Louis d'Aubusson (militaire)

général français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade né le et décédé le , est un militaire français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est fait maréchal de France en 1724.

Faits en bref Prédécesseur, Successeur ...
Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade
Description de l'image Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade.jpg.

Titre

Gouverneur du Dauphiné


(27 ans, 10 mois et 24 jours)

Prédécesseur François III d'Aubusson
Successeur Louis d'Orléans
Fonctions militaires
Grade militaire Maréchal de France
Conflit Bataille de Neerwinden
Biographie
Titulature Duc de la Feuillade et de Roannez
Dynastie Maison d'Aubusson
Naissance
Marly-le-Roi
Décès (à 51 ans)
Marly
Père François III d'Aubusson
Mère Charlotte de Roannez
Description de l'image Blason maison fr d'Aubusson.svg.
Fermer

Biographie

Origines et famille

D'une famille originaire de la Marche descendant des vicomtes d'Aubusson, il est le fils de François III d'Aubusson, maréchal-duc de La Feuillade (1625-1691) qui fut gouverneur du Dauphiné, et qui a élevé à ses frais la statue de Louis XIV ornant la place des Victoires à Paris, et de Charlotte de Roannez, issue de la famille Gouffier, qui a apporté aux Aubusson de La Feuillade le duché de Roannez. Il est également le neveu de Georges d'Aubusson de la Feuillade, évêque de Metz.

Carrière militaire

Il sert dès l'âge de 15 ans comme volontaire dans l'armée, au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, et participe aux sièges de Philippsbourg, Mannheim, Spire et Frankenthal. Puis il devient Mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom, qu'il achète en .

Il prend part à la bataille de Walcourt en 1689, où meurt l'oncle de sa future femme, Guy II Chamillart, capitaine des gardes, puis l'année suivante à la bataille de Fleurus, le . Viennent ensuite les sièges de Mons et de Namur, la bataille de Steinkerque, la bataille de Neerwinden le , puis les sièges de Huy et de Charleroi. Son régiment est licencié après la paix de Ryswick, en 1698.

Il rend hommage pour la terre d'Oiron le . En 1698 et criblé de dettes il doit vendre la terre et le château que possédait la famille de sa mère, les Gouffier, depuis 1450. Il vend également en même temps celle de Curçay, Moncontour et Tersay pour 340 000 livres le à son créancier Pierre Sauvage, bourgeois de Paris, probable prête-nom d'une "bande noire".

Louis d'Aubusson doit en partie sa nouvelle faveur au fait qu'il épouse en secondes noces, en 1701, Marie-Thérèse Chamillart (1689-1739), fille de Michel Chamillart, secrétaire d'État à la Guerre, auquel il doit sans doute sa rapide ascension. De ce fait, il est détesté et méprisé par Saint-Simon. Il est nommé mestre de camp d'un régiment de cavalerie de son nom de à , puis brigadier en et enfin maréchal de camp le mois suivant. Il est alors commandant en chef en Dauphiné et en Savoie. Il accède au titre de lieutenant général en 1704 et est nommé dans le comté de Nice, en 1705. Il obtient quelques succès, et contribue à la prise de Villefranche et de Nice.

Chargé du siège de Turin en 1706, mais plus présomptueux que stratège, négligeant les avis de Vauban, il échouera à prendre la ville en dépit des moyens considérables mis à sa disposition par son beau-père, ce qui amènera, avec l'aide de Maréchal de Marsin, à l'une des grandes défaites de l'armée française. Ayant laissé s'échapper de Turin le duc de Savoie Victor-Amédée, qui réussit à faire sa jonction avec le prince Eugène, il est pris à revers par ses adversaires et subit un désastre (). Il perd artillerie, munitions et bagages, et doit effectuer une retraite précipitée.

Il ne sert plus après cette date, mais n'en sera pas moins nommé maréchal de France le . Il meurt à Marly le et est inhumé aux Théatins de Paris.

Dans le deuxième tome de ses Mémoires, Saint-Simon (1675-1755), courtisan de Louis XIV, parle de lui en ces termes[1] :

« Il paraissait avoir des amis, et il en trompa longtemps. C'était un cœur corrompu à fond, une âme de boue, un impie de bel air et de profession ; pour tout dire, le plus solidement malhonnête homme qui ait paru depuis longtemps. »

Mariage

En 1692, il se marie en premières noces à Charlotte-Thérèse Phélypeaux de La Vrillière (Chateauneuf) (1675-1697), fille de Balthazar, secrétaire d'État. En 1701, il contracte un second mariage avec Marie-Thérèse Chamillart (1684-1716). Il n'eut pas de postérité de ses deux unions, et légua ses biens (grevés de substitution) à un cousin au huitième degré, Jacques d'Aubusson de Miremont, et à son fils Hubert-François d'Aubusson (1707-1735), qui reprend ses titres.

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI