Louis Ulbach

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nom de naissance
Jean Baptiste Louis UlbachVoir et modifier les données sur Wikidata
Louis Ulbach
Portrait photographique de Nadar.
Fonctions
Président
Association Littéraire et Artistique Internationale (en)
-
Conservateur de bibliothèque
Bibliothèque de l'Arsenal
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Baptiste Louis UlbachVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Ferragus, Jacques SouffrantVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
signature de Louis Ulbach
Signature au bas d’un courrier envoyé à Nadar.

Louis Ulbach, né le à Troyes et mort le à Paris 4e, est un journaliste, romancier et dramaturge français.

Monté à Paris terminer ses études au lycée Charlemagne, en 1840, Ulbach y épouse, en 1846, Pauline Lemaire. Lié avec Lamartine, il se fait recevoir par Victor Hugo, au moment de passer son baccalauréat[a], la fréquentation de Hugo a déterminé son entrée en littérature, avec un recueil de vers, Gloriana, paru en 1844[1].

D’abord incertaine, sa vocation d’écrivain trouve, en 1848, sa voie dans le pamphlet avec la Révolution. Il collabore pendant quatre ans à L’Artiste et au Musée des familles, puis fonde, en 1848, Le Propagateur de l’Aube, où il publie une série de lettres politiques, qu’il signe de son nom, et auxquelles il répond lui-même sous le pseudonyme de « Jacques Souffrant, ouvrier », créant ainsi une polémique tellement agressive que le lectorat se demandait comment Jacques Souffrant et Louis Ulbach n’étaient pas allés sur le terrain pour vider leur querelle[2]. Ces lettres, réunies plus tard en volume, font sensation. L’une d’elles lui vaut un procès, à l’issue duquel la plaidoirie de Jules Favre le fait acquitter[3].

Lorsque le coup d'État du 2 décembre 1851 fait disparaître Le Propagateur de l’Aube, il revient dans la capitale et entre à la Revue de Paris, qu’il dirigera jusqu’en 1853. Il se charge notamment de la critique littéraire, où sa verve mordante et froide est particulièrement remarquée. Sous sa direction, le premier roman d’Erckmann-Chatrian a paru, ainsi que Madame Bovary de Gustave Flaubert[1].

À la même époque, il s’essaie au théâtre et commence à publier sous forme de feuilletons une longue série de romans et de nouvelles à succès. Le succès de son roman Monsieur et Madame Fernel lui suscite une adaptation à la scène, en 1864, par Henri Crisafulli.

De 1858 à 1860, il dirige avec François Favre Le Monde maçonnique, revue des loges de tous les rites. Lors de sa fondation en 1861, il tient la chronique dramatique du Temps, qu’il cède, en 1867, à Francisque Sarcey, pour entrer au Figaro, où ses « Lettres de Ferragus » et ses « Portraits contemporains » le font à nouveau remarquer. Il y attaque notamment Émile Zola dans un article intitulé « La Littérature putride »[4], suscitant ainsi une longue polémique avec l’auteur de Thérèse Raquin, qui amènera ce dernier à préciser ses positions sur le roman naturaliste. Il se montrait, en revanche très affable[b], surtout avec les jeunes, les débutants, pour lesquels sa critique a toujours été bienveillante[6].

En 1868, il fonde le pamphlet hebdomadaire satirique La Cloche, qui lui attire les foudres de la censure impériale qui, en dépit d'une plaidoirie assurée par son avocat Ferdinand Hérold, lui vaut une condamnation à six mois de prison et à 500 francs d’amende, le [7]. En décembre suivant, il transforme La Cloche en quotidien d'opposition démocratique. Lorsque la publication en est interrompue pendant le siège de Paris en 1870, il devient secrétaire de section de la Commission des barricades.

Peu après la reparution de La Cloche en 1871, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami Léon Laurent-Pichat. Convoqué par le Conseil de guerre, il est condamné à trois ans de prison et 6 000 francs d’amende, peine réduite après cassation à trois mois et à 3 000 francs. Il se présente sans succès aux élections de , puis cède La Cloche en à Ernest Laharanne. Il contribue par une chronique de Paris au quotidien bruxellois L'Indépendance belge et entre comme bibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal en 1878. Il fonde en 1888 avec Jules Simon la Revue de famille, dont il est sous-directeur jusqu’à sa mort[8].

Comme président de l’Association littéraire et artistique internationale (en), depuis 1880, il a mené une campagne énergique pour la protection de la propriété littéraire et artistique[9]. Fait chevalier de la Légion d’honneur en 1877, il a été promu officier, en 1887. Il était en outre officier de l’Instruction publique, de Léopold de Belgique et de l’Étoile de Roumanie, commandeur de Santiago de Portugal, royal du Cambodge, grand-officier de la Couronne de Roumanie[1].

Ayant succombé aux suites de l’affection diabétique dont il souffrait depuis longtemps, dans son logement de fonction de la bibliothèque de l'Arsenal, rue de Sully, il a été, à l’issue de ses obsèques à Saint-Paul-Saint-Louis, inhumé au cimetière Montmartre. De Pauline Lemaire, il a eu une fille, la cantatrice Émilie Durand-Ulbach[1].

Principales publications

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI