Louis Ulbach

écrivain, auteur de romans, de comédies, de nouvelles et de feuilletons, journaliste, bibliothécaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Ulbach, né le à Troyes et mort le à Paris 4e, est un journaliste, romancier et dramaturge français.

Naissance
Nom de naissance
Jean Baptiste Louis UlbachVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Président Association Littéraire et Artistique Internationale (en), 1880-1889 ...
Louis Ulbach
Portrait photographique de Nadar.
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Président
Association Littéraire et Artistique Internationale (en)
-
Conservateur de bibliothèque
Bibliothèque de l'Arsenal
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Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Baptiste Louis UlbachVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ferragus, Jacques SouffrantVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Monté à Paris terminer ses études au lycée Charlemagne, en 1840, Ulbach y épouse, en 1846, Pauline Lemaire. Lié avec Lamartine, il se fait recevoir par Victor Hugo, au moment de passer son baccalauréat[a], la fréquentation de Hugo a déterminé son entrée en littérature, avec un recueil de vers, Gloriana, paru en 1844[1].

D’abord incertaine, sa vocation d’écrivain trouve, en 1848, sa voie dans le pamphlet avec la Révolution. Il collabore pendant quatre ans à L’Artiste et au Musée des familles, puis fonde, en 1848, Le Propagateur de l’Aube, où il publie une série de lettres politiques, qu’il signe de son nom, et auxquelles il répond lui-même sous le pseudonyme de « Jacques Souffrant, ouvrier », créant ainsi une polémique tellement agressive que le lectorat se demandait comment Jacques Souffrant et Louis Ulbach n’étaient pas allés sur le terrain pour vider leur querelle[2]. Ces lettres, réunies plus tard en volume, font sensation. L’une d’elles lui vaut un procès, à l’issue duquel la plaidoirie de Jules Favre le fait acquitter[3].

Lorsque le coup d'État du 2 décembre 1851 fait disparaître Le Propagateur de l’Aube, il revient dans la capitale et entre à la Revue de Paris, qu’il dirigera jusqu’en 1853. Il se charge notamment de la critique littéraire, où sa verve mordante et froide est particulièrement remarquée. Sous sa direction, le premier roman d’Erckmann-Chatrian a paru, ainsi que Madame Bovary de Gustave Flaubert[1].

À la même époque, il s’essaie au théâtre et commence à publier sous forme de feuilletons une longue série de romans et de nouvelles à succès. Le succès de son roman Monsieur et Madame Fernel lui suscite une adaptation à la scène, en 1864, par Henri Crisafulli.

De 1858 à 1860, il dirige avec François Favre Le Monde maçonnique, revue des loges de tous les rites. Lors de sa fondation en 1861, il tient la chronique dramatique du Temps, qu’il cède, en 1867, à Francisque Sarcey, pour entrer au Figaro, où ses « Lettres de Ferragus » et ses « Portraits contemporains » le font à nouveau remarquer. Il y attaque notamment Émile Zola dans un article intitulé « La Littérature putride »[4], suscitant ainsi une longue polémique avec l’auteur de Thérèse Raquin, qui amènera ce dernier à préciser ses positions sur le roman naturaliste. Il se montrait, en revanche très affable[b], surtout avec les jeunes, les débutants, pour lesquels sa critique a toujours été bienveillante[6].

En 1868, il fonde le pamphlet hebdomadaire satirique La Cloche, qui lui attire les foudres de la censure impériale qui, en dépit d'une plaidoirie assurée par son avocat Ferdinand Hérold, lui vaut une condamnation à six mois de prison et à 500 francs d’amende, le [7]. En décembre suivant, il transforme La Cloche en quotidien d'opposition démocratique. Lorsque la publication en est interrompue pendant le siège de Paris en 1870, il devient secrétaire de section de la Commission des barricades.

Peu après la reparution de La Cloche en 1871, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami Léon Laurent-Pichat. Convoqué par le Conseil de guerre, il est condamné à trois ans de prison et 6 000 francs d’amende, peine réduite après cassation à trois mois et à 3 000 francs. Il se présente sans succès aux élections de , puis cède La Cloche en à Ernest Laharanne. Il contribue par une chronique de Paris au quotidien bruxellois L'Indépendance belge et entre comme bibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal en 1878. Il fonde en 1888 avec Jules Simon la Revue de famille, dont il est sous-directeur jusqu’à sa mort[8].

Comme président de l’Association littéraire et artistique internationale (en), depuis 1880, il a mené une campagne énergique pour la protection de la propriété littéraire et artistique[9]. Fait chevalier de la Légion d’honneur en 1877, il a été promu officier, en 1887. Il était en outre officier de l’Instruction publique, de Léopold de Belgique et de l’Étoile de Roumanie, commandeur de Santiago de Portugal, royal du Cambodge, grand-officier de la Couronne de Roumanie[1].

Ayant succombé aux suites de l’affection diabétique dont il souffrait depuis longtemps, dans son logement de fonction de la bibliothèque de l'Arsenal, rue de Sully, il a été, à l’issue de ses obsèques à Saint-Paul-Saint-Louis, inhumé au cimetière Montmartre. De Pauline Lemaire, il a eu une fille, la cantatrice Émilie Durand-Ulbach[1].

Principales publications

  • Gloriana : poèmes, Paris, (lire en ligne).
  • Lettres à Jacques Souffrant, ouvrier, 1851.
  • Philosophie maçonnique, 1853.
  • Argine Piquet, 1853.
  • L'Amour et la Mort, nouvelles, 1855.
  • Suzanne Duchemin, 1855.
  • Écrivains et Hommes de lettres : Voltaire et M. Nicolardot. Montaigne et M. Étienne Catalan. Stendhal. M. Hip. Castille. M. Flourens. M. Lanfrey. L'Académie et les académiciens. M. E. Pelletan. M. Gustave Planche. Gérard de Nerval. Le Parti catholique : MM. de Montalembert, de Falloux, Veuillot. Fléchier. Paul Delaroche. M. E. Quinet, Paris, (lire en ligne).
  • Les Roués sans le savoir, nouvelles, Paris, (lire en ligne).
  • Les Secrets du diable, nouvelles, 1858.
  • La Voix du sang, 1858.
  • Pauline Foucault, Paris, (lire en ligne).
  • Histoire d'une mère et de ses enfants : Madame Gottlieb, Paris, (lire en ligne).
  • L'Homme aux cinq louis d'or, Paris, (lire en ligne).
  • L'Île des rêves, aventures d'un Anglais qui s'ennuie : nouvelles, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • Monsieur et Madame Fernel, 1860.
  • Françoise, 1862.
  • Le Mari d'Antoinette, 1862.
  • Causeries du dimanche, 1863.
  • Voyage autour de mon clocher. Histoire et histoires, nouvelles, 1864.
  • Louise Tardy, 1864.
  • Mémoires d'un inconnu, 1864.
  • Le Parrain de Cendrillon, 1865.
  • Le Jardin du chanoine, 1866.
  • La Chauve-souris, suite du Parrain de Cendrillon, 1867.
  • Les Parents coupables, mémoires d'un lycéen, 1867.
  • Le Roman de la bourgeoisie : La cocarde blanche (1814), 1868.
  • Nos contemporains : Napoléon III. Lamartine. Le duc d'Aumale. Victor Hugo. Louis Blanc. Sainte-Beuve. Mazzini. George Sand. Thiers. Jules Grévy, 1869.
  • Lettres de Ferragus, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • Le Prince Bonifacio : nouvelles, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • Le Sacrifice d'Aurélie, 1873.
  • Les Compagnons du Lion dormant : La Maison de la rue de l'Échaudé, 1874.
  • Les Compagnons du Lion dormant : La Ronde de nuit, 1874.
  • Les Cinq doigts de Birouk, 1874.
  • Le Secret de Mlle Chagnier, suite des Cinq doigts de Birouk, 1875.
  • Aventures de trois grandes dames de la cour de Vienne : La Comtesse de Thyrnau, t. 1, d'après Henriette von Paalzow, Paris, 3 vol., 1875-1876 (lire en ligne sur Gallica).
  • Le Baron américain, adapté de James de Mille, 1876.
  • Madame Gosselin, 1877.
  • Mémoires d'un assassin : Cyrille, 1877.
  • Mémoires d'un assassin : Maxime, 1877.
  • Le Comte Orphée, 1878.
  • Guide sentimental de l'étranger dans Paris, par un Parisien, 1878.
  • Monsieur Paupe, 1878.
  • Simple Amour, suite de Monsieur Paupe, 1878.
  • Les Buveurs de poison : Noèle, 1879.
  • Les Buveurs de poison : La Fée verte, 1879.
  • L'Enfant de la morte, 1879.
  • Le Château des Épines, 1880.
  • Le Crime de Martial, suite du Château des Épines, 1880.
  • Réparation, 1880.
  • Le Tapis vert, imité de Mór Jókai, 1880.
  • Le Mariage de Pouchkine, imité de Mór Jókai, suite du Tapis vert, 1881.
  • La Fleuriotte, 1881.
  • Le Marteau d'acier, 1882.
  • Quinze ans de bagne, suivi du Marteau d'acier, 1882.
  • La Confession d'un abbé, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • L'Homme au gardénia, 1884.
  • Autour de l'amour, 1885.
  • Almanach de Victor Hugo, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • L'Espion des écoles, avec 27 compositions de Carl Larsson (1885.
  • Amants et Maris, 1886.
  • L'Amour moderne, 1886.
  • Espagne et Portugal, notes et impressions, 1886.
  • Papa Fortin, 1886.
  • La Maîtresse du général, 1887.
  • Les Bonnes Femmes, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • La Csárdás, notes et impressions d'un Français en Autriche, en Hongrie, en Roumanie, en Angleterre, en Italie, en Suisse, en Belgique, en Hollande, en France, 1888.
  • Les Belles et les Bêtes : études de physiologie comparée, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • Mère et Maîtresse, Paris, (lire en ligne sur Gallica).
  • Bobinette. — Publié sous forme de roman-feuilleton dans Le Figaro du au , et en un volume chez Lévy la même année.
  • La Littérature putride, article de Louis Ulbach sur Thérèse Raquin d'Émile Zola (1868.
  • L'Âne, conférence de Louis Ulbach sur un poème de Victor Hugo (1880)
Théâtre

Notes et références

Liens externes

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