiste et résistant affilié au mouvement "Combat"[1] et chef des Mouvements unis de la Résistance (MUR) du département des Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence)[2]. Il est arrêté le . Il est fusillé le , le jour de ses 46 ans à Signes dans le Var avec les autres membres du Comité départemental de Libération des Basses-Alpes.

Il passe son enfance et sa jeunesse à Marseille[2]. En 1916, il s'engage dans l’armée à 18 ans, lors de la Première Guerre mondiale[1],[2]. Il s’installe ensuite à Manosque[2].

Engagement politique local

Militant socialiste à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), il devient en 1926 secrétaire du Comité départemental du Secours Rouge International (S.R.I)[3]. Il dirige ensuite la fédération socialiste des Basses-Alpes. Il est « l’un des artisans du mouvement antifasciste dans le département »[3]. Il fonde en 1936 une coopérative agricole départementale dans les Basses-Alpes[2]. Candidat de la SFIO, il est élu en 1937 conseiller général du canton de Manosque et se consacre à soutenir le monde agricole[2].

Seconde Guerre mondiale

Avec l'occupation de la France et l'instauration de l'État de Vichy, il devient l'un des premiers résistants de la région des Alpes du Sud et de la région provençale, propice à l'installation de maquis. Il est nommé responsable de l’organisation des maquis pour les Basses-Alpes et Hautes-Alpes par le général Chevance-Bertin[2]. Le chef régional des maquis de la région R2, Henri Masi, décide d'implanter plusieurs maquis de l'Armée secrète dans l'actuelle zone équivalente à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[réf. nécessaire].

Louis Martin-Bret prend part aux côtés du colonel Jean Vial, chef départemental des Groupes francs de l'Armée secrète, à des ravitaillements, des attaques sur l'ennemi ainsi que sur des collaborateurs de Vichy[2]. Le groupe procède à des attaques et des sabotages d'usines vitales au fonctionnement de l'industrie militaire allemande comme celle de Gardanne. Martin-Bret est également membre du mouvement Combat à partir de 1942[1],[2].

Il est capturé une première fois par l’armée d’occupation italienne le , mais réussit à s'évader[1] dès le de sa prison, boulevard de la Plaine à Manosque[2]. Il se réfugie alors à Villeneuve[2].

Devenu chef départemental de la résistance des Basses-Alpes à travers le Comité départemental de Libération qu'il préside, il multiplie les réunions afin de préparer le soutien au débarquement de Provence. Il tombe dans une souricière tendue par la Gestapo et la Milice à Oraison, le [2]. Des camions transportant des miliciens déguisés en résistants bloquent les issues du village et simulent une attaque de poste allemand. Croyant avoir affaire à des sympathisants, un résistant nommé Émile Latil se rend à la mairie, place le buste de La République tout en lacérant le portrait du maréchal Pétain. Vers 15h00, les miliciens arrêtent les membres du Conseil de la Résistance[réf. nécessaire]. Les onze camarades sont emmenés à Marseille et torturés au 425 de la rue Paradis[2]. Aucun ne cède et personne ne trahit la cause. Le , ils sont conduits dans le vallon de Signes, dans le Var où ils sont passés par les armes.

Décorations

Hommages

Une stèle, à l'entrée d’Oraison, commémore la fin de Louis Martin-Bret. Sur la stèle sont gravés les noms suivants : André Marcel, Chaudon Roger, Cuzin François, le docteur Daumas André, Dulcy Léon, Favier Maurice, Latil Emile, Martin-Bret Louis, Piquemal Jean, Rossi Terce et Salmo Robert.

Timbres

Un timbre à son effigie est édité dans une série de cinq timbres, émis le et retirés de la vente le suivant. Cette série honore cinq résistants en même temps :

Odonymie

(Liste non exhaustive)

Voir aussi

Notes

Liens externes

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