Louis Rollin

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Rollin, né le à Uzerche (Corrèze)[2] et mort le à Paris (Seine), est un homme politique français. Député « modéré » (droite) de Paris, il a été plusieurs fois ministre dans l'entre-deux-guerres.

Élection2 juin 1946
CirconscriptionSeine (1946)
1re de la Seine (1946-1952)
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Louis Rollin
Illustration.
Rollin, ministre de la Marine marchande (1929).
Fonctions
Député français

(6 ans, 4 mois et 23 jours)
Élection 2 juin 1946
Réélection 10 novembre 1946
17 juin 1951
Circonscription Seine (1946)
1re de la Seine (1946-1952)
Législature IIe Constituante
Ire et IIe (Quatrième République)
Groupe politique PRL (1946-1951)
RI (1951-1952)

(22 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Réélection 11 mai 1924
29 avril 1928
1er mai 1932
26 avril 1936
Circonscription Seine
Législature XIIe, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe (Troisième République)
Groupe politique ERD (1919-1924)
RDG (1924-1932)
CR (1932-1936)
ARGRI (1936-1942)
Ministre des Colonies

(29 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Paul Reynaud
Gouvernement Reynaud
Prédécesseur Georges Mandel
Successeur Albert Rivière

(1 an, 3 mois et 10 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Gaston Doumergue
Pierre-Étienne Flandin
Fernand Bouisson
Pierre Laval
Gouvernement Doumergue II
Flandin I
Bouisson
Laval IV
Prédécesseur Pierre Laval
Successeur Jacques Stern
Ministre du Commerce[1]

(1 mois et 27 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Paul Reynaud
Gouvernement Reynaud
Prédécesseur Fernand Gentin
Successeur Léon Baréty

(1 an et 24 jours)
Président Gaston Doumergue
Paul Doumer
Président du Conseil Pierre Laval
Gouvernement Laval I, II et III
Prédécesseur Louis Loucheur
Successeur Lui-même
Ministre du Commerce, des Postes, Télégraphes et des Téléphones

(3 mois et 14 jours)
Président Paul Doumer
Albert Lebrun
Président du Conseil André Tardieu
Gouvernement Tardieu III
Prédécesseur Lui-même (Commerce)
Charles Guernier (Postes, Télégraphes et Téléphones)
Successeur Julien Durand (Commerce)
Henri Queuille (Postes, Télégraphes et Téléphones)
Ministre de la Marine marchande

(9 mois et 10 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil André Tardieu
Gouvernement Tardieu II
Prédécesseur Charles Daniélou
Successeur Charles Daniélou

(3 mois et 14 jours)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Tardieu I
Prédécesseur Georges Leygues (Indirectement, Ministre de la Marine)
Successeur Charles Daniélou
Conseiller général de la Seine

(2 ans)
Circonscription 1er secteur
Prédécesseur Maurice Pressouyre
Successeur François Latour

(9 ans)
Circonscription Saint-Victor
Prédécesseur Frédéric Sauton
Successeur Albert Bérard
Biographie
Nom de naissance Marie Joseph Étienne Louis Rollin
Date de naissance
Lieu de naissance Uzerche (France)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Profession Avocat
Résidence Seine

Signature de Louis Rollin
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Biographie

Débuts

Après des études secondaires à Limoges, puis supérieures, en droit, à Paris, Louis Rollin devient avocat, spécialisé dans le droit civil.

De convictions conservatrices, il adhère à la Fédération républicaine et entame en 1910 sa carrière politique, lorsqu'il est élu conseiller général de la Seine et conseiller municipal du 5e arrondissement de Paris. Dans ces fonctions, il s'investit dans la restauration des Arènes de Lutèce.

Candidat aux législatives de 1914 dans son arrondissement, il est battu au second tour par Paul Painlevé.

Quelques mois plus tard, il s'engage volontairement pour participer à la Première Guerre mondiale. Son action militaire lui vaut la croix de guerre et la Légion d'honneur.

Entre-deux-guerres : député et ministre

En 1919, il est élu député, sur une liste d'entente républicain et démocratique et siège dans ce groupe à la Chambre des députés. Son travail parlementaire est principalement consacré aux questions qu'il maîtrise professionnellement, notamment celle des loyers ou de la propriété commerciale.

En , il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[3].

Réélu en 1924, il siège au sein du groupe des Républicains de gauche, qui se situe au centre droit. Pendant ce mandat, il défend et obtient la suppression des bagnes militaires d'Afrique du Nord.

Il conserve son mandat, au scrutin majoritaire, en 1928. Il entre au gouvernement en , comme ministre de la Marine marchande, dans le gouvernement d'André Tardieu. Dans ces fonctions, il met en place l'œuvre des pupilles de la marine marchande et crée l'ordre du Mérite maritime. Il prend aussi la décision de la construction du Normandie.

Ecarté du court ministère Steeg (-), il prend le portefeuille du commerce et de l'industrie dans le gouvernement mené par Pierre Laval à la fin de , et le conserve jusqu'en . Dans le gouvernement mené par André Tardieu, à partir de et jusqu'aux législatives de mai, il demeure ministre du commerce, mais associé cette fois-ci aux PTT.

Réélu député, siégeant au sein du groupe du Centre républicain, il revient au gouvernement après l'échec du deuxième cartel des gauches. Il est ministre des Colonies d' à , dans quatre gouvernements successifs.

Réélu en 1936, il siège cette fois au groupe des républicains de gauche et radicaux indépendants. La poussée de la gauche, malgré les déboires du Front populaire, l'écarte pendant cette législature des responsabilités gouvernementales. Il est cependant élu vice-président de la Chambre en 1938.

Il lui faut attendre le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale pour revenir aux affaires, comme ministre du commerce et de l'industrie de Paul Reynaud, à partir de , puis ministre des Colonies le .

Il fait partie des 6 ministres qui, lors de l'avant-dernier conseil des ministres du cabinet Reynaud le , souhaitent la poursuite des combats et refusent la proposition Chautemps de demander les conditions d'un armistice à l'Allemagne (les autres étant Delbos, Marin, Monnet, Rio, Sérol, contre 13 ministres en faveur de la proposition Chautemps : Baudouin, Bouthillier, Chautemps, Chichery, Eynac, Frossard, Jules-Julien, Pernot, Pétain, Pomaret, Queuille, Thellier, Ybarnégaray).

Il se prononce pour que le gouvernement poursuive l'action militaire depuis l'Afrique du Nord, sans succès.

Sous l'Occupation

Il vote néanmoins en faveur de la délégation des pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il est cependant rapidement en désaccord avec les orientations du régime de Vichy et entre en contact à l'été 1940 avec un réseau de résistance, Ceux de la Libération – Vengeance. Par ce canal, il transmet des informations militaires qu'il arrive à collecter. De même il met à profit son poste de conseiller municipal de Paris, qu'il n'a pas abandonné, pour fournir des faux papiers à des résistants ou personnes recherchées par les autorités d'occupation. Il en héberge certains, et participe à la création de caches d'armes.

Après la Seconde Guerre mondiale

Frappé d'inéligibilité pour son vote de , il ne parvient pas à la faire lever en , mais se présente tout de même aux élections municipales à Paris, et est élu.

Il conteste alors le recours en annulation et, grâce à de nouveaux témoignages, notamment de Paul Reynaud et de Pierre Schnell, obtient en la levée de son inéligibilité.

L'élection de l'assemblée constituante ayant lieu quelques jours plus tard, il ne peut s'y présenter, mais soutient la liste du Parti républicain de la liberté, menée par Édouard Frédéric-Dupont.

L'année suivante, c'est lui qui mène la liste, violemment combattue par les communistes, qui rappellent son vote de 1940. Il obtient cependant 19,9 % des voix et est élu député. Réélu en novembre, avec 17,1 % des voix cette fois, il participe activement à la réforme de la Haute Cour de Justice, adoptée en . Il dépose aussi plusieurs propositions visant à l'amnistie des faits de collaboration, entre 1947 et 1950.

Il s'intéresse aussi à la condition pénitentiaire et propose des mesures de libéralisation du régime carcéral. En , il dénonce l'état des prisons lors du débat du budget de la justice.

Sur les questions de politique générale, il est souvent impliqué dans des joutes oratoires, parfois violentes, avec les communistes. Il dénonce aussi l'action politique des organisations syndicales, sans mettre FO à l'écart.

De nouveau candidat en 1951, il subit la défection d'Édouard Frédéric-Dupont, passé au RPF, et n'obtient que 9,2 % des voix, ce qui est cependant suffisant pour qu'il soit réélu.

Malade, il obtient début un congé de l'assemblée. Il meurt quelques semaines plus tard le en son domicile 87 boulevard Saint Michel dans le 5e arrondissement de Paris[4], à l'âge de 73 ans.

Décorations

Notes et références

Liens externes

Bibliographie

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