Louis Raphaël Ier Sako

prélat catholique irakien From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Raphaël Ier Sako (arabe : لويس روفائيل الأول ساكو ; en syriaque : ܠܘܝܣ ܪܘܦܐܝܠ ܩܕܡܝܐ ܣܟܘ), de son nom de naissance Louis Sako, né le 4 juillet 1948 à Zakho en Irak, est le 24e patriarche de l'Église catholique chaldéenne du au . Il est créé cardinal lors d'un consistoire le .

Nom de naissanceLouis Sako
Naissance (77 ans)
à Zakho (Irak)
Créé
cardinal
par le pape François
Faits en bref Biographie, Nom de naissance ...
Louis Raphaël Ier Sako
Image illustrative de l’article Louis Raphaël Ier Sako
Biographie
Nom de naissance Louis Sako
Naissance (77 ans)
à Zakho (Irak)
Ordination sacerdotale
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le pape François
Titre cardinalice Cardinal-évêque
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par André Sana
Dernier titre ou fonction Patriarche émérite de Bagdad des chaldéens
Patriarche de Bagdad des chaldéens
Archéparque de Bagdad des Chaldéens
Administrateur apostolique de l'éparchie de Souleimaniye
Archéparque de Kirkuk
Autres fonctions
Fonction religieuse

Signature de Louis Raphaël Ier Sako

Blason
(it) Notice sur vatican.va
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org
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Biographie

Louis Sako est né le à Zakho, dans l'extrême nord de l'Irak, dans une famille nombreuse chassée d'Anatolie par les violentes campagnes anti-chrétiennes des Ottomans. Ordonné prêtre de l'Église catholique chaldéenne à Mossoul le , il est élu archevêque de Kirkuk par le synode des évêques chaldéens le , avec plus de deux tiers des voix des quinze évêques votants[1], élection confirmée par Jean-Paul II le [2].

À la suite de la démission du cardinal Emmanuel III Karim Delly de la charge de patriarche de Babylone, le synode des évêques chaldéens le choisit comme primat de l'Église chaldéenne le  ; cette élection étant confirmée par le pape, le suivant.

En , il a reçu le prix Defensor Fidei Défenseur de la foi ») et le prix Pax Christi en 2010, pour honorer son engagement au service du dialogue inter-religieux.

Il est nommé membre de la congrégation pour les Églises orientales le [3].

Le , il est nommé, par le pape François, père synodal, en qualité de primat de l'Église chaldéenne, pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille, qui se déroule du au [4].

Le , le pape François annonce qu'il sera créé cardinal avec treize autres lors d'un consistoire qui se tiendra le . Sa nomination comme cardinal est signe de la proximité du pape avec les églises subissant la persécution[5]. Il participe au conclave de 2025 qui voit l'élection de Léon XIV.

Sa renonciation est annoncée le [6],[7].

« J’ai dirigé l’Église chaldéenne dans des circonstances extrêmement difficiles et au milieu de grands défis. J’ai préservé l’unité de ses institutions et je n’ai ménagé aucun effort pour la défendre ainsi que pour défendre les droits des Irakiens et des chrétiens, en prenant position et en étant présent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, indique le cardinal Sako dans son message[8]. »

Engagement

Louis Sako a toujours été connu pour son engagement en faveur du dialogue interreligieux[9],[10].

En 2009, lors du ramadan, il lance un appel aux responsables politiques :

« nous sommes tous des frères, fils du même Dieu que nous devons respecter : nous devons coopérer pour le bien du peuple et du pays. »

Après l'attentat du qui a fait 23 blessés, il affirme :

« Nous essayons de faire un pont avec nos frères et sœurs musulmans. Beaucoup, beaucoup de personnes m'ont fait savoir qu'ils condamnaient ma démarche. Je demanderai aux imams, chiites et sunnites, de parler de cet attentat inhumain et de le condamner, en disant aux fidèles que ceci est contre Dieu et contre la religion. »

Le , il lance un appel à la communauté internationale[11]. Il affirme :

« [La situation au Moyen-Orient] est préoccupante, tout comme le sont certains discours sur le printemps arabe que l’on peut entendre de la part de certains dirigeants. »

Il ajoute plus loin :

« La communauté internationale — note l’Archevêque, se référant évidemment au conflit syrien — croit qu’il est possible d’améliorer la situation en soutenant un programme incertain afin de parvenir à la démocratie par les armes ! Le résultat est l’affrontement entre une opposition armée et un régime qui détruit tout[12]. »

Selon lui, les chrétiens doivent mettre en pratique « les formes de l’amour vécues et prêchées dans le Nouveau Testament ». Quant aux musulmans, ils « doivent moderniser l’application de l’enseignement du Coran ». Il prône une « laïcité positive », qui « respecte la religion et peut exprimer un regard plus adapté sur la personne »[13].

Notes et références

Voir aussi

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