Louis Napoleon George Filon

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Décès
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Nationalité
Louis Napoleon George Filon
Fonction
Vice-chancelier
Université de Londres
-
John Leigh Smeathman Hatton (en)
Herbert Lightfoot Eason (en)
Biographie
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Louis Napoléon George Filon (né le au château de Saint-Cloud – mort à Croydon le de la fièvre typhoïde[1]) est un mathématicien anglais[2], spécialiste de la théorie mathématique de l'élasticité[1],[3]. On lui doit notamment une méthode de quadrature numérique des fonctions rapidement oscillantes, dite « quadrature de Filon[4],[5]. » Il a exercé les charges de vice-chancelier de l'Université de Londres entre 1933 et 1935.

Fils unique d’Augustin Filon, homme de lettres et précepteur du Prince Impérial, sa famille suit dans son exil la famille Bonaparte, et s'installe en 1878 à Margate.

Il s'inscrit en 1894 à l'University College de Londres et en sort licencié en 1896 avec le premier prix de grec ancien. Recruté par cet établissement comme répétiteur de mathématiques adjoint à Karl Pearson, il ne tarde pas à détecter des imprécisions dans les conférences de ce dernier. Prévenu de ces défauts, Pearson sait en tenir compte pour l'édition imprimée de ses cours, et nomme Filon comme co-auteur[6] ; c'est d'ailleurs l'unique incursion de Filon dans le domaine des statistiques[7].

Carrière scientifique

En 1898, Filon bénéficie d'une bourse de recherche du King's College (Cambridge)[4], qui lui permet de soutenir sa thèse de doctorat en 1902 à l'University College de Londres[8], et l'année suivante d'obtenir un poste de maître de conférences en mathématiques pures sous la direction de Hill.

En 1904 il épouse la fille aînée d'un professeur de l'Université de Neuchâtel, Anne Godet, qui lui donne un fils et deux filles.

Ses recherches sur le comportement des matériaux l'amènent à expliciter les principes de la photoélasticité. Dans le domaine du calcul des structures, il produit une analyse systématique de l'usage des développements en séries pour la résolution de l’équation biharmonique[3].

Élu membre de la Royal Society (1910), il prend la succession de Pearson à la chaire Goldsmid de Mathématiques et de Mécanique d’University College (1912). Hormis une permission de l'université parce qu'il s'est engagé comme officier pendant la Première guerre mondiale, il conserve cette chaire jusqu'à sa mort (1937). Depuis 1929, il assure également la direction de l’Observatoire universitaire de Londres[9]. Il a écrit trois livres et publié plus de 50 articles.

Il est membre du directoire de l'Université de Londres (1920), doyen de la Faculté des Sciences, président du Conseil Académique (1924–33) et vice-chancelier de l'université (1933–35). C'est sous son mandat qu'est posée la Première pierre du siège administratif de l'université, à Bloomsbury.

Traités

Références

Liens externes

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