Balthazar Phélypeaux de Châteauneuf
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Marie Particelli (d) |
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Balthazar Phélypeaux de Châteauneuf, marquis de Châteauneuf et Tanlay, est un homme d'État français né en 1638 et mort le [1].
Membre de la famille Phélypeaux, Balthazar Phélypeaux de Châteauneuf est le petit-fils de Raymond Phélypeaux (né à Blois en 1560, mort à Suze en Piémont le ), seigneur d'Herbaut, de La Vrillière et du Verger, secrétaire de la chambre du roi le , trésorier des parties casuelles en 1591, trésorier de l'épargne en 1599, secrétaire d'Etat (en succession de Paul Phélypeaux de Pontchartrain, son frère cadet) du au et de Claude Gobelin (contrat de mariage du )[2].
Il est fils de Louis Ier Phélypeaux de La Vrillière (baptisé à Saint-Eustache à Paris le [3], mort à Bourbon[4] le [5]), greffier du privé conseil en 1619[6], conseiller d'Etat le [7], secrétaire d’État de la Religion prétendue réformée du au , prévôt et maître des cérémonies des ordres du roi le [8], et de Marie Particelli (morte le [9]).
Biographie
Abbé de Quincy[10], docteur en théologie en [11], il est reçu conseiller clerc au parlement de Paris le [12]. Il devient secrétaire d'État de la Religion prétendue réformée en survivance de son père, sur démission de son frère aîné Louis (baptisé le , mort en 1699[13]), du [14] à 1676, en fonctions de 1676 au .
En , la seigneurie de Châteauneuf-sur-Loire est érigée en marquisat en sa faveur. Le , il obtient par commission la charge de commandeur et de secrétaire des ordres du roi en attendant la démission de Nicolas Jeannin de Castille. Il en est pourvu en titre d'office le [15]. En 1678, lors du partage de la succession de sa mère, il hérite de la terre de Saint-Florentin[16].
En Octobre 1685, il participe à la rédaction et est l'un des signataires de l'Édit de Fontainebleau révoquant l'Édit de Nantes.
Dépourvu d'influence sous Louis XIV, il n'a qu'un rôle d'exécutant dans la mise en œuvre de la politique de répression du protestantisme[17]. Dans ses Mémoires, Saint-Simon estime que « depuis la révocation de l'édit de Nantes, cette charge de secrétaire d'Etat était à peu près une nulle, et Châteauneuf, de son génie et de sa personne, existait moins, s'il se pouvait »[18]. Il fait l'objet également de couplets satiriques :
« Châteauneuf comme un bon bourgeois
Mène une douce vie
On ne lui demande sa voix
Que par cérémonie.
Et quand il signe quelque édit,
Il n'est guère plus instruit
Que Jean de Vert »[19].
En , alors qu'il se rend aux eaux de Bourbon, il s'arrête chemin faisant sur ses terres de Châteauneuf-sur-Loire. Il se promène dans les jardins de son domaine et s'y endort. Il se réveille tout transi de froid. Sa fluxion s'aggrave. Le , il se confesse et reçoit le viatique à sept heures du matin, on lui donne l'extrême onction à neuf heures et il expire vers midi. Son corps est porté à l'église le 29 et y reste exposé pendant six jours. Le suivant, on célèbre ses funérailles et on le descend dans son caveau seigneurial en présence de trente-deux prêtres[20].