Louis Tribert est élevé à Paris, où il poursuit sa scolarité. Il suit des études à l'université de Berlin en 1837-1838 et parcourt le monde à travers de nombreux voyages en Europe, en Égypte, aux États-Unis et Amérique Latine[1].
Il est très riche et vit de ses rentes. Il possède le château de Fontioux-Vivonne dans la Vienne, le domaine de Puyraveau dans les Deux-Sèvres et un immeuble à Paris. Il mène d'abord une vie mondaine à Paris, fréquentant le salon de Marie d'Agoult dont il est l’ami intime, le prince Napoléon, Jules Grévy et Amable Ricard. En 1848, il se rallie à la République[1].
Homme politique
Il se présente deux fois sans succès à la députation dans la circonscription de Parthenay dans les Deux-Sèvres, aux élections de 1863 et 1869. Il incarne alors dans son département l'opposition libérale à l’Empire. En 1868, il est élu conseiller général du canton de Champdeniers[1].
Pendant la guerre de 1870, il est engagé volontaire dans le 95ème régiment de ligne, participe au combat de l’Hay le et est fait prisonnier de guerre à Ville-Evrard le . Il est élu député le alors qu'il est prisonnier à la forteresse de Neisse en Silésie[2].
Libéral à l'origine, il évolue vers des positions plus conservatrices. Il s'oppose en 1879 à la gratuité scolaire au conseil général des Deux-Sèvres et se prononce en 1880 contre l’amnistie des communards. Il démissionne du conseil général des Deux-Sèvres en 1881 et entre alors en retraite politique, sauf pendant la crise boulangiste, où il prononce un discours de défense de la République[2].
Mathias Bernard, «Tribert Louis Pierre 1819-1899», dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918: les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXeetXXesiècles» (no37), , 512p. (ISBN2-85944-273-1, lire en ligne), p.486-487.