Démobilisé en , il rassemble autour de lui un groupe d’étudiants, lycéens et sympathisants socialistes qui refusent la défaite[2]. Ne cachant pas ses opinions, il est repéré par la police et fiché comme «sympathisant gaulliste», mais échappe à une arrestation[2]. Avec notamment René Vaïsse et Marius Cournier, il installe le dans le Gard une antenne du Comité d'action socialiste[2]. Il prend part à la loge clandestine Liberté autour d’Edmond Brunel[2]. Dès le début de 1942, il diffuse la propagande de Combat[2]. Il devient un des responsables nîmois des Mouvements unis de la Résistance, et accueille à ce titre les responsables nationaux au début de 1944[2].
Il devient en membre du comité départemental de libération[2]. Selon Pierre Mazier, il se fait remarquer par son «réalisme», aspirant à revenir au plus vite aux «formes classiques de la démocratie»[2]. Il devient en 1945 membre de la délégation spéciale de Nîmes présidée par Georges Bruguier[2]. Il est ensuite adjoint au maire chargé des Travaux publics puis de l’Instruction publique de 1947 à 1959[2].
Il est juste après la guerre vénérable de la loge L'Écho du Grand Orient[3]. Dès 1945 cependant, il démissionne du Grand Orient de France après une candidature avortée au conseil de l'Ordre[4].
En 1959, il se retire à Saint-Bonnet-du-Gard, où il redevient adjoint au maire[2]. Il y meurt en 1971[2].
Fabrice Sugier, «Salle Louis dit Sabatier (1891-1971)», dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN978-2-915742-23-7)— notice individuelle non paginée.