Louis Rollin
personnalité politique française
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Louis Rollin, né le à Uzerche (Corrèze)[2] et mort le à Paris (Seine), est un homme politique français. Député « modéré » (droite) de Paris, il a été plusieurs fois ministre dans l'entre-deux-guerres.
17 juin 1951
1re de la Seine (1946-1952)
Ire et IIe (Quatrième République)
| Louis Rollin | ||
Rollin, ministre de la Marine marchande (1929). | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Député français | ||
| – (6 ans, 4 mois et 23 jours) |
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| Élection | 2 juin 1946 | |
| Réélection | 10 novembre 1946 17 juin 1951 |
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| Circonscription | Seine (1946) 1re de la Seine (1946-1952) |
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| Législature | IIe Constituante Ire et IIe (Quatrième République) |
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| Groupe politique | PRL (1946-1951) RI (1951-1952) |
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| – (22 ans, 5 mois et 13 jours) |
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| Élection | 16 novembre 1919 | |
| Réélection | 11 mai 1924 29 avril 1928 1er mai 1932 26 avril 1936 |
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| Circonscription | Seine | |
| Législature | XIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe (Troisième République) | |
| Groupe politique | ERD (1919-1924) RDG (1924-1932) CR (1932-1936) ARGRI (1936-1942) |
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| Ministre des Colonies | ||
| – (29 jours) |
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| Président | Albert Lebrun | |
| Président du Conseil | Paul Reynaud | |
| Gouvernement | Reynaud | |
| Prédécesseur | Georges Mandel | |
| Successeur | Albert Rivière | |
| – (1 an, 3 mois et 10 jours) |
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| Président | Albert Lebrun | |
| Président du Conseil | Gaston Doumergue Pierre-Étienne Flandin Fernand Bouisson Pierre Laval |
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| Gouvernement | Doumergue II Flandin I Bouisson Laval IV |
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| Prédécesseur | Pierre Laval | |
| Successeur | Jacques Stern | |
| Ministre du Commerce[1] | ||
| – (1 mois et 27 jours) |
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| Président | Albert Lebrun | |
| Président du Conseil | Paul Reynaud | |
| Gouvernement | Reynaud | |
| Prédécesseur | Fernand Gentin | |
| Successeur | Léon Baréty | |
| – (1 an et 24 jours) |
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| Président | Gaston Doumergue Paul Doumer |
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| Président du Conseil | Pierre Laval | |
| Gouvernement | Laval I, II et III | |
| Prédécesseur | Louis Loucheur | |
| Successeur | Lui-même | |
| Ministre du Commerce, des Postes, Télégraphes et des Téléphones | ||
| – (3 mois et 14 jours) |
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| Président | Paul Doumer Albert Lebrun |
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| Président du Conseil | André Tardieu | |
| Gouvernement | Tardieu III | |
| Prédécesseur | Lui-même (Commerce) Charles Guernier (Postes, Télégraphes et Téléphones) |
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| Successeur | Julien Durand (Commerce) Henri Queuille (Postes, Télégraphes et Téléphones) |
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| Ministre de la Marine marchande | ||
| – (9 mois et 10 jours) |
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| Président | Gaston Doumergue | |
| Président du Conseil | André Tardieu | |
| Gouvernement | Tardieu II | |
| Prédécesseur | Charles Daniélou | |
| Successeur | Charles Daniélou | |
| – (3 mois et 14 jours) |
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| Président | Gaston Doumergue | |
| Gouvernement | Tardieu I | |
| Prédécesseur | Georges Leygues (Indirectement, Ministre de la Marine) | |
| Successeur | Charles Daniélou | |
| Conseiller général de la Seine | ||
| – (2 ans) |
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| Circonscription | 1er secteur | |
| Prédécesseur | Maurice Pressouyre | |
| Successeur | François Latour | |
| – (9 ans) |
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| Circonscription | Saint-Victor | |
| Prédécesseur | Frédéric Sauton | |
| Successeur | Albert Bérard | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Marie Joseph Étienne Louis Rollin | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Uzerche (France) | |
| Date de décès | (à 73 ans) | |
| Lieu de décès | Paris (France) | |
| Nationalité | Française | |
| Profession | Avocat | |
| Résidence | Seine | |
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Biographie
Débuts
Après des études secondaires à Limoges, puis supérieures, en droit, à Paris, Louis Rollin devient avocat, spécialisé dans le droit civil.
De convictions conservatrices, il adhère à la Fédération républicaine et entame en 1910 sa carrière politique, lorsqu'il est élu conseiller général de la Seine et conseiller municipal du 5e arrondissement de Paris. Dans ces fonctions, il s'investit dans la restauration des Arènes de Lutèce.
Candidat aux législatives de 1914 dans son arrondissement, il est battu au second tour par Paul Painlevé.
Quelques mois plus tard, il s'engage volontairement pour participer à la Première Guerre mondiale. Son action militaire lui vaut la croix de guerre et la Légion d'honneur.
Entre-deux-guerres : député et ministre
En 1919, il est élu député, sur une liste d'entente républicain et démocratique et siège dans ce groupe à la Chambre des députés. Son travail parlementaire est principalement consacré aux questions qu'il maîtrise professionnellement, notamment celle des loyers ou de la propriété commerciale.
En , il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[3].
Réélu en 1924, il siège au sein du groupe des Républicains de gauche, qui se situe au centre droit. Pendant ce mandat, il défend et obtient la suppression des bagnes militaires d'Afrique du Nord.
Il conserve son mandat, au scrutin majoritaire, en 1928. Il entre au gouvernement en , comme ministre de la Marine marchande, dans le gouvernement d'André Tardieu. Dans ces fonctions, il met en place l'œuvre des pupilles de la marine marchande et crée l'ordre du Mérite maritime. Il prend aussi la décision de la construction du Normandie.
Ecarté du court ministère Steeg (-), il prend le portefeuille du commerce et de l'industrie dans le gouvernement mené par Pierre Laval à la fin de , et le conserve jusqu'en . Dans le gouvernement mené par André Tardieu, à partir de et jusqu'aux législatives de mai, il demeure ministre du commerce, mais associé cette fois-ci aux PTT.
Réélu député, siégeant au sein du groupe du Centre républicain, il revient au gouvernement après l'échec du deuxième cartel des gauches. Il est ministre des Colonies d' à , dans quatre gouvernements successifs.
Réélu en 1936, il siège cette fois au groupe des républicains de gauche et radicaux indépendants. La poussée de la gauche, malgré les déboires du Front populaire, l'écarte pendant cette législature des responsabilités gouvernementales. Il est cependant élu vice-président de la Chambre en 1938.
Il lui faut attendre le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour revenir aux affaires, comme ministre du commerce et de l'industrie de Paul Reynaud, à partir de , puis ministre des Colonies le .
Il fait partie des 6 ministres qui, lors de l'avant-dernier conseil des ministres du cabinet Reynaud le , souhaitent la poursuite des combats et refusent la proposition Chautemps de demander les conditions d'un armistice à l'Allemagne (les autres étant Delbos, Marin, Monnet, Rio, Sérol, contre 13 ministres en faveur de la proposition Chautemps : Baudouin, Bouthillier, Chautemps, Chichery, Eynac, Frossard, Jules-Julien, Pernot, Pétain, Pomaret, Queuille, Thellier, Ybarnégaray).
Il se prononce pour que le gouvernement poursuive l'action militaire depuis l'Afrique du Nord, sans succès.
Sous l'Occupation
Il vote néanmoins en faveur de la délégation des pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il est cependant rapidement en désaccord avec les orientations du régime de Vichy et entre en contact à l'été 1940 avec un réseau de résistance, Ceux de la Libération – Vengeance. Par ce canal, il transmet des informations militaires qu'il arrive à collecter. De même il met à profit son poste de conseiller municipal de Paris, qu'il n'a pas abandonné, pour fournir des faux papiers à des résistants ou personnes recherchées par les autorités d'occupation. Il en héberge certains, et participe à la création de caches d'armes.
Après la Seconde Guerre mondiale
Frappé d'inéligibilité pour son vote de , il ne parvient pas à la faire lever en , mais se présente tout de même aux élections municipales à Paris, et est élu.
Il conteste alors le recours en annulation et, grâce à de nouveaux témoignages, notamment de Paul Reynaud et de Pierre Schnell, obtient en la levée de son inéligibilité.
L'élection de l'assemblée constituante ayant lieu quelques jours plus tard, il ne peut s'y présenter, mais soutient la liste du Parti républicain de la liberté, menée par Édouard Frédéric-Dupont.
L'année suivante, c'est lui qui mène la liste, violemment combattue par les communistes, qui rappellent son vote de 1940. Il obtient cependant 19,9 % des voix et est élu député. Réélu en novembre, avec 17,1 % des voix cette fois, il participe activement à la réforme de la Haute Cour de Justice, adoptée en . Il dépose aussi plusieurs propositions visant à l'amnistie des faits de collaboration, entre 1947 et 1950.
Il s'intéresse aussi à la condition pénitentiaire et propose des mesures de libéralisation du régime carcéral. En , il dénonce l'état des prisons lors du débat du budget de la justice.
Sur les questions de politique générale, il est souvent impliqué dans des joutes oratoires, parfois violentes, avec les communistes. Il dénonce aussi l'action politique des organisations syndicales, sans mettre FO à l'écart.
De nouveau candidat en 1951, il subit la défection d'Édouard Frédéric-Dupont, passé au RPF, et n'obtient que 9,2 % des voix, ce qui est cependant suffisant pour qu'il soit réélu.
Malade, il obtient début un congé de l'assemblée. Il meurt quelques semaines plus tard le en son domicile 87 boulevard Saint Michel dans le 5e arrondissement de Paris[4], à l'âge de 73 ans.
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre -
Commandeur de l'ordre du Mérite maritime, de droit en tant que ministre de la Marine marchande[5].
Commandeur de l'ordre du Mérite commercial, de droit en tant que ministre du Commerce et de l'Industrie[6].