Louisa Babari
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Louisa Babari est une artiste contemporaine française d'origine russe et algérienne. Née en 1969 à Moscou, elle grandit en URSS et en Algérie avant de s'installer à Paris. Son travail, exposé en France et à l'étranger est présent dans plusieurs collections publiques.
Sa pratique se situe à l'intersection de la photographie, de l'art vidéo, de l’art sonore, de la théorie critique et de la littérature. En 2023, elle est lauréate du prix AWARE.
De mère russe, née en Ouzbékistan et de père natif de Constantine en Algérie, Louisa Babari naît à Moscou. Elle grandit à Moscou et à Alger puis s'installe à Paris. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales en études contemporaines, russe et cinéma[1].
Sa production artistique est constituée d'oeuvres vidéo, d’installations photographiques et sonores, d'œuvres graphiques et de sculptures. Ses pièces activent formes et discours, liés aux changements esthétiques et sociaux dans les anciens pays socialistes, aux résistances et luttes d’indépendance, à l'exploration de ses archives familiales, aux phénomènes de déplacement, aux questions liées au corps, à l'architecture, à la littérature et à la traduction[1]. Ses œuvres sont exposées et diffusées lors des biennales de Dakar, de Jaou à Tunis, au Centre Georges Pompidou, au Mucem, à Bozar, à Londres, Alger et à New York.
Œuvre
Elle questionne la production africaine dans une perspective décoloniale[2]. Elle travaille sur les utopies socialistes panafricaines et soviétiques. Elle explore des modalités de narration, d'archivages et de réécritures. Son travail se situe entre la biographie et l’autofiction. Elle pratique le collage, à partir d'images, de plans, de tracés et des archives personnelles ou familiales. Elle utilise les images à l'état brut, sans les sourcer et sans texte explicatif. Elle conçoit des films à partir de ses collages comme des films muets[1].
Dans Aesthetics of the Antrum de 2014, elle regroupe 80 collages qu'elle a réalisés entre 2009 et 2014. Le film est une suite d'images fixes. Dans A Secret Song de 2021, elle propose une étude critique sur l'Algérie, fait d'espoirs et de violences, à partir de plans fixes[1].
Prix
- Prix Aware, Nouveau regard, 2023[3],[1].