Louis Rendu
prélat catholique français
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Louis Rendu, né le à Meyrin, alors du bailliage de Gex, et mort le à Annecy (alors du royaume de Sardaigne), est un homme d'Église savoisien, évêque d'Annecy (1842-1859), qui est également géologue et glaciologue.
Annecy
| Louis Rendu | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | à Meyrin (Suisse) |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 69 ans) Annecy |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Alexis Billiet |
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| Dernier titre ou fonction | Evêque d'Annecy | |||||||
| Evêque d'Annecy | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction laïque | ||||||||
| Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie (1839-1842) | ||||||||
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Biographie
Origines
Louis Rendu naît le à Meyrin, situé alors dans le Pays de Gex, et dont la paroisse appartenait au diocèse de Genève[1]. Issu d'une famille paysanne, pratiquante, plusieurs membres de sa famille font une carrière « universitaire, plébicistes et militants catholiques, Louis, Ambroise et Eugène Rendu et la célèbre sœur Rosalie, des Filles de saint Vincent de Paul »[2].
Carrière religieuse
Il intègre le Grand séminaire de Chambéry[2], où il a failli être refusé, en 1807[1]. Il devient rapidement professeur[1]. Roger Devos et Charles Joisten le qualifie d'« autodidacte »[1]. Durant ses congés, il est précepteur dans les familles nobles de la région, tout d'abord auprès des Saint-Bon, puis des Costa de Beauregard[1].
Il est ordonné prêtre le [1]. Il intègre de suite le Collège Royal de Chambéry où il enseigne la littérature[1]. En 1821, il enseigne également les mathématiques et la physique[1],[3]. Il fait publier un ouvrage sur cette dernière en 1823[1]. Le Collège royal passe aux Jésuites ce qui a pour conséquence la perte de sa chaire en 1829[1]
Passionné de géologie et de glaciologie, il fonde en 1844 la Société d'histoire naturelle de la Savoie[3].
Contemporain d'Alexis Billiet, archevêque de Chambéry, il devient l'un des quatre collaborateurs des fondateurs de l'Académie de Savoie[4],[5].
Il est l'auteur d'une « enquête religieuse mais aussi folklorique ou plutôt ethnographique, effectuée auprès des curés du diocèse d'Annecy »[6]. L'enquête a été envoyée le et 109 réponses sur 290 paroisses ont été obtenues[6]. L'ensemble a fait l'objet d'une publication en 1978 par l'Académie salésienne et le Centre alpin et rhodanien d'ethnologie[6].
Il est considéré comme un « fougueux polémiste auquel Mgr Billiet dut fréquemment prêcher la modération après 1848 »[7].
Attaché à la maison de Savoie, il meurt avant que ne s'engagent les débats sur l'Annexion de la Savoie à la France, le à Annecy
Postérité
Des avenues portent son nom à Meyrin, sa commune de naissance, ainsi que dans la commune voisine de Genève[8].
Les glaciers Rendu (Alaska) et le mont Rendu (en) (Antarctique) portent son nom[9].
Publications
- Traité : De l'influence des mœurs sur les lois et des lois sur les mœurs (lire en ligne sur Gallica).
- Théorie des glaciers de la Savoie, 1840 (lire sur Google Livres).
- Mémoire sur le prolétariat, 1845, adressé à Charles-Albert de Sardaigne, roi de Sardaigne[10].
- Lettre à S.M. le roi de Prusse (Frédéric-Guillaume IV), 1848, Lettre demandant la conversion du roi de Prusse (lire en ligne sur Gallica).
- Des efforts du protestantisme en Europe, et des moyens qu'il emploie pour pervertir les âmes catholiques, 1855 (lire en ligne sur Gallica).